Maroc – Brésil : Vers une alliance stratégique Sud-Sud fondée sur la souveraineté et la coopération économique    L'aéroport Mohammed V se dote d'un centre de commandement opérationnel    Tabac : hausse des prix en ce début d'année    Trafic aérien : 33,191 millions de voyageurs à fin novembre    Comprendre la 5G l'éclairage d'un expert (VIDEO)    Commerce extérieur : Baisse des indices des valeurs unitaires à l'importation de 5,8%    Oasis de Tata : les seguias, un patrimoine écologique et un système traditionnel de gestion de l'eau    La Bourse de Casablanca débute dans le vert    Nicolas Maduro comparaîtra lundi devant un juge à New York (tribunal)    Guinée. La Cour suprême confirme la victoire de Mamadi Doumbouya    Gabon. Oligui Nguema dévoile son gouvernement    Nicolas Maduro comparaîtra lundi devant un juge à New York    CAN 2025: Brahim Díaz, leader incontesté des Lions de l'Atlas    CAN 2025 : La fédération tunisienne licencie l'équipe technique après l'élimination    CAN 2025 / Bénin - Egypte : Horaire, enjeux, arbitres, météo    CAN 2025 / Nigeria - Mozambique : Horaire, enjeux, arbitres, météo    Liga : le Real s'impose et reste dans le sillage du Barça    CAN 2025 : le Maroc qualifié pour les quarts de finale    Regragui: « Le plus important reste la qualification »    CAN Maroc-2025 : Ounahi forfait pour le reste de la compétition (Regragui)    Intempéries: Reprise des cours lundi à Taroudant    Interview avec Pr Aziz Moqrich : « La Médaille de l'Innovation du CNRS est une reconnaissance légitime de mon parcours »    Le temps qu'il fera ce lundi 5 janvier 2026    Les températures attendues ce lundi 5 janvier 2026    Le Maroc réitère son soutien inébranlable à l'unité nationale de la République sœur du Yémen et à sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire    La nouvelle composition du Conseil de sécurité confère au Maroc un avantage décisif dans le dossier du Sahara    L'Ambassadeur Yu Jinsong accorde une interview écrite au sujet des ventes d'armes américaines à la région du Taiwan en Chine    Classes suspended in Chtouka Ait Baha due to weather alert on January 5, 2026    Rétro-verso: Il était une fois, l'école Jacques Hersent de Mohammedia    Intempéries : La Commune urbaine d'Agadir renforce son dispositif    La France va suspendre l'importation de produits agricoles contenant des résidus de substances interdites en Europe    Consulat à Dakhla : Une délégation américaine ouvre la voie    Réforme de la profession : En colère, les avocats se mettent en grève le mardi 6 janvier    La France et le Royaume uni mènent des frappes contre l'EI en Syrie    Plusieurs secteurs de Berlin privés d'électricité, la police soupçonne un acte criminel    Températures prévues pour lundi 05 janvier 2026    Précipitations au Maroc sur les dernières 24 heures : des cumuls atteignant 120 mm    Diaspo #422 : Karima Saïdi, «celle qui veille» sur la mémoire par le documentaire    Sahara : les échéances d'avril et d'octobre au Conseil de sécurité présidées par des alliés du Maroc    Maroc : Le PSU face au retour des courants politiques    Abidjan vibre au rythme du MASA    Mort de Mustapha Sidi El Bachir : disparition naturelle ou liquidation ?    Arts 2025 : Dernier regard dans le rétro sur une année de création    Hiba Bennani en tête d'affiche du drame marocain Rass Jbel, aux côtés d'Asaad Bouab    Cathédrale Saint-Pierre : la société «Le Palais d'Aménagement» adjudicataire    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    Madonna passe les fêtes de fin d'année à Marrakech    Brigitte Bordeaux - Brigitte Bardot    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



CNDH : Amina Bouayach persiste sur l'absence de détenus politiques au Maroc
Publié dans Yabiladi le 01 - 08 - 2019

Dans une tribune datée de ce jeudi, la président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach, a voulu clarifier son affirmation très critiquée : «il n'y a pas de prisonniers politiques» au Maroc (sic). La responsable persiste et signe.
Depuis fin juillet, la présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach, est au cœur d'une polémique suite à l'interview accordée à l'agence de presse EFE, où elle affirme qu'«il n'existe pas de prisonniers politiques» au Maroc. La déclaration a suscité les réactions de nombre d'acteurs de la société civile, mais aussi des proches des détenus du Hirak du Rif regroupés au sein de l'Association Tafra pour la fidélité et la solidarité des familles détenus.
«Pas de prisonniers politiques au Maroc» : Des associatifs fustigent les propos de Bouayach
Dans une tribune parvenue à Yabiladi, Amina Bouayach tente de s'expliquer en rappelant la définition de «détenu politique» selon l'ONG Amnesty International et l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. N'est considéré comme tel que le prisonnier dont «la détention a été imposée pour des raisons purement politiques sans rapport avec une infraction quelle qu'elle soit» ou «si la détention est l'aboutissement d'une procédure qui était manifestement entachée d'irrégularités et que cela semble être lié aux motivations politiques des autorités», entre autres. Et selon elle, ce n'est pas le cas des militants du Hirak.
Aussi, Amina Bouayach considère que les motivations politiques pouvant déterminer la situation des détenus ne peuvent être établies «hors de tout doute raisonnable», si leur action n'a pas été «menée afin de servir les intérêts d'une entité politique» donnée. «Je vois dans la notion de 'motivation politique' la condition sine qua non pour commencer à parler de 'détention politique'», affirme encore la présidente du CNDH.
«L'éventualité que les arrestations lors des événements d'Al Hoceïma ou de Jerada soient politiquement motivées est indéniable. Et si une partie de la communauté nationale des défenseurs des droits de l'Homme peut qualifier [ces]arrestations comme étant 'politiquement motivées', il ne serait, toutefois, ni juste ni précis de soutenir cette assertion au-delà de tout doute raisonnable et de ne pas accepter de la mettre en question, compte tenu de la durée des manifestations et de leurs circonstances.»
Amina Bouayach
Un argumentaire qui remet en cause le plaidoyer des associations
Par cet argumentaire, Amina Bouayach soutient que «l'amalgame entre la légalité ou l'illégalité, et la violence ou le caractère pacifique d'une manifestation est un leurre», suggérant ainsi qu'il serait erroné de considérer les détenus du Hirak, du Rif ou de Jerada, comme des prisonniers politiques, à rebours des associations de défense des droits humains et d'ex-détenus des années 1970 et 1980, qui appellent à leur libération en les considérant comme tels.
Maroc : Que pensent les anciens détenus politiques du dossier du Hirak ?
«Le CNDH a publié un mémorandum appelant à l'abrogation de toute sanction contre les participants dans une manifestation pacifique non déclarée, se défend-t-elle. De même, le CNDH a appelé le 12 juillet dernier à autoriser les nouvelles formes d'expression publiques, dont les réseaux sociaux sont devenus dépositaires». Elle souligne ainsi que l'institution «n'a pas traité la question des manifestations violentes, car dans ce cas-là, des considérations autres que celles des droits d'expression, d'association […] et de manifestation, entrent également en jeu». De ce fait, la responsable insiste sur le fait que «la perpétration d'actes entachés de violence précède la notion de 'motivation politique' d'une arrestation», même qu'elle «l'emporte sur elle».
Si «les jeunes arrêtés lors des évènements de Al Hoceïma et de Jerada» remplissaient, selon Bouayach, «les critères de 'détenus politiques'», le travail du CNDH en aurait été plus simple, argue la responsable. «La présidente du CNDH aurait appelé, sans hésitation ni équivoque aucunes, à la libération immédiate des détenus, et à leur dédommagement (…) et non à leur grâce», ajoute-t-elle.
Dans le cas échéant, elle considère que «l'utilisation de la qualification de 'détenu politique' par le CNDH» aurait été «erronée, contre-productive et irresponsable», même qu'elle «aurait constitué une dérogation au niveau national et au niveau international».
Hirak : Les familles des «prisonniers politiques» portent l'estocade à Amina Bouayach
La responsable promet la publication d'un rapport relatif aux conditions d'arrestation et de procès, «ainsi que des allégations de torture et de mauvais traitement». Il s'agit pour elle d'une occasion de faire «le bilan complet de ces événements dramatiques qui ont, à jamais, marqué notre pays, fortement divisé les marocains, et provoqué de profondes plaies dans notre mémoire commune».
Par ailleurs, Amina Bouayach précise que «le CNDH continuera de soutenir [les proches des détenus] selon la même démarche d'écoute, d'empathie et de considération, avec la même rigueur et le même sens du devoir et du dévouement».
Article modifié le 2019/08/02 à 18h36


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.