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L'Algérie, «violeur en série» des droits de l'Homme et du droit humanitaire
Publié dans Albayane le 17 - 04 - 2022

Omar Kadiri, le Représentant permanent adjoint du Maroc devant le Conseil de sécurité de l'ONU
L'Algérie est "un violeur en série" des droits de l'Homme et du droit humanitaire international, a affirmé, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le Représentant permanent adjoint du Maroc à l'ONU, Omar Kadiri, en réponse aux mensonges et allégations fallacieuses de la délégation algérienne au sujet de prétendues violations des droits de l'Homme au Sahara marocain.
Le diplomate a fait observer que la délégation algérienne, qui s'est attaquée au Maroc lors de cette réunion qui n'est nullement en relation avec la question du Sahara, car portant sur les femmes, la paix et la sécurité, tente une nouvelle fois d'induire la communauté internationale en erreur et de s'en prendre au Royaume à travers la répétition ad nauseam, de mensonges, de fabrications et de falsifications dénuées de tout fondement sur la question du Sahara marocain.
Il a, à ce propos, souligné que cette question n'a jamais été soulevée dans aucun des rapports ni du Secrétaire général de l'ONU, ni de sa Représentante spéciale, sur les questions femmes, paix et sécurité.
Martelant que la situation des droits de l'Homme au Maroc est vraiment de loin meilleure qu'en Algérie, le Représentant permanent adjoint du Maroc à l'ONU a attiré l'attention des membres du Conseil de Sécurité, qu'"en mars et mai 2020, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme (HCDH) a publié deux communiqués sur le Hirak et la détérioration de la situation des droits de l'Homme en Algérie".
Dans ses deux documents, le HCDH a réitéré "de plus en plus sa préoccupation par la situation en Algérie où les droits à la liberté d'opinion et d'expression, de réunion pacifique et de participation à la vie publique continuent d'être attaqués, par l'utilisation de la force inutile et disproportionnée contre des manifestants pacifiques, ainsi que par les arrestations continues", a rappelé le diplomate.
"Il s'agit d'un fait rare que le HCDH publie deux communiqués alarmants sur le même pays dans un espace de temps aussi réduit", a-t-il estimé, notant que "ceci démontre la gravité et l'ampleur des violations des droits de l'Homme en Algérie".
M. Kadiri a, en outre, indiqué que lors de la dernière session du Conseil des droits de l'Homme, la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet a réitéré ses préoccupations au sujet de ces violations dans sa déclaration orale, en indiquant: "En Algérie, je suis préoccupé par les restrictions croissantes des libertés fondamentales, y compris la multiplication des arrestations et des détentions de défenseurs des droits de l'Homme, de membres de la société civile et d'opposants politiques. J'appelle le gouvernement à changer de cap et à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le droit du peuple à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifiques".
Le diplomate marocain a, par ailleurs, signalé qu'en évoquant le cas de la dénommée Sultana Khaya, la délégation algérienne prétend fallacieusement qu'il s'agit d'une soi-disant défenseur des droits de l'Homme. "C'est un mensonge", a-t-il dénoncé, relevant que cette personne "n'a rien à voir avec les droits de l'Homme et travaille à la solde de l'Algérie et de son groupe séparatiste lié au terrorisme dans le Sahel, le +polisario+, pour instrumentaliser les nobles valeurs des droits de l'Homme, ainsi que la liberté et la démocratie qui règnent au Sahara marocain, à des fins de propagande séparatiste contraire aux résolutions du Conseil de sécurité".
Brandissant des photos à l'appui montrant la dénommée Khaya en treillis militaire et munie d'une mitrailleuse, il a souligné que cette personne, qui a participé à des cours d'endoctrinement et de maniement d'armes et des exercices militaires de la part des militaires algériens et des mercenaires du +polisario+, comme ce fut le cas du 1er au 12 juin 2019,"prône la violence armée" contre les civils au Sahara marocain.
"Elle n'est aucunement, une soi-disant activiste des droits de l'Homme, mais un agent du +polisario+ et de l'Algérie, qui appelle à la violence et à l'action militaire", a-t-il insisté, ajoutant que cette personne est utilisée par le +polisario+ et l'Algérie pour induire la communauté internationale en erreur sur des prétendues violations mensongères des droits de l'Homme au Sahara marocain.
Et de poursuivre que la personne mentionnée par la délégation algérienne n'est nullement soumise, ni à des abus sexuels, ni à une résidence surveillée comme le prétend Alger. "Elle est libre de ses actions. Cette personne quitte le Maroc et les provinces du Sud du Royaume par un passeport marocain et voyage à Genève, en Algérie, à l'université de Boumerdes, et partout dans le monde pour dire des mensonges contre le Maroc", a encore indiqué le diplomate, ce qui témoigne, selon lui, du respect et de la promotion des droits de l'Homme par le Maroc, tel qu'internationalement reconnus.
Il a souligné que la dénommé Khaya "a été contactée par le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), qu'elle a refusé de rencontrer parce qu'elle ne veut nullement parler des droits de l'Homme, elle veut seulement les instrumentaliser".
Il a, dans ce cadre, noté que la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, Mary Lawlor, évoquée par la délégation algérienne, s'est définitivement dessaisie de son cas, étant convaincue du caractère fallacieux des allégations de Sultana Khaya. Mme Lowlor a pris cette décision lorsqu'elle a vu ces photos, véridiques, a-t-il relevé, ajoutant que la Rapporteuse spéciale a bien compris que la dénommée Khaya manipule les droits de l'Homme pour des visées politiques et séparatistes.
En réponse aux mensonges algériens sur de prétendus cas de violations sexuelles au Sahara marocain, le diplomate a souligné que "c'est en Algérie, où de jeunes hommes et femmes du Hirak sont violés et sexuellement agressés dans les commissariats de police algériens".
"C'est une réalité et cela a été repris par les médias internationaux et nationaux", a-t-il dit, en évoquant, par la même, les "violations des droits des femmes et les violences sexuelles dans les camps de Tindouf en Algérie, perpétrées sous la supervision et avec l'accord des autorités algériennes".
Il a cité, dans ce sens, la situation des femmes et des filles, "laissées à la merci de l'Algérie et du groupe armé séparatiste +polisario+ qui propagent la terreur dans les camps, censés être purement civils, alors qu'ils sont militarisés à outrance".
Le diplomate a rappelé, à cet égard, que plus de 150 jeunes filles étaient retenues contre leur gré dans ces camps, notamment Maloma Morales, Darya Mbarek Salma, Najdiba Mohammed Belkacem, Koria Bedbad Hafed. "Ces femmes ont toutes été victimes de violences sexuelles dans les camps, avec la complicité de l'Algérie", a-t-il dit.
Il a, de même, évoqué le cas du soi-disant chef du +polisario+, le séparatiste Brahim Ghali poursuivi devant les juridictions espagnoles pour crime contre l'humanité, viol et agression sexuelle contre Khadijatou Mahmoud.
Avec des photos à l'appui, montrées séance tenante aux membres du Conseil de Sécurité, M. Kadiri a également évoqué la question des enfants-soldats enrôlés dans les camps de Tindouf avec "la bénédiction et la complicité de l'Algérie". "Ce sont des photos réelles et certaines d'entre elles sont sur des sites web des séparatistes du +polisario+", a-t-il dénoncé, ajoutant que ces enfants sont privés de leurs droits les plus élémentaires.
"L'Algérie est très mal placée pour parler de la question des droits de l'Homme au Sahara marocain" a-t-il souligné, en affirmant que "la situation des droits de l'Homme au Sahara est mille fois meilleure que la situation en Algérie".
A cet égard, il a noté que ces droits sont "pleinement et complètement" protégés au Sahara marocain, conformément aux standards internationaux les plus élevés, rappelant que les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la 2602, attestent du respect de ces droits par le Maroc et du rôle joué, dans ce cadre, par ses institutions nationales, notamment le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) et ses Commissions régionales à Laâyoune et Dakhla.


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