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Ni globalement, ni au Maroc, la mortalité maternelle n'est assez combattue
Publié dans Yabiladi le 09 - 06 - 2010

La plus grande conférence jamais organisée sur le sujet de la mortalité infantile et maternelle, «Women deliver», se tient actuellement à New York. C'était l'occasion pour Ban Ki Moon de lancer un appel pour atteindre les objectifs du millénaire en matière de santé. C'est aussi l'occasion de revenir sur la situation au Maroc, où des progrès ont pu être constatés mais où beaucoup reste à faire.
La conférence «Women deliver - Delivering solutions for girls and women», qui se termine aujourd'hui à New York, a été l'occasion pour les spécialistes, les militants et les politiques de mettre à l'agenda un des problèmes de santé qui entachent le plus les progrès effectués dans le domaine de la médecine. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a ainsi déclaré à l'ouverture de la conférence: «Nous devons nous battre pour la santé des femmes avec tous les moyens dont nous disposons et cela en permanence. Lorsque nous travaillons ensemble nous réussissons».
La situation dans le monde
En vue de la conférence, la revue spécialisée The Lancet a consacré un dossier à la mortalité infantile et maternelle. Mondialement, la première serait en déclin net. Entre 1990 et 2010, la mortalité des enfants de moins de 5 ans serait passée de 11,9 millions à 7,7 millions par an, et cela même si la population mondiale a augmenté dans la même période de 5,2 milliards à 6,8 milliards de personnes.
Toutefois, le point numéro 4 des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) est de réduire de deux tiers la mortalité infantile observée en 1990 pour en arriver à moins de 4 millions de décès annuels avant l'année 2015, est loin d'être atteint. Pour cela, il faudra se concentrer sur les régions les plus touchées: l'Afrique et l'Asie. 6 pays – l'Inde, le Nigéria, la République Démocratique du Congo, le Pakistan et la Chine – rassemblant à eux seuls 49% des décès d'enfants dans le monde. Combattre les maladies infectieuses est un autre champ d'action, car selon un article dans le même dossier, elles auraient été la cause de 68% des décès infantiles en 2008. La pneumonie, la diarrhée et la malaria arrivent en tête des maladies mortelles. Concernant les décès des nouveaux-nés, des complications à la naissance (prématurée) sont la première cause de décès des enfants, mais aussi des mères.
A ce sujet, moins de progrès sont à constater. L'objectif numéro 5 des OMD concernant la santé maternelle reste en quelque sorte l'enfant pauvre des efforts enregistrés dans le domaine. Il est pourtant plus ambitieux que le premier, la mortalité maternelle devant diminuer de trois quarts avant 2015. Mais même si ce phénomène n'a pas le même ordre de grandeur que la mortalité infantile (342 900 femmes seraient décédées en 2008 en donnant naissance), peu de progrès sont à constater selon un autre article du dossier de The Lancet. Entre 1990 et 2005, il n'y aurait eu qu'une réduction de 0,5% de mortalité maternelle, selon des estimations des Nations Unies.
Au Maroc, mortalité infantile en légère baisse
Au Maroc, ces deux tendances se confirment. L'ambitieux plan d'action 2008-2012 du ministère de la Santé consacrait les objectifs dans ces deux domaines: «réduire la mortalité maternelle de 227 à 50 pour 100 000 naissances vivantes et la mortalité infantile de 40 à 15 pour 1000 naissances vivantes à l'horizon de 2012.» Selon Aufait, la mortalité serait passée à 38 pour 1000 naissances depuis; un résultat peu encourageant, sachant qu'en 1997, le taux était, selon l'UNICEF plus bas que cela avec 36,6 décès sur 1000 naissances. Surtout la mortalité des bébés de moins d'un mois à augmenté, passant de 19,7 sur 1000 en 1997 à 27 en 2004 et 32 sur 1000 aujourd'hui. C'est un grand défi pour la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, et son ministère, qui a annoncé récemment, selon Aufait, la création d'au moins un service de réanimation pour les nouveaux-nés dans chaque région du Maroc.
Soins de maternité, difficile à obtenir au Maroc
L'autre grand défi est de d'améliorer les soins pour les femmes enceintes au Maroc. Dans les maternités, il n'y a pas assez de places, ce qui peut mener à ce que deux femmes doivent se partager un lit, rapportait dernièrement Le Matin. Surtout le Maroc rural est touché, car là, il est encore plus difficile d'accéder aux soins.
Une solution a été proposé par l'association des sages femmes de la région de Fès-Boulemane à l'occasion de la journée internationale de la sage femme, le 5 mai. Une membre avait estimé que même sans hôpitaux spécialisés, il serait possible de réduire de 90 % la mortalité maternelle au Maroc en assurant la présence de sage-femmes lors des naissances.


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