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Les savants ne meurent pas, ils changent seulement de lieu d'énonciation
31e anniversaire de la disparition de Aziz Belal
Publié dans Albayane le 23 - 05 - 2013


31e anniversaire de la disparition de Aziz Belal
Les savants ne meurent pas. Mais ils changent seulement de lieu d'énonciation. Ces propos s'appliquent parfaitement au cas du chercheur et intellectuel et grand militant de gauche Aziz Belal dont nous commémorons ce jeudi 23 mai le 31e anniversaire de sa disparition.
En effet, c'était le 23 mai 1982, le jour de la mort tragique à Chicago, dans des circonstances troublantes, de ce grand patriote progressiste, premier économiste du Maroc indépendant, Aziz Belal.
Il a incontestablement marqué l'histoire politique et intellectuelle du Royaume. Ce jeudi 23 mai 2013, ses camarades du Parti du progrès et du socialisme (PPS), ses compagnons de lutte, ses anciens étudiants, ses collègues de l'Université, ses collaborateurs dans le domaine de la recherche scientifique et les intellectuels du pays vont commémorer le 31e anniversaire de la disparition d'un grand intellectuel qui a su mener deux batailles en parallèle sans pour autant les confondre, à savoir la recherche scientifique et la lutte politique.
«Le Maroc et le PPS ont perdu l'un des économistes les plus brillants. Un économiste engagé et un intellectuel hors pair. Il a enrichi la bibliothèque du parti et celle de tout le pays par des réflexions et des analyses qui demeurent encore et toujours d'actualité. Il était un précurseur et un militant internationaliste défendant la bonne cause», souligne Abderrahim Bansar, secrétaire régional du PPS dans la Région du Grand Casablanca.
Dans le même sens, Abdeslam Seddiki, membre du bureau politique du PPS et professeur universitaire, affirme que «Si Aziz Belal était présent dans tous les débats scientifiques et politiques aussi bien au Maroc qu'à l'étranger ; partisan acharné du travail organisé ; ardent défenseur de la cause des déshérités». Et de souligner que «grâce à ses qualités d'intellectuel talentueux, d'humaniste sans faille et d'orateur hors pair, il a acquis une facilité à argumenter et à convaincre. A lui seul, il constituait une école, l'école Aziz Belal, à laquelle ses anciens étudiants et ses nombreux amis s'identifient spontanément. Il a vécu modestement bien qu'il disposât de tous les atouts pour s'enrichir et accumuler une fortune dans la légalité. Il symbolisait cet «intellectuel organique» au sens gramscien du terme. Il n'a eu de cesse de professer que la culture et l'argent font rarement bon ménage !».
Pour son compagnon et ami, Abdelouahed Souhail, membre du bureau politique du PPS et ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, «Aziz Belal était un grand économiste, parmi les plus en vue dans le Tiers-monde. Il était connu pour sa rigueur scientifique. Il avait un sens de l'écoute, d'analyste et était modeste». Et d'ajouter que «le défunt aimait les arts, la musique, les gens et s'accrochait à tout ce qui est beau dans la vie». «Si Aziz avait les moyens de vivre autrement et dans un autre cadre, mais il avait choisi la «cause», celle de se battre pour son pays et son parti et était toujours proche des classes défavorisées», a indiqué A. Souhail, précisant qu'il est très difficile de résumer la vie d'un grand économiste, intellectuel et militant dans une déclaration à la presse.
Effectivement, l'envergure de la personnalité d'Aziz Belal et son œuvre sont difficiles à résumer, même dans un article de presse. L'envergure de ce militant l'a fait déborder des frontières de sa formation politique, le Parti communiste marocain (PCM), devenu Parti de la libération et du socialisme (PLS), puis Parti du progrès du socialisme (PPS).
Né à Taza le 23 octobre 1932, Aziz poursuit ses études à Oujda. Encore jeune, à peine âgé de dix-huit ans, il milite à l'Université de Rabat au sein des rangs du PCM pour la libération du pays. Après avoir décroché une licence en droit, il s'envole vers la France pour la poursuite de ses études supérieures.
De retour au pays, il occupe des fonctions gouvernementales. En 1958, il intègre le ministère du Plan et participe à l'élaboration du premier plan quinquennal. Une année plus tard, en 1959, il sera nommé secrétaire général du ministère du Travail dans le cabinet d'Abdallah Ibrahim et planche sur le projet de la sécurité sociale.
Avec la dissolution du PCM, il se retire du gouvernement et plonge dans la recherche scientifique. Les amphis sont archi pleins lors des séances de ses cours, se rappellent d'anciens étudiants du professeur et politique engagé, A.Belal, qui était président de l'Association des économistes marocains(AEM), pilier du Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNEsup) et membre de l'Association pour la recherche culturelle (ARC).
31 ans après sa disparition, son héritage reste toujours intact et toujours d'actualité.


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