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(Billet 620) – Le retour de Benkirane, mauvaise nouvelle pour Akhannouch
Publié dans PanoraPost le 02 - 11 - 2021

Le PJD en lambeaux rappelle son Rambo… et ce Rambo est Abdelilah Benkirane, un animal politique connu pour sa gouaille féroce et son attractivité auprès des populations, grâce à ce verbe acéré qui l'a toujours caractérisé et qui a fait le succès de son parti. L'ancien chef du parti et du gouvernement vient d'être élu à une écrasante majorité par les siens à la fonction de secrétaire général. Avec lui, la majorité aura désormais une opposition…
Une opposition avec 13 députés ? Sans doute, car aujourd'hui, les oppositions, les pressions et autres confrontations ne se font plus dans l'hémicycle dont personne ou presque ne regarde plus les ternes débats, mais sur les réseaux sociaux qui rassemblent les Marocains. Et M. Benkirane est un virtuose du verbe et des réseaux. « Je ne suis venu me battre avec personne, mais je suis comme ça, si je ne pique pas, je ne suis pas moi », lance-t-il à la salle ravie qui l'a élue, après avoir titillé l'effectif de 102 députés du RNI, qui rappelle selon lui les fameux 102 du PAM en 2016…
Abdelilah Benkirane n'apprécie ni ne considère Aziz Akhannouch, qui le lui rend bien. Les deux hommes se sont implacablement affrontés six mois durant, les trois derniers mois de 2016 et les trois premiers de 2017, occasionnant un funeste « blocage » des institutions et de l'économie qui va avec. Cela a laissé des traces et entre les deux chefs de partis, l'amitié ou même la proximité n'a pas de place. Cela augure de joutes mémorables à venir, et d'une opposition aujourd'hui moribonde et atone qui retrouvera des couleurs avec le retour de ce tribun populaire qu'est M. Benkirane.
Mais, pour autant, l'histoire du monde a montré que rarement, un revenant réussit à conquérir la place qui fut la sienne du temps de sa splendeur, et c'est pour cette raison que les anciens responsables hésitent et réfléchissent longtemps avant de songer à retrouver les feux de la rampe. De Nicolas Sarkozy en France à Hamid Chabat au Maroc, et d'autres encore, la tendance est lourde. Ce qui milite en faveur d'Abdelilah Benkirane, bien que souffrant, est que son retour sur le devant de la scène politique remplira un vide que n'ont su ni pu combler les Driss Lachgar, Nabil Benabdallah et encore moins Mohand Laenser.
Aziz Akhannouch pensait sans doute qu'après sa large victoire électorale et sa domination sans partage de la majorité très, trop vite formée, un long fleuve tranquille l'attendait. Il n'avait pas vu le torrent pierreux en aval, ce torrent nommé Benkirane… lequel prendra appui sur les erreurs politiques déjà commises par le gouvernement Akhannouch et porteuses de grandes perspectives de pérennité, tant le chef du gouvernement actuel a montré de faibles prédispositions politiques.
Que s'est-il donc passé pour qu'Abdelilah Benkirane revienne aux affaires ? Lui seul le sait, avec quelques autres personnes… Mais ce qui est certain maintenant est que le gouvernement Akhannouch devra compter sur une opposition tumultueuse, où Benkirane, en dépit de sa modeste douzaine de députés, jouera le rôle de leader tribunicien, et où les autres partis lui emboîteront mécaniquement le pas, avec un Nabil Benabdallah qui retrouvera son ancien allié.
Mais, déjà, les contempteurs d'Abdelilah Benkirane ont sorti leurs machettes, oubliant que cet homme fut le chef du gouvernement du royaume du Maroc, 5 années durant, et que pour cela, il mérite le respect et la considération, même si on ne partage pas ses opinions et son credo. Tout autre comportement nuirait à ceux-là mêmes qui l'adoptent, et qui montreront ainsi le peu de cas qu'ils font de la démocratie qu'ils disent appeler de leurs vœux et qui aura finalement permis de vaincre son parti dans les urnes. Le PJD reprendra donc des couleurs, après son effacement du 8 septembre, même si, en 20 ans, il n'a pu produire d'alternative au tandem Benkirane/Elomani, mais on notera que le nouveau Secrétariat général brasse large puisqu'il abrite aussi bien le terne et impopulaire Abdelaziz el Omari que la prometteuse Amina Maelainine…
Mais que le spectacle commence… Aziz Akhannouch, en dirigeant taiseux, devra affronter Abdelilah Benkirane, mué en opposant tonitruant. Entre le technocrate silencieux et le tribun enflammé, les échanges ne devront plus tarder.


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