L'istiqlalien Abderrazak Afilal n'est plus    Caricatures outrageuses : le Maroc dénonce une « provocation insultante »    Covid-19 : hausse inquiétante des cas à Rabat-Salé-Kénitra    Bank Al-Maghrib : les indicateurs hebdomadaires    Décès du Combattant Abderrazak Afilal    Nouvelle visite au Maroc du président de la Chambre des représentants de la Libye    La Zambie se dote d' une ambassade au Maroc    Daya de Dar Bouazza bientôt propriété privée ?    Evolution du Coronavirus au Maroc : 3020 nouveaux cas, 197.481 au total, dimanche 25 octobre à 18 heures    A Casablanca, le vélo a le vent en poupe    Le président algérien à l'isolement après plusieurs cas suspects de coronavirus proches    Le Real s'offre le Barça au Camp Nou    Les Rouges voient rouge    La digitalisation, un levier clé pour une montée en gamme de l'industrie agroalimentaire    Le Secrétaire général de l'ONU dévoile le brigandage des polisariens    L'ONMT booste le déploiement de Ryanair sur le Maroc    Les soins du visage digitaux sont-ils l'avenir de la beauté ?    Le Pr. Redouane Rabii a la médecine dans la peau et la patrie dans le cœur    Le coronavirus se propage comme une trainée de poudre    Ahmed Boukouss, recteur de l'Institut Royal de la culture amazighe    "Au détroit d'Averroès ". Une enquête ouverte sur le devenir d'une figure de la pensée    Hommage à Said Taghmaoui au Festival du film d'El Gouna    Budget 2021 : le détail des investissements dans les régions    Le WAC quitte la compétition la tête baissée    Raja de Casablanca-Zamalek reporté au 1er novembre    Botola: Le Libyen Mohamed Anis Saltou rejoint le FUS    France-Plan social : Nokia revoie sa copie    Le Maroc et la République centrafricaine, déterminés à consolider leurs relations bilatérales    PCNS : La démondialisation en débat    Confessions dominicales : De la défense des droits de l'homme à l'exploitation sexuelle    En Méditerranée, l'action du Maroc est guidée par une Vision Royale volontariste    Le blasphème dans le monde : droit ou délit ?    Restreindre oui mais expliquer et contrôler    Beyrouth: L'hôpital marocain de campagne a atteint les objectifs fixés    La classe moyenne agressée!    Agroalimentaire: Secouée par la crise, Danone se réorganise    La Place Jamaâ El Fna renoue avec le spectacle    L'idéal islamique marocain débattu à Pretoria    Pop philo, quand tu nous tiens!    Fouzia Nejjar ou le double défi    Adel Taarab va rester au Benfica    Samsung annonce le décès de son président, Lee Kun-hee    Vaccin anti-covid au Maroc: Dr Ibrahimi donne son point de vue    Ligue 1 : le match Lens-Nantes reporté à cause du Covid-19    Débuts difficiles pour Ziyech avec Chelsea (vidéo)    Covid-19: Mohamed Melihi admis en soins intensifs    Beyrouth : Mission accomplie pour l'Hôpital de campagne marocain (vidéo)    Les figurants du film "L7asla" réclament «leur dû», Sonia Terrab répond    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le conflit autour du Sahara marocain ne dépend que de l'Algérie
Publié dans Albayane le 17 - 09 - 2020

Charles Saint-Prot à l'hebdomadaire tunisien «L'expert»
Le conflit autour du Sahara «ne dépend que du régime algérien qui l'alimente d'une manière artificielle et très onéreuse», a affirmé le directeur général de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG), Charles Saint-Prot.
«Il est temps que le régime algérien reconsidère son obsession anti-marocaine et s'oriente vers la cessation du soutien à un complot séparatiste», a insisté M. Saint-Prot dans une interview avec l'hebdomadaire tunisien «L'expert» à paraître jeudi.
Il a souligné qu'il convient désormais que la communauté internationale fasse des pressions fortes sur Alger pour mettre un terme à une crise qui n'est que le résidu de la guerre froide.
Le chercheur a expliqué qu'Alger doit comprendre qu'»on ne fonde pas une diplomatie sur la haine».
Le DG de l'OEG a rappelé qu'il s'agit d'un conflit artificiel créé de toutes pièces par le régime algérien et le bloc communiste au milieu des années 1970, notant que le sahara marocain aurait dû revenir naturellement au sein de la mère-patrie marocaine après le départ des colonisateurs espagnols qui a suivi la Marche verte en novembre 1975 et marqué la fin de la colonisation.
«C'est à ce moment que l'Algérie et le bloc communiste ont lancé le groupe séparatiste -Polisario- qui ne s'est d'ailleurs jamais vu reconnaître le statut de mouvement de libération nationale, ce qui est bien normal puisqu'il n'a pas participé à la lutte contre l'occupant espagnol et qu'il n'est qu'un simple pantin du régime algérien», a détaillé le chercheur.
Il a fait observer que «l'aveuglement du régime algérien est véritablement fossilisé dans une pensée de type soviétique».
Il a, par ailleurs, qualifié d'excellentes les relations entre le Maroc et la Tunisie, parce que ce sont «deux pays sérieux, compétents et sages».
«Certes, il peut y avoir, sur certains points, une concurrence économique mais cela peut être surmonté», a-t-il indiqué, soulignant que là encore, «la responsabilité du régime algérien est énorme car c'est lui et lui seul qui bloque la coopération maghrébine».
Dans ce sens, il a fait savoir que ce conflit «factice» autour du sahara marocain n'est qu'«un prétexte pour les dirigeants algériens qui sont hostiles à un grand marché, avec des règles de droit et une transparence qui mettraient au grand jour leur corruption et la nature véritablement soviétique de leur système».
Revenant sur le dossier libyen, M. Saint-Prot a mis l'accent sur les efforts des «Etats sages», comme la Tunisie ou le Maroc, pour trouver une solution à la crise.
A cet égard, le chercheur a rappelé les récentes déclarations du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita dans lesquelles il souligne que le dialogue inter-libyen de Bouznika (6/10 septembre) confirme que les Libyens ont simplement besoin d'honnêtes facilitateurs du dialogue et sont capables de résoudre leurs problèmes sans tutelle ni influence.
Les discussions inter-libyennes ont progressé, s'est réjoui le politologue, faisant remarquer que l'Union africaine, l'Union européenne, la France, les Etats-Unis, de nombreux pays d'Amérique latine ou la Turquie ont salué la tenue de cette réunion, et le rôle positif du Maroc pour enclencher un processus dans la ligne de l'accord de Shkirat de 2015 et sous l'égide des Nations-Unies.
«Les avancées sont considérables», a-t-il estimé, relevant que les délégations du Haut Conseil d'Etat libyen (Tripoli) et du parlement de Tobrouk ont annoncé qu'elles sont parvenues à un accord global sur les critères et les mécanismes transparents et objectifs pour occuper les postes de souveraineté comme elles ont convenu de poursuivre ce dialogue et de se retrouver fin septembre pour permettre l'activation de cet accord qui devrait bénéficier du soutien d'une large partie de la communauté internationale.
L'enjeu en Libye est de fonder un Etat fort dans l'intérêt des Libyens et de toute la région car le monde a besoin d'un Etat stable dans cette région de la Méditerranée, a précisé le DG de l'OEG, qui est un centre de recherche français, créé en 2014, avec l'objectif de contribuer à la promotion et au rayonnement de la recherche scientifique dans les différents domaines de la géopolitique et des relations internationales.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.