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Le 14 novembre, le CSCA a sanctionné Hit Radio Maroc d'un avertissement et d'une amende pour "manquement à la déontologie". Ahmed Ghazali, président de la HACA et du CSCA, s'explique. "Il ne s'agit pas de censure"
Publié dans MarocHebdo le 23 - 11 - 2007

Le 14 novembre, le CSCA a sanctionné Hit Radio Maroc d'un avertissement et d'une amende pour "manquement à la déontologie". Ahmed Ghazali, président de la HACA et du CSCA, s'explique.
"Il ne s'agit pas de censure"
Interview réalisée par
•Maroc Hebdo International: Sur quelles bases juridiques ont été prises ces sanctions?
-Ahmed Ghazali: Les bases juridiques sont multiples : le dahir du 31 août 2002 créant la HACA, notamment ses articles 3, 11, 12 et 16; la loi n°77-03 relative à la Communication Audiovisuelle, qui pose des règles protectrices de l'ordre public et de la morale publique, des bonnes mœurs et de la dignité des personnes et du jeune public; il faut y ajouter le cahier des charges encadrant Hit Radio Maroc, qui prévoit en particulier la nécessité de "maîtrise l'antenne" en toutes circonstances; enfin, la Charte déontologique de cette radio, qui prévoit des principes et des engagements à respecter.
•MHI: comment définir précisément la non-maîtrise d'antenne?
-Ahmed Ghazali: Le socle autour duquel a été construite la décision est celui-ci: l'opérateur de l'émission n'a pas pris les précautions nécessaires pour maîtriser son antenne à l'occasion de la diffusion d'un programme en direct destiné à jeune public, "Libre antenne" en l'occurrence.
L'identité de Hit Radio se base sur le ciblage d'un public compris entre 14 et 34 ans, alors qu'il n'a pas pris soin, sur des thèmes sensibles, de veiller à ce que la maîtrise d'antenne soit assurée, s'agissant d'un direct interactif entre l'animateur et les auditeurs. L'opérateur n'a pas respecté les textes en vigueur ni sa propre charte déontologique.
•MHI: Comment s'est déclenchée la procédure conduisant aux sanctions prises?
-Ahmed Ghazali: La HACA et le CSCA ne contrôlent pas les programmes a priori, mais a posteriori. Nous avons un département de suivi des programmes, fort de 30 cadres, avec des équipements techniques adéquats et performants. Nous disposons également de logiciels, élaborés par nos propres ingénieurs informaticiens, qui permettent de suivre, à la seconde près, tout ce que diffusent les radios et les télévisions au Maroc. Tout est donc enregistré grâce à un système innovant de la HACA, qui est un serveur placé chez tous les opérateurs et qui renvoie à la HACA, par Internet, l'ensemble des programmes diffusés. Sur cette base-là, le département de suivi des programmes est appelé, s'il y a lieu, à établir un rapport de non-respect ou d'infraction à la législation ou à la déontologie professionnelle prévue par le cahier des charges de l'opérateur contrevenant. Ce rapport est soumis au président, qui le transmet, pour instruction, au département juridique, puis à un rapporteur qui, à son tour, en fait la synthèse et le présente au CSCA. Cet organe décide alors en toute connaissance de cause des suites à donner.
•MHI: Certains ont considéré que les sanctions prises contre Hit Radio étaient une censure morale…
-Ahmed Ghazali: Pas du tout! L'esprit de la loi, celui du dahir créant la HACA met la liberté de la communication audiovisuelle au centre de la libéralisation de ce secteur. La HACA a été chargée de faire respecter l'exercice de cette liberté. Notre démarche vise à préserver cette liberté contre les mauvais usages qui peuvent en être faits et qui seraient contreproductifs. Notre souci constant est de coupler la liberté et la responsabilité.
C'est vous dire qu'il n'y a eu aucune censure. S'il y avait eu censure, nous serions intervenus au cours même de la première émission du 2 novembre. Nous n'intervenons ni par la parole ni par téléphone, mais par des actes formels émanant d'une autorité institutionnelle, ce qui donne aux opérateurs la possibilité d'attaquer nos décisions devant le tribunal administratif de Rabat