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Ouahbi brise le silence sur la Moudawana et tacle Benkirane
Publié dans Hespress le 21 - 07 - 2025

Dans un entretien exclusif accordé à Hespress, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a livré une mise au point d'une rare franchise sur l'avancée de la réforme de la Moudawana. Entre clarification stratégique et riposte subtile aux déclarations d'Abdelilah Benkirane, le responsable gouvernemental a affiché un ton ferme et profondément engagé.
Dès les premières minutes de l'entretien, Abdellatif Ouahbi a tenu à replacer le chantier de la réforme du Code de la famille dans son cadre institutionnel et politique. « La Moudawana relève des hautes orientations royales et des travaux d'un comité spécialisé. C'est un chantier national, et je puis vous assurer que je le suis de très près. Nous en sommes aux ultimes tâches et nous travaillons en parfaite coordination avec plusieurs entités. J'y suis investi corps et âme », a déclaré le ministre, pesant chaque mot.
Depuis plusieurs mois, des rumeurs insistantes prêtaient à certains cercles l'intention de lui retirer le dossier. Une thèse qu'il balaie d'un revers de main : « En aucun cas le projet n'a été enlevé de mes mains. Bien au contraire, nous sommes dans une phase intense d'études et de finalisation. Il y a des voix qui souhaiteraient me voir écarté du processus, mais leurs vœux ne seront pas exaucés ». Un propos ponctué d'une pointe d'ironie qui en dit long sur la sérénité affichée du ministre.
Le débat autour de la Moudawana ne s'est pas limité au cadre institutionnel. Les récentes déclarations d'Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD, ont jeté de l'huile sur le feu. L'ancien chef de gouvernement a affirmé, sans ambages, que « le mariage est primordial pour les filles », déclenchant un flot de réactions d'associations féminines, y compris au sein même de la mouvance pjdistes.
Interpellé sur cette sortie médiatique, Abdellatif Ouahbi a choisi un registre à la fois critique et mesuré : « J'ai suivi cette polémique et je conteste ce qu'il dit, mais sous quelle qualité devrais‐je réagir ou diriger les propos d'un confrère ? J'ai mes propres convictions, et je les ai déjà exprimées haut et fort. Benkirane, lui, doit assumer ses responsabilités face à ses propos ».
Certains soutiens de Benkirane ont tenté d'appuyer ses déclarations par les données du RGPH 2024, qui révèlent un recul marqué du nombre de mariages et du taux de fertilité. Une lecture que le ministre balaie d'un constat plus large : « Même les mariées n'ont pas la garantie de leurs droits. Si une femme se marie et qu'ensuite elle se retrouve divorcée, où sont ses droits ? Un jour, elle peut se retrouver à la rue, sans argent, sans recours. Vous ne voyez que celles qui ne se sont pas mariées... mais regardez aussi la situation des divorcées ».
Et de marteler : « Le mariage n'est ni un succès en soi, ni un exploit. Il ne doit pas être le seul horizon pour la femme ». Un rappel qui replace la réforme dans une logique de protection des droits et non de reproduction de normes sociales dépassées.
Sur un plan plus personnel, Abdellatif Ouahbi n'a pas esquivé la question de sa relation avec Benkirane : « C'est une relation basée sur la différence. Je le respecte, même s'il m'arrive de subir de sa part des manquements au respect. Mais c'est Benkirane : il n'a pas changé, rien de nouveau ».
Avant de conclure par un proverbe marocain qu'il affectionne : Si tu aimes quelqu'un, accepte aussi ses défauts. Au‐delà des polémiques et des piques politiques, l'essentiel demeure : la réforme de la Moudawana entre dans sa phase finale. « Le projet touche à sa fin », a confirmé Ouahbi, évoquant des concertations qui se poursuivent et des arbitrages qui s'affinent.
Dans un paysage politique souvent traversé par des discours clivants, la position du ministre de la Justice sonne comme un appel à la raison et à la constance. Un chantier stratégique est en marche, et derrière les polémiques, c'est une page importante des droits des femmes au Maroc qui est en train de s'écrire.


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