Régularisation de la situation de 2.038 mosquées fermées en milieu rural    Inondations à Safi : Le Comité de pilotage lance le programme de réhabilitation    L'Université du Chili décerne sa Médaille rectorale à l'ambassadeure du Maroc Kenza El Ghali    Cours des devises du mercredi 7 janvier 2026    Banques marocaines : 2026 ou la fin d'un confort stratégique ?    Singapour réactive sa représentation diplomatique auprès du Maroc après plusieurs années de vacance    Neige et verglas : une centaine de vols annulés mercredi matin dans les aéroports parisiens    Sommet de Paris : engagement pour des garanties de sécurité renforcées en faveur de l'Ukraine    CAN Maroc-2025 : Programme des quarts de finale    Brahim Diaz brille à la CAN 2025 et relance l'intérêt d'Arsenal    Près de 3,4 millions de bénéficiaires de la bourse de la rentrée scolaire    Oujda : le retour de la neige après plusieurs années d'absence    Réhabilitation de plus de 9.000 établissements scolaires lors de la période 2022-2026    Inondations à Safi : Début du versement d'une aide de 40 000 dirhams pour les logements sinistrés    RAJA S.A. nomme Nawal El-Aidaoui Directrice Générale    Real Madrid : Arsenal relance la piste Brahim Diaz après ses performances à la CAN    Milieu rural : Régularisation de la situation de 2.038 mosquées fermées sur un total de 3.120    Hajj : Baisse des frais d'environ 3.000 DH    CAN Maroc 25 : la Côte d'Ivoire rejoint l'Egypte en quart de finale à Agadir    CAN 2025 : Le Musée national de la parure accueille une exposition mêlant sport et artisanat    Dakhla, le bout du monde qui réveille les sens    Gideon Saar au Somaliland, tout juste reconnu par Israël    Economie nationale : Le défi de la productivité au cœur de la croissance    Crédit bancaire : un encours de 1.191,8 MMDH à fin novembre    Tourisme : l'ONMT en action pendant la CAN 2025    Dépôts bancaires : 1.315 milliards de DH en onze mois    Profession d'avocat : la réforme au menu du Conseil de gouvernement malgré la fronde des robes noires    Wissam Ben Yedder rebondit au Wydad Casablanca    Real Madrid: Mbappé forfait pour la Supercoupe d'Espagne    Sahara : Le chemin éprouvant vers les négociations ! [INTEGRAL]    La France à la merci d'un épisode hivernal inédit : six morts et chaos sur les routes    Guinée. Les promesses de Mamadi Doumbouya    Alerte météo. Jusqu'à -13°C dans certaines régions    Entre 2022 et 2026, plus de 9.000 établissements scolaires remis à niveau, selon Berrada    Sécurité routière : le CPSR présente un projet d'étude visant à réduire la mortalité à l'horizon 2030    Rabat : Deux morts dans l'effondrement d'un immeuble    CAN Maroc 2025. Une délégation du FBI américain visite le stade Moulay Hassan    Centrafrique. Touadéra rempile    Chute de Maduro : un revers stratégique pour l'Algérie et le polisario    Cinéma d'auteur : L'invisible des salles marocaines !    Cinéma : Cinerji mise sur 2026 pour déployer un réseau national de complexes « boutique »    Cineatlas Rabat Colisée : la salle suspend ses activités    Réforme de la justice : les avocats montent au créneau    Sofiane Boufal quitte l'Union Saint-Gilloise et devient libre    La Chine mène le premier entraînement d'astronautes à l'intérieur de grottes    CV c'est vous ! Ep – 86. Rania Bassiri : Quand carrière bancaire et passion sportive se rencontrent    Diaspo #422 : Karima Saïdi, «celle qui veille» sur la mémoire par le documentaire    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Thaïlande: La Cour Constitutionnelle dissout un parti d'opposition…
Publié dans Albayane le 25 - 02 - 2020

Ayant jugé que le prêt de 5 millions d'euros que Thanatorn Juangroongruangkit, célèbre homme d'affaires thaïlandais et leader de «Nouvel Avenir», avait bien voulu accorder à son parti durant la campagne électorale de 2019 allait à l'encontre des stipulations de la loi sur le financement des partis, la Cour Constitutionnelle de Thaïlande a dissous, ce vendredi ce parti qui reste la principale formation d'opposition à la junte militaire au pouvoir à Bangkok et banni seize de ses dirigeants de la vie politique pour une durée de dix années.
Après avoir réuni 8 millions de voix lors des élections du printemps dernier, ce parti, fondé en 2018 et fortement plébiscité par la jeunesse thaïlandaise, est arrivé troisième aux élections de Mars 2019 en obtenant plus de 80 sièges au Parlement. Il est devenu une réelle menace pour la junte militaire qui, après être arrivée à la tête du pays à la faveur d'un coup d'Etat en 2014 et effectué un redécoupage de la carte électorale et une révision de la Constitution, n'avait pu s'y maintenir que de justesse en 2018 avec une majorité parlementaire négligeable de deux sièges. Mais, rapidement devenu l'ennemi public numéro un de la junte au pouvoir, «Nouvel Avenir» est immédiatement tombé sous le coup d'une vingtaine de procédures judiciaires.
Pour rappel, ce parti avait déjà échappé, en janvier dernier, à une première tentative de dissolution au motif – tellement «saugrenu» qu'il n'a pas tenu la route – que son logo, représentant un triangle inversé, indiquerait qu'il serait lié à la société secrète des «illuminatis». Mais si la dissolution de ce parti, décidée ce vendredi, reste inquiétante quant à l'évolution de la vie démocratique dans le pays, elle est, bien entendu, du pain béni pour les militaires au pouvoir sous la conduite du Premier Ministre, le général Prayuth Chan-ocha qui, en décembre dernier, avait déjà dû faire face à la plus grande manifestation que le pays ait connu depuis 2014 en réponse à une jeunesse qui, en étant avide de démocratie, réclame un «nouvel avenir».
Autant dire que, par la décision prise ce vendredi par la Cour Constitutionnelle, la junte militaire au pouvoir en Thailande se voit débarrassée, pour quelque temps, de son plus dangereux rival politique. Mais rien n'indique, toutefois, que la soldatesque thaïlandaise s'arrêtera là alors qu'elle pourrait emprisonner «pour financement illégal de parti politique» et pour de nombreuses années encore, celui qui était sur le point de créer une fondation pour l'Education et un Comité à l'effet de faire campagne pour des réformes politiques.
Ayant accueilli avec beaucoup d'amertume et une grande déception la décision prise par la Cour Constitutionnelle, les militants de «Nouvel Avenir» ont rapidement fait part de leur entière disposition à continuer le combat contre la junte militaire au pouvoir car si cette dernière peut dissoudre le parti, elle ne peut rien faire contre l'idéologie qu'il véhicule et contre ses militants.
Combien de temps encore va durer ce bras-de-fer entre une junte militaire éprise d'un ordre et d'un pouvoir absolus et une jeunesse thaïlandaise avide de liberté et prête à tout sacrifier pour l'émancipation et le progrès ? Attendons, pour voir…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.