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Egypte : Promesse de protéger les ambassades et tour de vis sécuritaire
Publié dans Albayane le 12 - 09 - 2011

L'Egypte a promis samedi un «engagement total» pour protéger les missions diplomatiques et annoncé un recours à tout l'arsenal de la loi sur l'état d'urgence pour assurer la sécurité, au lendemain d'une violente attaque contre l'ambassade d'Israël au Caire. «L'Egypte affirme son engagement total à respecter les conventions internationales, y compris la protection de toutes les missions» diplomatiques, a déclaré le ministre de l'Information Oussama Heikal dans un message lu à la télévision. Il a déploré tout acte qui «porte atteinte à l'image internationale de l'Egypte», après des condamnations venues de capitales étrangères, inquiètes pour l'avenir des relations entre Israël et l'Egypte, liés par un accord de paix depuis 1979, le premier entre l'Etat hébreu et un pays arabe.
A Jérusalem, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réaffirmé l'engagement de son pays en faveur de la paix avec l'Egypte et souligné qu'un «désastre» avait été évité, alors que le numéro deux de l'ambassade d'Israël va rester au Caire après le départ précipité de l'ambassadeur Yitzhak Levanon.
«Nous nous employons avec le gouvernement égyptien à ramener au plus vite notre ambassadeur» au Caire, a affirmé M. Netanyahu.
M. Levanon regagnera son poste dès que les «conditions pour la sécurité de l'ambassade seront assurées», avait auparavant déclaré un porte-parole gouvernemental israélien.
M. Heikal s'exprimait à l'issue d'une réunion entre les dirigeants de l'armée, à la tête du pays depuis la chute du président Hosni Moubarak en février, et la cellule de crise du gouvernement du Premier ministre Essam Charaf. Un tour de vis sécuritaire a été annoncé pour assurer l'ordre, avec notamment le recours à «toutes les dispositions» de la loi sur l'état d'urgence en vigueur depuis trente ans.
Cette loi controversée prévoit des mesures policières et judiciaires hors du droit commun, avec notamment le recours à des tribunaux d'exception, et des restrictions à la liberté de rassemblement.
Décriée par les associations de défense des droits de l'Homme, son abolition figure parmi les revendications des militants pro-démocratie égyptiens.
M. Heikal a estimé que les «circonstances exceptionnelles exigent des mesures juridiques décisives».
Des forces de l'armée et de la police sont restées déployées en masse samedi devant l'ambassade, au lendemain de cette attaque.
Le bâtiment abritant la mission, qui cristallise pour une partie de la population égyptienne le ressentiment contre Israël, a été envahi par des manifestants qui ont jeté des documents dans la rue et retiré le drapeau israélien.
Les manifestants, armés de marteaux, de barres de fer et de cordes, avaient au préalable fait tomber un mur de protection érigé ces derniers jours par les autorités devant la mission située en haut d'un immeuble d'une vingtaine d'étages.
Trois personnes ont été tuées et plus de 1.000 blessées, dont 300 policiers, selon des sources hospitalières et de sécurité. L'un des blessés a également succombé à une crise cardiaque.
Dix-neuf personnes ont été arrêtées et déférées devant la justice militaire.
Les relations entre les deux pays traversaient déjà une crise très sérieuse après la mort de cinq policiers égyptiens tués le 18 août par l'armée israélienne qui poursuivait des auteurs présumés d'attaques, près de la frontière avec l'Egypte.
Durant la révolte populaire en Egypte, l'Etat hébreu avait dit craindre l'émergence d'un pouvoir islamiste qui menacerait le traité de paix avec Le Caire, dénoncé par une tranche importante de la société égyptienne. Mais l'armée au pouvoir au Caire a assuré qu'elle respecterait les accords.
Le président américain Barack Obama a exprimé sa «grande inquiétude» et sommé le pouvoir égyptien de protéger l'ambassade.
Le Premier ministre britannique David Cameron a demandé aux deux pays «de travailler ensemble pour résoudre les tensions actuelles et renforcer la stabilité régionale».
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a souhaité que les relations entre l'Egypte et Israël «s'apaisent». Son homologue italien Franco Frattini a appelé les jeunes Egyptiens qui ont fait le «printemps arabe» à ne pas céder à «la violence et la terreur».
Israël espère calmer le jeu avec l'Egypte
Israël espérait dimanche calmer le jeu avec l'Egypte, soucieux de préserver le traité de paix «stratégique» avec son voisin, malgré l'attaque d'une violence sans précédent contre son ambassade au Caire.
Plusieurs ministres ont adopté un ton particulièrement conciliant. «Nous ferons tout pour que les relations entre les deux pays reviennent à la normale», a assuré à la radio publique Gilad Erdan, le ministre de l'Environnement, un proche du chef du gouvernement Benjamin Netanyahu.
«C'est dans l'intérêt aussi bien de la partie israélienne qu'égyptienne, même si ce n'est pas simple», a renchéri le ministre de la Défense passive Matan Vilnaï. La veille, M. Netanyahu avait déjà souligné qu'à ses yeux l'essentiel était de préserver le traité de paix de 1979 qui lie les deux voisins, le premier signé par Israël avec un pays arabe.
«Nous sommes engagés à préserver la paix avec l'Egypte», a souligné M. Netanyahu lors d'une allocution radiodiffusée.
Entrées dans une zone de turbulences après la chute en février du président Hosni Moubarak, les relations bilatérales se sont détériorées depuis que cinq policiers égyptiens ont été tués le 18 août par les forces israéliennes qui pourchassaient les auteurs présumés d'attaques dans le sud d'Israël, près de la frontière avec l'Egypte.
Par ailleurs, les Frères musulmans égyptiens ont réclamé dimanche une «révision» des relations avec Israël et dénoncé le tour de vis sécuritaire annoncé par le pouvoir égyptien après l'attaque contre l'ambassade israélienne au Caire vendredi.
Le Parti de la liberté et de la justice, issu de la confrérie islamiste, plaide dans un communiqué pour la «révision des relations israélo-égyptiennes» et l'arrêt des livraisons de gaz égyptien à l'Etat hébreu.
Israël «doit avoir reçu le message et compris que l'Egypte a changé, que la région dans son ensemble va changer, et qu'il n'y a plus de place pour son arrogance et son agression», poursuit le parti.
Le texte ne parle toutefois pas de rupture formelle de l'accord de paix de 1979 entre l'Egypte et Israël, le premier conclu entre l'Etat hébreu et un pays arabe.


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