Au 18e jour du conflit au Moyen-Orient, Israël a annoncé avoir assassiné l'un des cerveaux de l'appareil sécuritaire iranien. De son côté, le président américain, Donald Trump, a fustigé le refus des alliés de l'OTAN de s'impliquer dans la guerre livrée à Téhéran. Après l'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei au premier jour de la guerre contre l'Iran, un deuxième homme éminent du sérail iranien a été éliminé lors d'une opération signée Tel-Aviv. Mardi, Israël a ainsi revendiqué la mort d'Ali Larijani, chef de l'appareil sécuritaire iranien et figure influente au sein du cercle décisionnel de la République islamique. Il avait notamment été le principal négociateur de l'accord sur le nucléaire signé en 2015 face aux grandes puissances (Royaume-Uni, Allemagne, Russie et France). Par le passé, il avait été empêché d'accéder aux plus hautes fonctions de l'État à deux reprises, notamment lors de sa candidature à l'élection présidentielle de 2005, remportée par Mahmoud Ahmadinejad. Il avait par la suite présidé le Parlement iranien de 2008 à 2020. Si sa mort n'a pas encore été confirmée par l'Iran, Téhéran a néanmoins officialisé le décès du dirigeant de la milice Bassidj, Gholamréza Soleimani. À la suite de ces trois éliminations, Israël a promis de « traquer, trouver et neutraliser » le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei. Pour sa part, le président américain Donald Trump a rendu public le refus des pays alliés de l'OTAN de répondre à sa demande d'assistance. Celle-ci visait à forcer le passage du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz (actuellement bloqué par Téhéran), ce qui les aurait impliqués de facto dans cette guerre contre l'Iran. « Les États-Unis ont été informés par la plupart de nos « alliés » de l'OTAN qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien », a indiqué Donald Trump sur son réseau Truth Social. « Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'OTAN. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN », a-t-il ajouté, en citant nommément d'autres nations ayant décliné sa demande de soutien, parmi lesquelles figurent le Japon, l'Australie et la Corée du Sud. Enfin, l'Iran semble conserver son unique levier de pression en maintenant le blocus du détroit d'Ormuz. Cette situation provoque une flambée des cours du pétrole : le baril de Brent de la mer du Nord enregistre une hausse de 3,20 % pour atteindre 103,42 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI) grimpe de 2,90 % pour s'établir à 96,21 dollars. Dans un message posté sur X, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu que le détroit d'Ormuz « ne retournerait pas à son statut d'avant-guerre ».