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Violences au complexe Mohamed V : L'image de violence que nous renvoient nos jeunes est la nôtre
Publié dans Yabiladi le 17 - 04 - 2012

Toujours sous le choc de ce qui s'est passé dimanche au Complexe Sportif Mohammed V, et des images que nous a renvoyé la société de nous même, mon esprit vadrouille et est hanté par tant d'idées les unes plus grises que les autres. J'ai peur pour ma cité, pour mon pays, celui où mes enfants après moi vont devoir vivre et après eux leurs enfants.
Les images que la société nous a renvoyé sont bien de chez nous et reflètent ce que nous sommes et notre devenir. Se sont des marocains comme nous tous qui ont saccagé un bien publique symbolique, qui porte un nom historiquement prestigieux. Ce sont des jeunes de chez nous qui ont défié l'autorité venu les protéger et l'ont insulté, mal mené, agressé. Se sont des enfants et des jeunes qui constituent notre avenir qui se sont rebellés et n'ont même pas eu peur de s'exposer au grand jour, à la télévision et d'occuper un stade en pleine partie de football.Nous ne pouvons plus nous voiler la face. Notre société est entrain de muter vers la revendication par la violence.
Je me suis posé tant de questions quant aux responsabilités et aux causes. Nous sommes là devant le ricochet de l'oisiveté galopante. le "Rien à faire" de centaines de milliers de jeunes qui quittent l'école pour diverses raisons ou qui ne croient plus en cette école marocaine qu'ils n'aiment pas trop parce que peu accueillante et servant des programmes qu'ils ne kiffent plus . Ils sont entrain de faire sauter tous les verrous et dénier tous les codes sociaux.
Aujourd'hui à titre d'exemple plus de la moitié des jugements rendus à Casablanca le sont dans des affaires perpétrées par des jeunes.Nous sommes dans une société où le premier violenté est le père, la mère, la famille, le voisin et le quartier. La société se déchire.Certes il y a des mesures à prendre en football mais le football n'est qu'un exutoire. Le stade n'est qu'un théâtre où ces jeunes viennent se produire et appeler au secours. Ils sont dépravés, déçus, malades socialement, manquant d'affection, manquant d'espoir et de visibilité quand à leur avenir.Ce sont nos enfants, ceux que nous ne savons pas prendre en main, ni à l'école ni dans la rue. Ce sont nos enfants aux quels nous avons enlevé le droit à l'enfance et aux loisirs les plus élémentaires. Dans leurs quartiers il n' y a ni terrains de sports, ni maison de jeunes, ni foyer culturels. Ces jeunes qui ne peuvent même plus aller dans des ateliers pour apprendre un métier.
Ces jeunes violentés par l'état de leurs maisons, l'état de leurs écoles, de leurs rues, de leurs quartiers. C'est jeunes laissés pour compte sans espoir, sans projets de vie comme dirait mon ami Reda Allali, réagissent aujourd'hui dans un ultime cri de détresse.Leurs réactions se radicalisent et se politisent. Ils réagiront demain et après demain et tous les jours plus fort, jusqu'à ce qu'on les écoute, qu'on les prennent au sérieux dans nos propos, dans nos politiques. Jusqu'à ce qu'on cesse de plonger leurs parents dans la sinistrose et le pessimisme systématique. Par des discours creux, populistes, insensés; Jusqu'à ce qu'on reconnaisse enfin leur identité véritable dans leur langue de tous les jours, celle qu'ils maîtrisent et parlent au quotidien. Celles qui véhiculent leur chants dans les tribunes et ailleurs.En me posant ces questions et d'autres je me suis rappelé de l'existence du Conseil économique et social. Par curiosité je me suis baladé sur le site de cette honorable institution qui en principe traite des questions sociales. La question sociale primordiale aujourd'hui selon tous les indices étant la problématique des jeunes, j'ai été voir si elle était traitée par ce conseil et de quelle manière.Je vous livre un résumé de ce qu'ils appellent au conseil les thématiques prioritaires: Lisez ce résumé; je n'ai fait qu'un copié collé de ce qui touche directement les jeunes.
Les thématiques prioritaires du conseil économique et social
2- Employabilité des jeunes, politiques d'adéquation et de reconversionen liaison avec les chantiers structurantsLes objectifs de cette thématique sont les suivants :
1- Identifier les pistes d'emploi des jeunes ;
2- Traiter les mécanismes d'adéquation et de reconversion ;
3- Analyser la gouvernance des systèmes de formation et d'emploi et leurmode de régulation.L'étude impliquera les jeunes et les autres acteurs concernés.
5- Politiques d'inclusion des jeunes par la cultureCette thématique a pour objectif principal d'identifier les dispositifs pouvantfavoriser l'inclusion des jeunes par l'action culturelle à partir de trois fenêtresd'opportunités :- Les mécanismes qui faciliteraient l'accès des jeunes aux activités culturelles ;- Les facteurs de l'accroissement de l'attractivité des activités culturellesauprès des jeunes ;- Les dispositifs d'encouragement de la production culturelle par et en faveurdes jeunes.
Ici fini le résumé.
Vous avez constaté comme moi que ces thèmes sont d'une importance extrême. Ce n'est pas négligeable. Mais où sont les autres problèmes de la société à travers sa jeunesse désœuvrée, abandonnée.Pour accéder à un emploi il faut une formation?Pour être reconverti, il faut d'abord avoir été converti à quelques choses?Pour qu'il y ait insertion par la culture, il faut que le jeune soit à même d'accepter cette culture, qu'il s'y retrouve et s'identifie. Qu'il n'ait pas faim et qu'il ait une vision claire de son avenir. Qu'il ne se sente pas marginal.Sommes nous encore une fois entrain de passer à côté? "Houma fwad ou hna fwad".Où passent les conclusions des nombreuses études de spécialistes marocains, des nombreuses "tawsiate" de mille et un colloque ou séminaires. Les membres du conseil sont ils vraiment au fait de ce qui se présente comme cas incluant des jeunes devant nos tribunaux tous les jours?Ne sont ils pas au courant des mutations graves de la société, de notre urbanité où des enfants et des adolescents sont entrain petit à petit de s'installer en autorité?Que nos respectables membres du conseil aillent faire un petit tour dans certains quartiers un petit peu au delà de 9heures du soir pour voir ce qui s'y passe? et même en plein jour.Ne sont ils pas au courant de cette violence sociale qui ne cache plus son visage? De ce nouvel héroïsme qui consiste à insulter le policier incarnation de l'Etat, à porter des armes blanches, à braver l'autorité et la police. Ne sont ils pas au courant du nombre de manifestations que des jeunes provoquent des fois sans raisons, sinon celle justement de braver l'autorité. Histoire de faire entendre leur cri de détresse.
Sidi Chakib Benmoussa, Toutes vos priorités sont "aala rasna ou aaynina" mais il y en d'autres encore plus pressantes. Les politiques eux sont aux abonnés absents. Nos députés en grand nombre n'ont même pas été là pour voter la loi de finances...
Qu'est ce que je serais heureux de voir le conseil provoquer en urgence une session sur ce sujet 'bedabt" pour montrer que dans notre pays, on sait réagir et qu'on sait prendre le taureau par les cornes.Nous voulons dans un avenir très proche, sortir nos téléphones de nos poches sans risque de nous les faire arracher. Nous voulons que nos femmes puissent marcher dans nos rues sans avoir la peur au ventre de se faire arracher leurs sacs ou leur "senslate". Nous ne voulons plus de "Qarqoubi" devant et dans nos écoles. Nous voulons regarder du football en famille dans nos stades, sans le risque d'être dévalisés. Nous ne voulons plus voir nos policiers mal menés, humiliés. Nous ne voulons plus de bus saccagés.
Nous ne pouvons supporter que nos villes soient les Lagos ou Kinshasa de demain.
Nous ne pouvons plus accepter que nos jeunes soient manipulés par les extrémismes de tout bord, qui religieusement qui politiquement, comme l'est une partie des présents au virage dimanche. Ecoutez les paroles de leur chant vous seriez édifiés.
Ou zid ou zid. Nous voulons vivre en paix. Et puis à l'adresse du gouvernement, a t il écouté le contenu des chants scandés dimanche avant le déclenchement des hostilités: le gouvernement y est interpelé ouvertement. On y parle de liberté, on y insulte la police avec obscénité. C'est sur youtube, ce n'est pas secret. L'image de violence que nous renvoient aujourd'hui nos jeunes est bien notre image.
Visiter le site de l'auteur: http://azizdaouda.blogspot.com/


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