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Le mal de maire
Publié dans Albayane le 20 - 01 - 2013

Nombre de maires du royaume vivent le calvaire du déficit communal. En plus de leur incompétence en matière de gouvernance, certains «excellent» aussi par les manies des malversations. La démocratie locale est au pied du mur ! En dépit de l'avancée notoire qu'enregistre notre pays au niveau de l'Institution, bellement confortée par la révision de la Loi suprême. Les exemples saillants de cette déchéance déplorable pullulent, un peu partout dans le territoire national.
Certains «montent» leur tête et se considèrent bien au dessus de la loi, mus par un narcissisme béat. D'autres sont littéralement émoussés par la mainmise des autorités locales et dépassés par le cours des événements locaux. Une autre frange ne se soucie guère des affaires locales et se servent de la commune pour accéder à un positionnement plus élevé... Dans bien des cas, le bateau de la collectivité territoriale chavire, à cause de la démission de leur équipage. Les maires sont sonnés par le mal de mer ! Avec cette dérive, la commune ne parvient jamais à bon port. Illustrons alors cette avance plutôt maussade ! La ville d'Inezgane, à quelques dix kilomètres au sud d'Agadir, est incontestablement l'un des centres commerciaux les plus prisés du royaume. On y trouve facilement tout ce dont on a besoin, même les objets et les produits les plus rares, à des prix fort compétitifs. C'est donc exactement ce statut et ces caractéristiques qui font d'Inezgane, depuis longtemps, le point de mire des commerçants de tous bords et des citoyens en quête du marché.
Cependant, devant l'absence d'un maire absorbé par ses propres intérêts, le phénomène des marchands ambulants, en particulier dans cette contrée, prolifère d'une cadence déconcertante. Partout dans les espaces et les coins de la ville, une véritable ruée vers le domaine public se crée à une vitesse vertigineuse. La profusion des trainées interminables des vendeurs qui s'installent n'importe où et n'importe comment sur les chaussées, voire en pleines rues, se répand dans tous les lieux, encore plus dans les endroits de grand débit humain, particulièrement aux alentours de la gare routière, du centre commercial appelé « train », de la rue Mokhtar Soussi...On est alors au cœur d'une explosion de commerce informel où tout le monde est devenu marchand de quelque marchandise que se soit, sans aucun souci sécuritaire ni organisationnel. La rue est totalement prise en otage, où les piétons et les conducteurs de tous genres n'ont plus de place ni de droit à la circulation. Tout est accaparé, réquisitionné, envahi au grand jour. Et les services d'ordre dans tout cela ? Rien, absolument rien. S'ils parvenaient, eux aussi, à se frayer un chemin dans cette viscosité humaine, ils seraient chanceux, car les marchands ambulants n'ont plus aucun respect pour les gens de l'uniforme. Et si par mégarde l'un des policiers ou mokhaznis a le culot de s'en prendre à ces « ferrachas » qui se comptent désormais par milliers, il est ipso facto maculé d'injures et d'offenses les plus obscènes. La marée des marchands ambulants ne fait donc que grossir de jour en jour, depuis que les autorités n'osent pas intervenir pour mettre un terme à cette hémorragie. L'état actuel de la commune urbaine où trône, depuis des lustres, un président aux archaïsmes déplorables en termes de gestion et de traitement, est incapable de mettre de l'ordre dans une ville étouffante. Les incidents entre le maire défaillant et les associations professionnelles ne font, en fait, qu'envenimer les rapports de coopération entre les élus et les acteurs associatifs.
D'aucuns diraient que cette situation critique de la ville où l'anarchie bat son plein s'étendra, tant que le maire fait la soude oreille. En tous cas, le dossier des marchants ambulants qui prend aujourd'hui une dimension sociale des plus déconcertante tend, à coup sûr, à se compliquer pour devenir une véritable bombe à retardement, car nombre de démunis et de laissés pour compte, face à la précarité de la vie, se sont transformés en vendeurs ambulants, dans des petites villes comme Inezgane qui ne respire que par le commerce.


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