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Espagne : Les socialistes à l'épreuve du changement
Publié dans Albayane le 10 - 01 - 2012

La débâcle du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), aux dernières élections législatives du 20 novembre dernier, a eu de profondes séquelles sur le comportement des militants. Ceux-ci réclament le changement aussi bien au plan idéologique que du leadership.
C'est l'heure de la régénération à pas forcés des principales structures du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), une refonte de l'approche sociale des positions politiques du parti et la préparation pour le retour au pouvoir. Depuis le désistement de Felipe Gonzalez de briguer un nouveau mandat de secrétaire général du parti, comme conséquence de la défaite aux élections législatives de 1996 après 13 ans au pouvoir, les socialistes sont en quête d'un leader qui soit doté des mêmes qualités, du grand charisme et de la robustesse de l'argument. Zapatéro, qui avait réussi à ressouder les rangs du parti, n'a pas été malheureusement accompagné de bons résultats aux plans économique et social. L'effondrement du secteur du bâtiment, la perpétuelle grogne des syndicats qui réclamaient davantage de droits au profit des travailleurs et l'hostilité des marchés extérieurs l'avaient acculé à prendre des mesures impopulaires et du coup exposer le PSOE à de fortes pressions sociales. L'hécatombe est venue aux élections régionales du 22 mai et générales du 20 novembre 2011 comme une sanction des options du PSOE. Zapatéro a finalement dû convoquer des élections anticipées et se faire substituer par Rubalcaba pour diriger la liste socialiste, une démarche qui n'a eu aucun effet sur l'électorat. Deux candidats se sont présentés ainsi pour lui succéder à José au secrétariat général du parti. L'ex-tête de liste du PSOE aux dernières élections législatives, Alfredo Pérez Rubalcaba, et l'ex-ministre de la défense, Carma Chacon. C'est du 38 ème Congrès du parti (3-5 février à Séville) que sortira le futur leader et la nouvelle équipe qui devra prendre en main le nouveau projet socialiste. Les deux candidats ont des profils diamétralement opposés. C'est la lutte entre la vieille garde du parti représentée par Rubalcaba et l'espoir des nouvelles générations socialistes qui s'identifient à la catalane Chacon. Chacun des deux candidats revendique la légitimité de piloter la barque socialiste selon sa propre approche. C'est le message qui s'est dégagé, samedi, du message de Rodriguez dans sa dernière intervention en tant que leader du PSOE devant le Comité Fédéral socialiste. Il a demandé aux deux candidats de diriger un débat « exemplaire » afin que le futur congrès soit l'occasion de faire « une autocritique » dans un esprit de « confiance » en le parti. Bien qu'il soit uni par de forts liens avec Rubalcaba et Chacon, il a cependant confié que le secrétariat général va leur garantir une lutte dans des conditions d' « égalité » pour que futur congrès socialiste se mette « au service de la société espagnole » sans « oublier que la situation que traverse le pays est très difficile ». Sans se démarquer des fondements idéologiques du parti progressiste de centre-gauche, certains socialistes ont déjà exprimé leur choix pour l'un ou l'autre candidat eu égard à des affinités intrinsèques tels le parcours politique commun, la camaraderie ou l'allégeance au leader. C'est le cas de certains barons du parti qui ont accompagné Rubalcaba durant son parcours politique depuis son élection comme député au parlement aux élections de 1978. L'ex-premier vice-président et porte parole du gouvernement de Zapatéro Rubalcaba est toutefois plombé par le souvenir des néfastes résultas des marchés du travail et financiers qui avaient accompagné son étape à l'exécutif. Il est aussi accusé d'avoir mené une désastreuse campagne électorale et provoqué la fugue de plus de 4,5 millions d'espagnols qui votaient traditionnellement socialistes. Enfin, certains militants le considèrent comme une «figure» du passé.
En face, Chacon jouit du soutien inconditionnel des jeunes délégués du PSOE, des catalans et de la nouvelle génération qui n'avait pas connu les affres du franquisme. Elle a toujours représenté la face rénovatrice du parti, l'image de la première femme ministre de la défense et le symbole des jeunes générations socialistes.
Elle a assuré, samedi lors de la présentation officiellement de sa candidature comme secrétaire générale du parti, qu'elle allait opter pour « la cohérence, le respect et la participation ». Elle préfère une direction collégiale du parti en vue de « démocratiser le leadership ». Le PSOE doit s'ouvrir à l'ensemble de la société, a-t-il affirmé en plaidant fortement pour les « primaires » afin de décider du choix du leader. L'actuel moment invite à la mise en marche du nouveau projet socialiste pour s'opposer aux drastiques mesures fiscales annoncées par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy pour «faire payer aux plus débiles le coup de la crise». Elle a adressé un message à ses adversaires au PSOE en déclarant que « nous sommes venus tous à ce parti pour changer les choses» et « si nous luttons ensemble, nous pourrons le relever ». Chacon, qui a tardé d'annoncer sa candidature, a toutefois proclamé que le PSOE a besoin du « respect sans peur, de la transparence, de l'engagement à l'égard d'un projet collectif et fier de relever le parti et l'Espagne avec une imparable force de transformation ». Rubalcaba, qui mène campagne depuis plusieurs semaines pour se hisser à la tête du parti, a revendiqué pour sa part, samedi, des « changements profonds » au sein du parti en adaptant les idéaux socialistes à la réalité espagnole. Ceci serait possible « seulement à partir de l'unité » du parti, a-t-il dit en partageant la même préoccupation que son adversaire Chacon. Il a également appelé à élargir la base de la majorité sociologique du PSOE en ouvrant le parti non seulement à près de 200.000 affiliés mais à « des millions de personnes ». Conscient des armes que compte utiliser son adversaire, Rubalcaba plaide lui aussi pour un parti “intergénérationnel, européen et de majorités », au sein duquel sont représentés « les plus défavorisés », ceux qui constituent « la raison d'être du PSOE mais ans renoncer à la classe moyenne ». Aussi bien Rubalcaba que Chacon appellent au « fair play » en vue d'inciter les militants à récupérer la confiance en le socialisme. Les premiers paquets de mesures prises par le gouvernement du Parti Populaire, deux semaines seulement après son arrivée au pouvoir, invitent les citoyens à méditer sur la valeur de leur vote. Les socialistes comptent mettre cette hypothèse comme objectif dans la course pour la refonte du parti. La préparation du futur congrès du PSOE définira clairement la voie à suivre. Outre les préférences exprimées publiquement ou dans les coulisses, les militants appellent à définir un nouveau projet socialiste afin de créer des canaux de communication avec la majorité progressiste, renouer avec les 4,5 millions de citoyens qui ont refusé de renouveler leur confiance en le PSOE aux dernières élections, et offrir l'illusion de retourner au pouvoir


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