DR ‹ › La MINURSO continue de réduire ses effectifs. La mission des Nations unies au Sahara occidental a récemment mis fin aux contrats de dix hauts fonctionnaires étrangers, dont un général qui occupait le poste de numéro deux des casques bleus, a révélé à Yabiladi une source proche du dossier. Ces départs s'inscrivent principalement dans une logique de réduction des coûts. Les fonctionnaires concernés percevaient des salaires élevés, payés en dollars. La MINURSO s'aligne ainsi sur la politique de l'administration Trump, qui vise à diminuer la contribution annuelle des Etats-Unis au budget de l'ONU. Pour rappel, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait indiqué lors d'une interview sur 2M le 1er novembre, que le budget de la MINURSO avait été réduit de 22 %. Cette décision marque le début d'une restructuration en profondeur de la mission, qui sera présentée en avril prochain lors d'un briefing du secrétaire général de l'ONU, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre. À cette occasion, les membres du Conseil avaient demandé à Antonio Guterres de «présenter, dans les six mois suivant la prorogation du mandat, un examen stratégique relatif au futur mandat de la MINURSO, en tenant compte de l'issue des négociations». Pour mémoire, la MINURSO avait déjà renoncé, en novembre dernier, à un hélicoptère utilisé pour surveiller le cessez-le-feu. Elle avait également décidé, en septembre, de fermer deux postes d'observation à l'est du Mur des Sables, ainsi qu'un autre situé dans la zone contrôlée par le Maroc. La restructuration de la MINURSO a été au cœur des discussions entre son chef, Alexander Ivanko, et les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, lors de rencontres tenues en novembre à Rabat.