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Une décision du Comité central à la majorité absolue de ses membres : Le PPS participera au gouvernement Benkirane
Publié dans Albayane le 11 - 12 - 2011

Le Comité central du Parti du progrès et du socialisme a décidé, samedi à l'issue d'un débat intense et parfois houleux, la participation au gouvernement dont la constitution a été confiée à Abdelilah Benkirane, leader du Parti de la justice et du développement. La décision a été prise à la majorité absolue des membres du Comité central avec 53 voix contre et 7 abstentions. La présidence de cette session était composée des membres du Bureau politique suivants : Karim Naït L'hou (président), Abdelouahad Souhail, Fatima Farhat, Charafat Afailal, Rachida Tahiri, Houcine Louardi et Mustapha Lghazoui et a veillé avec rigueur à ce que le débat se passe dans un climat de responsabilité et de fraternité.
Initialement 107 membres de cette plus haute instance du Parti –après le Congrès national- s'étaient inscrits pour intervenir et donner leurs avis sur le rapport présenté par le secrétaire général, au nom de la majorité écrasante du Bureau politique du PPS. En milieu d'après-midi, seuls 38 inscrits s'étaient exprimés et la présidence de cette session du Comité central a proposé aux inscrits qui le désiraient de se retirer de la liste des intervenants. 32 inscrits ont maintenu leur décision de s'exprimer, malgré le désir des membres venus des villes lointaines d'abréger les interventions. Au final, ce sont 60 intervenants qui ont pris la parole pour exprimer leurs points de vue sur la participation ou non au futur gouvernement et sur d'autres questions en liaison avec la vie du Parti. Dans un long rapport introductif au débat, Nabil Benabdallah, au nom du Bureau politique, avait situé les enjeux par une analyse rétrospective des faits marquants de la scène politique, depuis la préparation de la nouvelle constitution jusqu'au scrutin législatif du 25 novembre 2011. Il a rappelé les principales caractéristiques du champ politique et les derniers développements qui ont marqué la campagne électorale pour les Législatives, le comportement de certains acteurs. Ce qui lui a permis de situer la contradiction principale qui a nettement évolué et «l'affrontement entre les partisans de l'ancienne» et ceux, parmi lesquels figure le PPS «qui aspirent à concrétiser les contenus avancés de la Constitution » et le passage à un rythme supérieur au niveau des réformes démocratiques. Il faudra dire que le débat sur la question de la participation ou non était, globalement, d'un haut niveau intellectuel et militant, même si, parfois, la passion des convictions des uns et des autres était manifeste et il fallait que la présidence de la session du Comité central soit vigilante et intervienne pour calmer les esprits. Mais après un bref et regrettable incident, la sagesse a prévalu et les débats ont continué pour se terminer dans la sérénité connue des militants du PPS. Mais c'est surtout après les interventions des 60 membres du Comité central que le Secrétaire général du PPS est revenu à la charge pour détailler la position du Bureau politique appelant à la participation au gouvernement. En tirant les conclusions de ce débat libre et responsable, Nabil Benabdallah a tenu également à répondre à «certaines accusations gratuites, lancées par d'aucuns» à qui il a reproché une absence notoire sur le terrain, tout particulièrement lors de la campagne électorale et le jour du vote. « Si tous les membres du Comité central, ici présents, s'étaient mobilisés pour soutenir les candidats du Parti aux dernières élections, nous aurions gagné des dizaines de milliers de voix supplémentaires et cela aurait dû améliorer la prestation de notre Parti ». Par contre, de nombreux membres des instances dirigeantes du PPS ne se sont pas présentés à ces élections et certains parmi eux n'y ont même pas contribué »… s'est plaint le Secrétaire général. Il a souligné, dans ce cadre que « de nombreux candidats du Parti, notamment à Casablanca et Rabat se sont retrouvés avec leurs proches, familles et amis pour faire face à la campagne électorale ». Mais c'est une autre manche qui sera abordée lors de la prochaine session du Comité central et qui sera consacrée à l'évaluation de l'action du Parti lors de ces échéances électorales, promet Nabil Benabdallah. Il a, après avoir détaillé le contenu des deux rencontres avec le nouveau chef du gouvernement désigné, appelé les membres du Comité central à voter « en toute âme et conscience, en connaissance de cause », un « vote de raison et de logique politique, loin de tout sentiment » ou ressentiment, car le champ politique a évolué depuis la fin de la dernière décennie. A cet égard, il a raconté au détail les propos échangés avec Abdelilah Benkirane lors de la première rencontre à laquelle une délégation du Bureau politique du PPS, prise à témoin, a participé. Le leader du PJD avait, selon le SG du PPS, assuré ses interlocuteurs sur leurs craintes essentielles et relatives aux libertés individuelles, à la question de l'égalité entre la femme et l'homme et à la liberté des croyances. Et comme il l'avait promis, «Benkirane a confirmé publiquement, le lendemain sur la télévision et à sa demande ses positions sur ces questions » qui hantent les esprits. Pour ce qui est de la seconde réunion, le chef de l'Exécutif désigné a abordé uniquement la question de l'architecture gouvernementale, sans aucune allusion aux postes ministériels que pourrait avoir le PPS, en cas de participation. Une commission du BP du PPS avait été désignée, à la suite de cet entretien, pour répondre à la demande de Benkirane et a travaillé sur la vision du PPS sur l'architecture du nouveau gouvernement. Nabil Benabdallah, tout en appelant à voter pour la participation au gouvernement, a, cependant, mis certaines lignes rouges qui, si elles étaient franchies, remettraient en cause la participation du PPS. Il s'agit, en premier lieu, de l'impérieuse nécessité d'un contrat politique et d'un programme de gouvernement de progrès, d'une part, et de la représentativité équitable du poids politique du Parti au sein du gouvernement». Nabil Benabdallah dira qu'il ne s'agit pas d' «un mariage catholique» pour la vie et pour la mort et «si l'on sortirait de ce cadre, nous n'irions pas au gouvernement». Selon Nabil Benabdallah « la décision du PPS est dictée par les intérêts supérieurs du pays et la nécessité de protéger la démocratie face à ceux qui la menacent«. Et ceux qui la menacent n'ont fait que changer de fusil d'épaule, malgré la nouvelle constitution et se retrouvent aujourd'hui auprès des « véritables obscurantistes « que sont les adeptes d' «Al Adl wal Ihssane» qui «ne croient nullement en la démocratie» Il rappellera les multiples appels et invitation adressés, depuis 2010, aux partis de la Koutla démocratique (restés sans suite) qui réagira avec beaucoup de retard et à la veille… Le PPS s'est retrouvé, ajoute Benabdallah, seul avec le PJD sur des questions liées à la dépravation de la situation politique et autres, face à de puissants résistants aux changements qui veulent «façonner la carte politique» à leur guise. Nous nous retrouvons avec le PJD, dira-il encore, sur des questions liées à l'avenir démocratique du pays. Le PPS ne doit pas laisser l'impression qu'il s'oppose à l'alternance démocratique et ne doit pas être l'une des raisons de l'échec de la mission de Benkirane. C'est une contrainte supplémentaire au-delà de la logique politique sereine qui pousse impérativement le PPS à contribuer à l'assainissement politique et à la lutte contre l'économie de rente et la dépravation dans le domaine social notamment. Il s'est également étalé sur la question du référentiel idéologique en lui donnant un contenu vaste l'étalant à tous les aspects de la vie nationale (politique, économique, social et culturel) pour apaiser les craintes de certains membres du Comité central qui étaient « dans le doute ». D'ailleurs le SG du PPS n'a pas caché lors de ses interventions la difficulté de l'exercice et du choix à prendre. Mais il a gardé confiance que le Parti saura donner la réponse que le peuple marocain et les citoyens attendent. Signalons qu'à la fin des travaux, le Comité central du PPS a adopté une résolution finale, dont lecture a été faite par Abdelouahad Souhail, membre du Bureau politique. Le texte rappelle l'évaluation faite par le Parti sur la campagne électorale, situe les nouveaux défis nés après le scrutin du 25 novembre 2011, soutient le compromis historique pour aller vers les réformes souhaitées par les électeurs et salue le combat mené par les militants et les candidats du PPS, qui sont appelés à plus de mobilisation.
La résolution adoptée prend note de la réponse positive donnée par le Comité central du PPS à l'invitation faite par le nouveau chef du gouvernement désigné, dans le but de poursuivre l'édification du Maroc de la démocratie et de la modernité. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.
Encadré
Hommage à des militants disparus
Les travaux du Comité central du PPS ont débuté, samedi à Salé, par un hommage unanime aux camarades qui nous ont quittés durant la dernière période. Un vibrant hommage pathétique a été ainsi rendu à Feus Si Mohamed Farhat, ancien dirigeant du Parti communiste, à Simon Lévy, une figure de proue du PCM, du PLS et du PPS et à Mohamed Benasr, candidat du Parti aux dernières élections législatives à Taourit, décédé le jour du scrutin, suite à une attaque cardiaque.
Le camarade Driss Meliani, écrivain et poète, a lu, à cette occasion, un texte qu'il a écrit en souvenir du militant et dirigeant Simon Lévy.


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