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Quand les organismes de crédit font la sourde oreille...
Publié dans Albayane le 04 - 11 - 2020


Khalid Darfaf
«L'ampleur de la crise a dépassé tous les pronostics. Et si la pandémie continue à s'aggraver au-delà du 31 décembre 2020, ce sera évidemment la banqueroute de tout le secteur», déclare à Al Bayane, non sans amertume, Mohammed Bamansour, Secrétaire général de la Fédération nationale du transport touristique (FNTT-Maroc). Et de souligner que «ce secteur si vital dans la stratégie de l'Etat pour la promotion du tourisme se trouve au bord du gouffre et la majorité des entreprises risqueraient de mettre la clef sous le paillasson au cas où il n'y aurait pas une intervention urgente et efficace du pouvoir Exécutif pour, au moins, stopper l'hémorragie».
Il faut dire, selon le SG de la FNTT-Maroc, que la crise a porté un coup dur à la santé financière des entreprises dont la majorité sont incapables de payer les salaires à partir du janvier 2021. Certes, l'Etat a fait un geste à l'égard des salariés du secteur en leur accordant 2000 DH comme aide financière, mais cela n'est pas suffisant dans un contexte marqué par l'incertitude, insiste-t-il.
80% des entreprises condamnées à la faillite
D'ailleurs, une étude effectuée récemment a montré qu'il faut, au minimum, 3 ans pour que le secteur retrouve la bonne cadence, comme quoi la reprise n'est pas pour demain, note-t-il en substance. L'étude qui a porté sur 300 entreprises, indique que 40% d'entre eux envisagent une reprise après 36mois, alors que 20% prévoit une reprise après 24 mois, alors que seulement 1% estime une reprise après 3 mois.
Abondant dans le même ordre d'idées, notre interlocuteur fait savoir que le secteur contient plus de 1700 entreprises et emploie environ 13 milles salariés. Or, si la crise persiste, 80% parmi eux seraient condamnées à la faillite, soit environ 12mille entreprises. Les entreprises qui seront menacés de disparaitre immédiatement sont ceux créées il y a moins de 5 ans et ayant eu recours aux crédits de financement. Certains parmi eux, ayant été contraints en 2019 à contacter des crédits pour l'achat des bus touristiques dont le prix de l'unité avoisine les 2,6 millions de DH ou des minibus (Tourist van) dont le prix s'élève à six cent mille DH, sans omettre les frais d'assurance et de la maintenance...
Cela étant, la majorité des entreprises opérant dans le secteur sont à la merci des organismes de crédit qui, malheureusement, campent sur leurs positions en écartant l'argument de force majeure, en dépit de l'engagement du Groupement Professionnel des Banques (GPBM). Pire encore, certains établissements de crédit, continuant à exiger le remboursement de l'échéance de l'emprunt, avancent qu'ils ne sont même pas au courant des dispositions du contrat-programme, d'autres affirment qu'ils n'ont reçu aucune consigne de la part de leurs directions centrales. Une telle situation révèle qu'ont est en face devant un déficit communicationnel et témoigne de l'absence des mesures d'accompagnement, affirme Mohammed Bamansour. Sachant que le contrat programme signé en mois d'août dernier vise, entres autres, à préserver l'emploi et maintenir la santé financière des entreprises, poursuit-il.
Pistes de sortie
La sortie de la crise requiert d'abord un engagement des tous les acteurs y compris le ministère du transport qui a brillé par son absence, martèle Mohammed Bamansour. Qui plus est, la FNTT-Maroc demande le report du paiement des échéances de prêt d'un an et ce sans intérêt et la suspension de la responsabilité civile pour les véhicules en état d'arrêt.
Pour ce faire, les organismes d'emprunt sont appelés à contribuer à l'élan de solidarité nationale. A cela s'ajoute une exonération fiscale de 3 ans pour permettre aux entreprises et aux professionnels de revenir à leur équilibre budgétaire et même de bénéficier d'un taux de crédit incitatif de 2% pour une période de 5 ans avec un délai de grâce d'un an. Ces prêts incluent toutes les entreprises sans exception ni conditions contraignantes, insiste le SG de la FNTT-Maroc. Au final, notre interlocuteur prône la mise en place d'une application intitulé VTC (Voiture de Transport avec Chauffeur) destinée aux touristes marocains et étrangers, afin de parer aux effets négatifs de la crise sanitaire et donner une bouffée d'oxygène au secteur.


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