Fondateur de l'Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte et nommé depuis 2010 aux hautes fonctions de Secrétaire Exécutif (CEO) (APGMV) Al Bayane: Présentez-nous l'Initiative Africaine de la Grande muraille verte? Abdoulaye Dia: L'Initiative Africaine de la Grande Muraille Verte (IAGMV) de Dakar à Djibouti décidée en 2005 par les Chefs d'Etat et de Gouvernement des Etats au Sud du Sahara et endossée en 2007 par l'Union Africaine, constitue la solution et le modèle efficients de ces Etats face à l'enjeu environnemental et climatique. C'est une organisation intergouvernementale à statut juridique international est créée à cet effet par les Chefs d'Etat et de Gouvernement des Etats membres, Burkina Faso, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan, Tchad sous l'égide de l'Union Africaine par Convention internationale signée à N'Djamena (Tchad), le 17 juin 2010 et déjà ratifiée par dix des onze Etats membres et enregistrée aux Nations Unies le 29 mai 2015. Le travail a commencé et les pays travaillent évidemment en fonction de leurs rythmes, selon leurs possibilités de financement. Les pays ont effectué énormément d'efforts avec leurs fonds propres de financement public et actuellement, les pays signent des contrats de performances avec nos structures nationales. Quelle est votre stratégie? La Stratégie Globale Harmonisée (SGH) de l'Agence est à cycle quinquennal. L'approche opérationnelle est holistique, écosystémique et multisectorielle, de développement intégré, prenant en compte les interactions triptyques Environnement/ Climat / Développement. Elle intègre ainsi les objectifs des trois Conventions des Nations Unies sur la Désertification, le Changement climatique et la Diversité Biologique. L'Objectif global est de lutter contre l'avancée du désert par les pratiques éprouvées de gestion durable des terres et de renforcement et de protections des ressources naturelles et des systèmes de production et de transformation, d'assurer le développement socio-économique des Communautés locales par des (AGR), de renforcement de l'accès aux services sociaux de base et de gestion de la transition vers l'Economie verte et d'éradiquer la pauvreté et l'insécurité alimentaire et de renforcer les capacités d'Adaptation et de Résilience. Comment comptez-vous améliorer la coopération entre les Pays de la Méditerranée et les pays du Sahel dans ce domaine? La muraille est bâtie sur les Etats membres, tous les Etats sahélo-sahariens sont concernés. Nous avons démarré avec la partie Sud, Mais elle concerne aussi les autres Etats. Nous ne pouvons pas établir un programme durable sans l'implication de ces Etats de la Méditerranée. La première étape 2011/2015 a concerné la partie sud, maintenant la convention le permet d'intégrer les autres. C'est ce qui a motivé deux actions que nous avons mené, j'ai été à rabat dans le cadre de la réflexion sur la stratégie qui va permettre de faire un contexte global sahel- méditerranée et nous avons jeté les bases, et je suis là pour débattre avec ces pays quelle stratégie nous pouvons aborder. J'ai proposé un comité ad hoc qui devrait être un comité de dialogue permanent qui va suivre tout ce qui se fait dans la partie nord et la partie sud pour conjuguer nos efforts. M.E.G Chiffre du secteur forestier au Maroc – La forêt Marocaine offre 8 à 10 millions de journées de travail par an soit l'équivalent de 50.000 emplois permanents. – Les forêts de chêne-liège fournissent 4% de l'offre mondiale de liège. – 7 milliards de DH annuellement de recettes. – 600.000 m3 /an de bois d'œuvre et d'industrie soit 30% des besoins. – 11 millions de m3 / an du bilan énergétique national, soit 18%, ce qui représente 4millions de tonnes équivalent pétrole. – La forêt marocaine offre 17% des besoins du cheptel.