Province de Taroudant : un accident sur la RN11 cause huit morts    Le réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho, auteur de Parasite, à la tête du jury du Festival de Marrakech    L'Inspecteur général des FAR reçoit le commandant de la MINURSO    Le Maroc et l'Irak signent un accord de transfert des personnes condamnées    Algérie : La valse des premiers ministres accentue l'instabilité gouvernementale    Mohamed Berrada adresse une lettre ouverte à la Rédaction du journal Le Monde    Industries manufacturières : baisse de l'indice des prix à la production de 0,1% en juillet    Secteur du tourisme : l'élan se poursuit à fin juillet 2025    Vicenne: Le chiffre d'affaires semestriel en hausse de 44%    Le Nigéria prévoit l'extension du gazoduc ouest-africain (WAGP) vers le Maroc et son possible raccordement au futur projet NMGP avec 60 milliards de dollars d'investissements    Rentrée scolaire : Epson soutient l'apprentissage numérique avec sa gamme EcoTank    Revue de presse de ce vendredi 29 août 2025    La Bourse de Casablanca ouvre dans le vert    USA : les petits colis désormais assujettis aux droits de douane, dès vendredi    Toyota: ventes et production mondiales en hausse record en juillet    Pretoria et Alger envers et contre tous...    L'Espagne affronte le Maroc en match amical de futsal féminin ce vendredi à Rabat    L'Olympique de Marseille revient à la charge pour Nayef Aguerd    Classement FIFA futsal : Le Maroc progresse chez les dames, stable chez les hommes    Qualifications Mondial 2026 - Walid Regragui : « Face au Niger, le Maroc a tout pour gagner »    Qualifications Mondial 2026 : La liste de Regragui pour les deux prochaines sorties, Entre continuité et pari sur la jeunesse !    Hamza Igamane rejoint officiellement Lille jusqu'en 2030    L'Olympique de Marseille relance la piste Aguerd    Mondial 2026 – Walid Regragui dévoile sa liste pour affronter le Niger et la Zambie    Aziz Akhannouch : « Des manœuvres flagrantes pour saper les acquis de notre pays »    Le Maroc et l'Irak renforcent leur coopération dans le domaine judiciaire    Pistolet abandonné à Tanger : La police sur le qui-vive    Première peine sous bracelet électronique au Maroc    Ce que l'on sait de nouveau sur le dinosaure « cuirassé » découvert à Boulemane    Décrets, nominations supérieures, l'essentiel des décisions prises par le Conseil de gouvernement    L'Association pour la culture et l'industrie Maroc-Israël condamne vigoureusement "Le Monde" pour un article jugé offensant envers le roi Mohammed VI    « Wish You Were Here » : La vie en Pink    Affaire El Bachir : Des ONG appellent à l'interdiction immédiate du bivouac sous tentes    Donald Trump s'exprimera à l'ONU en septembre    Rapport : 7.500 millionnaires et 4 milliardaires, la richesse privée explose en dix ans au Maroc    Enseignement : le syndicat dénonce le projet de loi 24/59 et menace d'escalade    Enseignement supérieur : Le projet de loi 59.24 adopté en Conseil de gouvernement    Dr BUSSIÈRE : un cœur pour la Chine    Sondage : 63 % des Français favorables à la dissolution de l'Assemblée nationale    L'Algérie court derrière le "Su-57" russe... Un marché illusoire pour le blanchiment d'argent au profit de Chengriha et de son entourage    La disparition de Tebboune intrigue en Algérie : la télévision d'Etat accentue le flou en diffusant de vieilles images    Pourquoi s'attaquer à l'institution monarchique au Maroc relève d'un suicide politique et moral    Législatives 2026 : le PAM fixe ses priorités politiques et sociales    Maroc Telecom clôt avec faste la 21e édition de son festival des plages    Un agent de la Sûreté nationale saisit la justice après des imputations fallacieuses émanant du compte diffamatoire Jabaroot    Asmaa Lamnawar... La voix du Maroc résonne à nouveau à travers une chanson patriotique empreinte de fierté    Coup de cœur tourisme Ep7 : Escale au musée Saint-Exupéry à Tarfaya    «Critical: Between Life and Death» et «The Resident» : L'art de 'conter' la souffrance Médecins/Patients    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Biopic #20 : Abdel Halim Hafez, le «Rossignol brun» qui connut l'une des plus grandes célébrités
Publié dans Yabiladi le 26 - 05 - 2019

Issu d'une famille pauvre mais qui perçut tôt en lui son amour pour le chant et la musique, Abdel Halim Hafez fascina le monde par ses chansons qui continuèrent à être reprises, même quarante ans après sa mort en Egypte.
Malgré son décès il y a plus de quarante ans, ses chansons ont été reprises, chantées et réarrangées. Ainsi Abdel Halim Hafez marqua les générations en Egypte et au delà. Celui qui fut surnommé le «Rossignol brun» eut à son actif plus de 400 chansons, dont une centaine interprétée dans des films musicaux.
Abdel Halim Hafez naquit le 21 juin 1929 dans le village d'Al-Halawat, au cœur de la province d'Ash Sharqiyah (Egypte). Issu d'un milieu pauvre, il perdit ses parents très tôt, ce qui le poussa à aller vivre chez son oncle maternel. Ce dernier perçut en lui le talent d'un futur chanteur de renom et l'inscrivit dans un orchestre où il côtoya musiciens et choristes dès son jeune âge.
Une révélation dans les médias égyptiens
Abel Halim Chabana de son vrai nom séduisit ensuite de grands compositeurs et des animateurs comme Hafez Abdel Wahhab, qui lui donna son nom de scène afin que ses premiers fans puissent le retenir facilement.
Ainsi l'artiste se produisit sous Abdel Halim Hafez pour le restant de sa vie artistique. Il collabora avec des compositeurs à l'image de Kamal Tawil. Le registre musical sentimental a été l'ingrédient de sa célébrité, dès qu'il se produisit pour la première fois au début des années 1950.
Mais c'était surtout après la Révolution des officiers libres, le 23 juillet 1952, qui mit fin au régime monarchique en Egypte, qu'Abdel Halim Hafez se fit connaître. En effet, il chantait souvent lors des événements du Conseil du commandement révolutionnaire, même qu'il fut surnommé «le chanteur de la révolution», interprétant par ailleurs beaucoup de chansons nationales
Dans son ouvrage «Abdel Halim Hafez, le rossignol brun» Begad Salama souligna à quel point cet artiste «était créatif dans son travail». «Par sa mélodie et son interprétation, il avait pu innover un style que l'on ne connaissait pas à l'époque, se créant ainsi un espace artistique unique qui fascina petits et grands», nota l'auteur.
Abdel Halim Hafez fit de ses chansons des éloges au président Gamal Abdel Nasser (1956 – 1970), avant de chanter devant le successeur de ce dernier, Anwar el-Sadat (1970 – 1981). Son talent ne laissait pas indifférents nombre de chefs d'Etats arabes, notamment le roi Hassan II (1961 – 1999) du Maroc.
Des rapports tendus avec les artistes de son temps
Cependant, ses relations avec ses contemporains n'étaient pas toujours au beau fixe, même qu'elles connaissaient des tensions, comme ce fut le cas avec Oum Kalthoum. «En 1964, Abdel Halim Hafez eut un différend avec Oum Kalthoum, qui avait retardé la prestation de l'artiste lors de la commémoration de la Révolution des officiers libres», rappela Begad Salama.
«Avant de commencer à chanter donc, il déclara : 'C'est un grand honneur pour un chanteur de terminer un concert après le passage d'Oum Kalthoum, mais je ne sais pas si je dois le prendre aujourd'hui comme un honneur ou comme une combine de sa part.'»
Abdel Halim Hafez, le rossignol brun – Begad Salama
Sans l'intervention personnelle de Gamal Abdel Nasser, ces différends aurairnt pu réellement marquer la fin de la carrière artistique du «Rossignol brun». «A la commémoration de la Révolution des officiers libres en 1965, Abdel Halim Hafez fut empêché de chanter à cause de ce qui s'était passé avec Oum Kalthoum. Mais deux jours avant, Gamal Abdel Nasser organisa une cérémonie à Alexandrie et invita Abdel Halim Hafez à s'y produire», écrivit encore Begad Salama dans son ouvrage.
Engagé en faveur de l'armée égyptienne
Après la défaite des armées arabes en 1967 contre Israël, Abdel Halim Hafez interpréta une dizaine de chansons rattachées à la guerre, dont «Ahlef Besamaha» [Je jure par son ciel], que l'artiste s'engagea à chanter dans tous ses concerts jusqu'à la libération du Sinaï. Il donna ensuite un concert à Londres devant 8 000 personnes, versant la totalité de ses entrées à l'armée égyptienne.
«Abdel Halim vécut des périodes politiques importantes, telles que la guerre avec Israël, la crise de Suez et la Naksa (guerre des Six jours, ndlr), souligna Begad Salama Il lui revint d'avoir documenté cette période tumultueuse avec ses chansons nationales intemporelles, qui fédérèrent le peuple égyptien».
Mais le 30 mars 1977, Abdel Halim Hafez quitta ce monde après avoir longuement souffert de schistosomiase. De grandes funérailles lui furent consacrées et ne purent être comparées en termes d'afflux qu'à celle d'Oum Kolthoum ou encore le président Abdel Nasser.
Le «Rossignol brun» inspira nombre de cinéastes et de producteurs dans le septième arts, qui consacrèrent près de 16 œuvres cinématographiques à sa vie et à son parcours artistique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.