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PLF 2014 : entre optimisme et «realpolitik»
La majorité appelle l'opposition à plus de responsabilité
Publié dans Albayane le 04 - 11 - 2013

La majorité appelle l'opposition à plus de responsabilité
L'actualité économique du pays reste dominée par le débat sur le projet de loi de finances pour l'année 2014. Au niveau de la commission des finances de la chambre des Représentants, le débat a pris une allure plutôt brouillée, compte tenu des divergences d'interprétation entre les membres de la majorité et ceux de l'opposition. Cela augure d'une longue liste d'amendements. C'est classique. Cette ambiance de divergences, abstraction faite des mobiles qui la fondent, traduit, aux yeux des observateurs, la crédibilité du débat.
Qualifié de «projet audacieux» et «ambitieux» par les membres de la majorité, le PLF 2014 est, en revanche, jugé «contradictoire et insuffisant» par les membres de l'opposition pour amener, à lui seul, une résorption des déficits sociaux notamment.
Si l'argentier du royaume, Mohamed Boussaïd, parle de la nécessité de concilier le besoin de relance économique avec l'indispensable rétablissement des grands équilibres, Idriss El Azami El Idrissi, le ministre chargé du Budget, souligne, de son côté, la nécessaire optimisation entre les contraintes et les attentes. Une logique partagée qui s'inscrit parfaitement dans le droit fil de l'équilibre budgétaire, tel qu'il est dicté par la constitution.
Mais si les débats, à force de se cantonner dans une vision purement partisane, se déconnectent de la réalité du pays, il y a fort à craindre que les amendements prennent des tournures aberrantes.
Cela dit, la majorité appelle à «renforcer les rôles tant du gouvernement que de l'opposition de manière à servir l'intérêt du pays». Dans cette logique, il appartient à l'opposition de «cristalliser les critiques en proposant des amendements constructifs dans la perspective de leur intégration au projet de loi de finances». La conjoncture du pays mérite qu'on fasse preuve de vigilance, entonne-t-on du côté de la majorité.
Auparavant, le ministre de l'Economie et des finances, Mohamed Boussaid a essayé de bien mettre en évidence, devant les membres de la Commission des finances, la détermination du gouvernement à résoudre cette équation: assurer la relance économique et rétablir les grands équilibres macroéconomiques. Equation difficile certes, écrit une dépêche de la Map, «compte tenu des effets de la crise économique, principale cause des déséquilibres des finances publiques, aux côtés des contraintes sociales, notamment l'évolution de la masse salariale qui compte pour un tiers du budget de l'Etat».
Selon M. Boussaid, «le rétablissement de l'équilibre budgétaire, étroitement lié aux niveaux du déficit et de l'endettement, reste indispensable pour garantir la confiance des investisseurs et des partenaires nationaux et internationaux». Le ministre a assuré que «le système d'indexation partielle, qui vient d'entrer en vigueur, tient en compte les défis de stabilité budgétaire et de solidarité sociale».
Cette lecture du PLF 2014, un peu positiviste, dirions-nous, n'est pourtant pas partagée par la majorité des membres de l'opposition. Les socialistes estiment que «les chiffres présentés dans ce projet sont difficiles à atteindre eu égard à la conjoncture économique actuelle». Certains reprochent «l'absence d'une approche participative, dans l'élaboration du projet, et appellent à accélérer la réforme de la loi organique des finances».
D'autres membres de l'opposition soulignent «la difficulté de réaliser plusieurs objectifs contenus dans le PLF 2014, notamment le maintien d'un taux de croissance de plus de 4 %». L'opposition, dans son ensemble, semble former un consensus contre l'actuel PLF et appelle, un peu dans le vrac, à «consacrer davantage de ressources financières au développement du monde rural en vue d'y limiter l'impact de la conjoncture économique actuelle».


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