DR ‹ › Les partisans du Polisario contestent vivement la récente décision de la MINURSO de mettre fin aux contrats d'une dizaine de ses hauts responsables. Ils accusent le Russe Alexander Ivanko de «partialité», d'«affaiblir le mandat de la mission onusienne au Sahara occidental» et de «collusion avec les autorités marocaines», selon un média sahraoui. «Ivanko chercherait à transformer la MINURSO, initialement chargée d'organiser un référendum, en une mission politique aux pouvoirs restreints et vidée de son contenu effectif.» Ces critiques ne sont pas nouvelles. En avril dernier, les mêmes voix avaient déjà exprimé leurs «préoccupations» suite à la décision de la MINURSO de ne pas renouveler certains contrats d'agents étrangers. Elles y voyaient un signe avant-coureur de l'abandon d'un «règlement politique» au profit d'une gestion du conflit sans véritable solution. Les relations entre la MINURSO et le Polisario demeurent tendues. Un des points de friction majeurs est le refus de Colin Stewart, prédécesseur d'Alexander Ivanko, de rencontrer des représentants du Front dans les «territoires libérés». Ivanko, depuis sa nomination le 27 août 2021, a maintenu cette position, exacerbant ainsi les tensions.