Le Chef du gouvernement préside le Conseil d'Administration de l'Agence Nationale de Soutien Social    Programme DATA-TIKA : la CNDP signe une convention tripartite avec le GAM et l'UACC    Hausse de 29 %... Les abattoirs de Casablanca enregistrent une production record en 2025    Employabilité : la CGEM et l'Enseignement supérieur unissent leurs forces    Le CMI lance « Fatourati Agrégateur » pour les fintechs et les éditeurs de logiciels    Edito. Deux sphères, une vérité    Sérélia : Wafa IMA Assistance inaugure la première téléassistance dédiée aux seniors au Maroc    Retail beauté : One Retail s'offre la franchise Flormar au Maroc    Attijariwafa bank distinguée Top Employer pour la quatrième année consécutive    ZLECAf : Nairobi compte sur l'innovation numérique    Cinq jeunes marocains périssent dans un incendie en Catalogne    Ukrainiens et Russes reprennent leurs négociations à Genève    Ramadan en France: annonces contradictoires et colère des musulmans    Hakimi inscrit son nom parmi les buteurs marocains en Ligue des champions    La Fédération sénégalaise réagit aux arrestations de supporters après les incidents de la finale de la CAN    Achraf Hakimi égale un record historique marocain    Province de Kénitra : retour progressif des sinistrés d'Al Makren    Cancer du sein : l'intelligence artificielle révolutionne le dépistage    Biodiversité : le PNUD lance une consultation pour élaborer le Plan national de financement    Gala de la Fête du Printemps 2026 – Robots humanoïdes, vedettes d'une soirée féérique    Fête du Printemps 2026 : le box-office en Chine franchit le milliard de yuans en seulement trois jours    Défense : l'Allemagne juge "insuffisants" les efforts de la France    Maroc-UE : Une année record et un partenariat renforcé en 2026    DATA-TIKA: La CNDP signe une convention tripartite avec le GAM et l'UACC    Scorpions, Jorja Smith, Fantastic Negrito... parmi les têtes d'affiche de Jazzablanca 2026    La Palestine participe au tournoi «Maroc, capitale du football africain»    Ligue des champions: Le PSG remonte Monaco, le Real domine Benfica    Réadmissions des OQTF : L'Algérie a fini par céder aux pressions de la France    Espagne : les éloges de Yolanda Díaz à Pedro Sanchez ravivent les tensions autour du Sahara    Le Maroc et l'Albanie devraient rejoindre la force internationale de stabilisation à Gaza    Chefchaouen authorities facilitate safe return of evacuated families after severe weather    España detiene a un sospechoso buscado por Marruecos en un caso de tráfico de personas    L'Espagne arrête un suspect recherché par le Maroc dans une affaire de trafic humain    Asile : Après le vote des eurodéputés, la délégation de l'UE au Maroc s'exprime    Nouvelle escalade entre le Syndicat national et le ministère de l'Enseignement supérieur    Le Maroc assume la présidence de la Conférence du Désarmement à Genève    Anne-Claire Legendre succède à Jack Lang à la tête de l'IMA    Le ministère des Habous annonce la date d'observation du croissant de Ramadan 1447 H    Oussama Targhalline touché : la crainte d'une longue absence    FC Barcelone : Hansi Flick pointe l'arbitrage après la défaite à Girona FC    Bab Sebta : files interminables et saisies alimentaires à l'approche du Ramadan    Quarts LdC et Coupe de la CAF : date et heure du tirage    AFRIC'ARTECH 2026 : Casablanca, hub africain de la création numérique    Essaouira, capitale vivante du dialogue spirituel    Garou invite Kendji Girac à Rabat et Casablanca pour un Unforgettable Show 2026    Ambassade du Maroc à Paris : Atteint d'une maladie rare, le petit Nizar reçu en héros de la résilience au quotidien    Justice : les audiences reprennent dans les tribunaux après la suspension du projet de loi n° 66.23    Marrakech : le FLAM revient pour une quatrième édition    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Entretien avec Dr. Fassi-Fihri Mohamed, spécialiste en médecine intégrative et anti-âge
Publié dans Albayane le 30 - 09 - 2018

«Toute intervention ne peut que ralentir ou corriger les dégâts de l'âge»
Propos recueillis par Omayma Khtib
Le mythe de la jeunesse éternelle. Le «no-age» est une tendance qui ne souffre d'aucune contestation ; tout le monde souhaite rester dans la course. Vouloir gommer les effets de l'âge est devenu courant partout dans le monde. Il y'a quelques années, ces pratiques étaient réservées aux personnes plus au moins aisées. Actuellement, elles sont devenues accessibles à tous. Nous avons contacté le Dr. Fassi-Fihri Mohamed qui est à la tête du Comité scientifique de «l'Australian Medical Centre» au Maroc et président du collège national de médecine régénérative et anti-âge, pour nous parler de cette nouvelle tendance.
Al Bayane: Une beauté naturelle et sans chirurgie, c'est ce que propose votre «Centre Médical Australien». Plusieurs s'interrogent sur la possibilité et l'efficacité de ces nouvelles méthodes. Parlez-nous un peu plus de ces technologies.
Dr. Fassi Fihri: Une beauté sans chirurgie est possible depuis longtemps déjà. En effet, des techniques comme le comblement des rides à l'acide hyaluronique et/ou l'élimination des rides d'expression par la toxine botulique représentent des techniques médicales qui ne nécessitent aucune chirurgie. Les lasers médicaux ont aussi beaucoup avancé. Il existe donc de nombreuses techniques non chirurgicales dont l'efficacité est connue. Ces solutions non chirurgicales se développent de plus en plus et tirent effectivement profit des dernières avancées technologiques.
La nouveauté réside dans la notion de médecine anti-âge et dans le concept de beauté «naturelle». Il faut d'abord préciser que le terme «anti-âge» est mal traduit de l'anglais où il est en réalité «anti-aging» qui serait donc antivieillissement et plus exactement antivieillissement pathologique et accéléré.
La médecine esthétique permet d'optimiser la beauté pour atteindre des critères esthétiques de beauté. La médecine « anti-âge » quant à elle se base sur l'analyse du vieillissement de tout un chacun et a pour objectif de préserver, restaurer et conserver les traits de jeunesse de la personne le plus longtemps possible.
La médecine anti-âge s'intéresse aussi aux problèmes de santé qui apparaissent avec l'âge et qui représentent des souffrances réelles sans pour autant être des maladies : Fatigue, stress, surmenage, surpoids, ménopause… La médecine anti-âge a donc une dimension interne où votre santé et votre vieillissement global sont pris en compte.
Par exemple, une injection antiride en médecine esthétique peut entièrement supprimer
des rides. En médecine anti-âge, la même injection sera faite de façon plus modérée pour garder un aspect naturel et sera souvent accompagnée d'une nutrition spéciale qui permettra de faire durer le produit injecté plus longtemps. Concrètement, une personne de 45 ans paraitra avoir 35 ans à 45 ans, 40 ans à 55 ans, 45 ans à 60 ans… Elle paraitra donc toujours plus jeune, plus fraiche et mieux conservée par rapport à sa génération tout en restant en harmonie avec sa génération.
Et c'est là qu'entre en jeux la notion de beauté «naturelle» primordiale en médecine anti-âge. Certaines rides d'expression existent chez certaines personnes dès leur plus jeune âge, même dès 10 ans parfois. Est-il logique de les supprimer entièrement à 30 ou 40 ans ? Aussi, les expressions de notre visage participent à la communication et à notre développement psycho social. Ne serait-il pas mieux de les modérer plutôt que de les supprimer entièrement ? On comprendra alors la différence entre la médecine esthétique classique dite plastique, et la médecine anti-âge plus naturelle et qui prend en compte la santé globale et le vieillissement de chaque individu.
Faut-il un bilan médical avant d'entamer ce genre de traitements ? Y-a-t-il un âge précis pour commencer ou arrêter ces traitements?
Certaines techniques nécessitent un bilan préalable, d'autres pas. Aussi, l'âge et le problème à traiter jouent un rôle important. Une personne de 20 ans pourra souvent se passer de bilan alors qu'à 35-45 ans, il est souvent indispensable. Aussi, une chute de cheveux quelle que soit l'âge devra passer par un bilan préalable avant toute approche
thérapeutique car il faut identifier la source du problème pour pouvoir le traiter de façon précise et efficace.
Les traitements utilisés vont dépendre de votre génétique et de votre âge. En effet, il existe des traitements préventifs légers et d'autres structurants et correcteurs. Par exemple, une personne jeune sans rides pourra utiliser des techniques comme la radiofréquence qui permettra de stimuler la production de collagène et de maintenir une peau plus jeune et plus ferme plus longtemps. Elle pourra optimiser la qualité de sa peau avec de l'oxygène et des soins adaptés. Par contre, si vous avez déjà des rides et du relâchement marqué, ces techniques ne seront pas suffisantes et ne pourront au mieux que préserver votre état.
Quelle est la pratique la plus populaire dans votre centre?
Les plus jeunes ont tendance à vouloir se débarrasser des cicatrices d'acné et obtenir une peau plus nette, plus lisse et plus éclatante. Les plus âgés sont concernés par les rides et le relâchement cutané ainsi que les problèmes de ménopause chez la femme et d'andropause chez l'homme. Sur le plan global, la demande en gestion du stress, de la fatigue, du surpoids et l'optimisation des performances concerne tous les âges.
Vos traitements sont-ils combinés à une certaine hygiène de vie?
L'hygiène de vie est la base de la médecine moderne, qu'elle soit anti-âge ou autre. Aujourd'hui, les Marocains sont plus que jamais sensibilisés à la qualité de leur nutrition et de leur environnement, et sont conscients de l'importance de l'activité physique pour le maintien de la santé. Et c'est aux professionnels de la santé de les guider.
La médecine anti-âge inclut toute la partie environnementale dont le dépistage et la gestion des différentes formes de toxicité (Toxines, allergies, intolérances, métaux lourds…) qui vont créer de l'inflammation chronique. En effet, ce type d'inflammation est
impliqué dans la quasi totalité des maladies dont le cancer, et fait partie des causes de vieillissement accéléré.
Quel type de clientèle recevez-vous ? La plus jeune ? Classe sociale?
On reçoit des gens à partir de 16 ans de toutes les classes sociales, même les plus défavorisées. La médecine anti-âge n'est encore une fois pas limitée à l'apparence. Elle peut aider des étudiants qui ont du mal à se concentrer, des jeunes qui se sentent trop souvent fatigués, des moins jeunes qui voient leur corps changer et leur santé se dégrader sans qu'aucune maladie ne se soit encore déclarée…
Quel est le plus grand mythe que les gens continuent à avoir à propos du monde de la médecine esthétique?
Il faut comprendre que notre corps est en constante évolution, avec une dégradation progressive dès l'âge de 20 ans. Toute intervention n'aura pour but que de ralentir et/ou corriger les dégâts de cette dégradation. Autrement dit, aucun résultat ne pourra durer indéfiniment. Par contre, il faut comprendre que ne rien faire reste une garantie de dégradation continue. Le secret réside dans la prévention, le maintien et l'entretien.
Ne pensez vous pas que le recours à la médecine esthétique est plus souvent dicté par les autres (la mode, la tendance, la pression sociale)?
Il est certain que la société a un impact direct sur nos goûts et désirs esthétiques. Les silhouettes rondes jadis adulées sont devenues aujourd'hui disgracieuses. Cela va certainement continuer de changer et d'évoluer.
Par contre, la médecine anti-âge répond à un désir d'une santé optimale, d'absence d'handicaps et d'une apparence jeune par rapport à sa catégorie d'âge. Ce sont donc des demandes légitimes et humaines qui ne changent pas d'une société à une autre ni d'une mode à une autre.
Vieillir, dans un futur idéal, ça ressemble à quoi?
L'idéal serait de pouvoir vieillir comme ceux d'entre nous qui disposent des meilleurs gènes antivieillissement. A savoir des gens qui jusqu'aux âges les plus avancés conservent leur autonomie, leurs performances physiques, psychiques et sexuelles, continuent à vivre leur vie pleinement sans maladies handicapantes, et enfin garderaient une grande partie de leur attrait esthétique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.