DR ‹ › Mustapha Ibrahimi, membre du groupe parlementaire du PJD, a vivement critiqué le gouvernement présidé par Aziz Akhannouch à la suite de la hausse des prix des carburants. Dans une déclaration, il estime que cette augmentation soulève de nombreuses interrogations quant au rôle de l'exécutif, évoquant même, dans certains cas, une possible «complicité». Il rappelle que les opérateurs sont censés disposer d'un stock stratégique couvrant 60 jours, sous le contrôle de l'Etat, alors que les réserves actuelles ne dépasseraient pas 18 jours. Le député a également dénoncé un manque de régulation du secteur et s'est interrogé sur l'inaction du gouvernement pour protéger le pouvoir d'achat et stabiliser le marché. Il souligne aussi que la précédente baisse des cours du pétrole sur le marché international n'a pas eu d'effets au niveau national, se demandant pourquoi cette période n'a pas été mise à profit pour constituer des réserves. Ibrahimi a qualifié la communication officielle sur ce dossier de «propagande», critiquant une tentative de donner l'impression que le gouvernement «fait son travail», tout en se limitant à «mettre en garde les entreprises». Selon lui, «le gouvernement porte la responsabilité de cette hausse et semble manquer à ses devoirs», laissant les citoyens livrés à eux-mêmes face à la crise. Il dénonce également l'existence de «profiteurs de crise» et appelle le Conseil de la concurrence à clarifier les responsabilités. Pour rappel, le groupe parlementaire du PJD a demandé l'audition de deux ministres concernés, Transition énergétique et Industrie, lors d'une réunion à la Chambre des représentants, afin d'examiner l'impact de la guerre en Iran sur les prix et les réserves nationales de carburants.