À Rehamna, le PAM s'empare des rouages du conseil de la ville    Résultats semestriels. Attijariwafa Bank : tous les indicateurs sont au vert    Gaz. Chariot fait appel à Halliburton pour le forage de son puits au Maroc    Qui est Ali Ben Lmadani?    Le pass vaccinal délivré par le Maroc et voyage en Europe    Cybersécurité : Telegram, nouveau Dark Web pour les cybercriminels    Découverte des plus vieux bijoux du monde à l'intérieur d'une grotte près d'Essaouira    Nasser Bourita : « Le Maroc réaffirme son engagement continu à promouvoir la démocratie »    Pass sanitaire. La France reconnait désormais les vaccins chinois, mais à une seule condition    Un nouveau single égyptien en vidéoclip dédié au Maroc    Streaming: Spotify célèbre la sauce Hip-Hop made in Morocco    Energies propres : Que représente la décarbonation pour les exportateurs marocains ?    Forum des affaires Canada-monde arabe : Les opportunités d'affaires et d'investissement au Maroc exposées    ''Maroc-Mantlet 2021'' : Le Maroc et les Etats-Unis coopèrent sur la gestion des catastrophes    Une autre décision bizarre : l'Algérie ferme son espace aérien à tous les avions marocains    Mondial Futsal 2021: Le Maroc affrontera le Brésil ou le Japon en quart !    Cyclisme: les Mondiaux 2025 à Kigali, au détriment de Tanger    Moussa Laarif, du hip hop à la politique    Nasser Bourita au journal Sud-Africain "The Star"    El Mustapha Tanaoui du PI élu président du conseil communal de Settat    Maroc-Espagne : Pedro Sanchez annonce une réunion de haut niveau qui aura lieu prochainement    Genève : Initiative conjointe du Maroc, du Bahreïn, d'Israël et des EAU pour promouvoir le rôle des femmes dans la paix et la diplomatie    Casablanca : Un trio d'agresseurs écroué    Philip Morris : 91% des fumeurs ne le sont plus grâce à des informations précises sur les produits alternatifs    L'ASMEX prospecte les opportunités d'affaires au Japon    La société française « Finetis » saisit le CIRDI contre le Maroc    Barid Al-Maghrib et FNM émettent un timbre-poste à l'occasion de l'exposition «Delacroix»    Tunisie : Kaïs Saïed renforce les pouvoirs de la présidence    Affaire du meurtre de deux experts de l'ONU en RDC: Incuplation d'un journaliste congolais    Syrie : 62 enfants ont péri cette année dans les camps du nord-est    CDG Capital Insight s'attend au maintien du taux directeur à 1,50%    L'ambassadeur Hilale reçu en audience par le président centrafricain    Manche : 66 migrants embarqués vers l'Angleterre sauvés    Tanger : Mise en échec d'une grosse opération de trafic de cocaïne    Ligue 1 : Un doublé victorieux de Hakimi face à Metz !    Qualifications Coupe du monde 2022 : Un seul et unique déplacement du Onze national !    Washington réitère son engagement à accompagner l'agenda de réformes de SM le Roi Mohammed VI    La 35ème édition de retour du 1er au 11 octobre    La crise des sous-marins entre la France et l'Australie    Cellule terroriste de « Daech » démantelée à Errachidia: Interpellation de 4 autres individus    Le président du Haut Conseil d'Etat libyen salue les efforts du Maroc    Trois de chute pour la Premier League    Hakimi veut « graver » son nom dans l'histoire du PSG    La 2 ème édition du guide socio-économique de Skhirat    Tétouan / FIDEC : Rendez-vous avec une programmation exceptionnelle    Métier du livre : Une nouvelle fiction, l'édition indépendante    6ème saison de la Positive School of Hip Hop    Un voyage à la conquête de la semaine de la mode de Milan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Mauritanie: Ghazouani proclamé vainqueur dès le premier tour
Publié dans Albayane le 25 - 06 - 2019

Le candidat à l'élection présidentielle en Mauritanie, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, l'emporte avec 52% des voix dès le premier tour, selon les résultats annoncés dimanche soir par la Commission électorale et récusés par ses adversaires.
Ce scrutin doit marquer la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d'Etat de 1978 à 2008, date du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, avant son élection en 2009. Il ne pouvait se représenter après deux mandats.
Ghazouani s'est déclaré vainqueur à partir des résultats sur 80% des bureaux de vote, au terme d'une veillée électorale dans la nuit de samedi à dimanche en présence de M. Ould Abdel Aziz.
L'opposition, à laquelle appartiennent quatre de ses cinq concurrents, a qualifié cette annonce précoce de «nouveau coup d'Etat» de la part de ces deux anciens généraux. Ses candidats crient depuis des mois aux risques de perpétuation d'un régime «militaire» et de fraude.
Dans la soirée, la Commission nationale électorale indépendante (Céni) a confirmé la victoire de M. Ghazouani, qui remporte 52,01% des suffrages sur l'ensemble des bureaux.
Il est suivi par les quatre opposants: le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58%), l'ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%) le journaliste Baba Hamidou Kane (8,71%) et le professeur d'université Mohamed Ould Moloud (2,44%).
Ces résultats doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel après examen d'éventuelles contestations, alors que les quatre candidats d'opposition ont annoncé leur intention d'utiliser tous les recours légaux.
Les Mauritaniens ont voté samedi nombreux – 62,66% de participation, selon la Céni – pour désigner leur président, qui devra préserver la stabilité chèrement conquise par le pays, mais aussi en assurer le développement économique et y faire progresser le respect des droits humains.
L'opposition a rejeté les résultats, exigeant e la Céni leur publication «bureau par bureau» afin de pouvoir les comparer avec ses propres relevés impliquant selon elle la probable tenue d'un second tour, le 6 juillet.
«Nous considérons qu'ils n'expriment nullement la volonté du peuple mauritanien», a dit Sidi Mohamed Ould Boubacar lors d'une conférence de presse conjointe des quatre opposants.
M. Ould Abeid a aussi appelé ses concitoyens à «résister dans les limites de la loi à ce énième coup d'Etat contre la volonté du peuple».
Des incidents ont éclaté entre manifestants et policiers à la suite de la déclaration de M. Ghazouani, dans la capitale et à Nouadhibou, (nord-ouest), l'unique province où il ne soit pas arrivé en tête, devancé par M. Ould Abeid.
Dans la soirée, des concerts de klaxons ont salué l'annonce de sa victoire sur les principales artères de Nouakchott, où des embouteillages se sont formés.
Parallèlement, les quatre candidats de l'opposition étaient convoqués par le ministre de l'Intérieur Ahmedou Ould Abdallah, qui leur a demandé d'appeler au calme, selon les intéressés.
«Nous allons organiser des manifestations de protestation, c'est notre droit constitutionnel» a déclaré Mohamed Ould Moloud, lors d'une nouvelle conférence de presse conjointe qui s'est tenue très tard dans la nuit de dimanche à lundi, insistant sur leur caractère «pacifique».
Ces manifestations débuteront lundi après-midi, a précisé Baba Hamidou Kane. «Les quatre candidats de l'opposition iront demain (lundi) à la Céni porter officiellement leur protestation et le rejet des résultats», a-t-il dit.
Ould Abdel Aziz a stabilisé la Mauritanie, frappée dans les années 2000 par des attentats jihadistes et des enlèvements d'étrangers, en menant une politique volontariste: remise sur pied de l'armée, surveillance accrue du territoire et développement des zones reculées.
Mais les critiques se focalisent sur les droits fondamentaux, dans une société marquée par des disparités persistantes entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d'esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d'ethnies subsahariennes.
La croissance économique, de 3,6% en 2018, bien qu'en amélioration, reste insuffisante par rapport à la démographie, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) publié en mai.
La BM salue le rétablissement de la «stabilité macroéconomique», avec des projections de croissance annuelle de 6,2% en moyenne en 2019-2021, mais appelle à libérer le secteur privé, citant en premier lieu les difficultés d'«accès au crédit» et «la corruption».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.