Service militaire : Plus de 900 candidats accueillis à Larache    Cinq morts dans une bousculade avant le concert de Soolking    Divided G-7 Leaders Headed for Clashes at Tense French Summit    Tétouan : Un jeune homme se donne la mort par pendaison    Casablanca : 3 ans de prison pour un escroc récidiviste    La première journée dominée par les Sud-africains : Le Maroc décroche la médaille de bronze au relais 4x100m nage libre    Vidéo : Luis Suarez poursuivi par des fans à Tanger…    Renaissance Sportive de Berkane : Fouzi Lekjaa quitte la présidence    Le troisième Festival national de Marmoucha du 30 août au 1er septembre    11ème Festival «Voix de Femmes» de Tétouan : Daoudia, Najat Rajoui et les autres    Le droit à la TERRE !    Jeux Africains: Les Lionnes font mieux que les Lionceaux    Belksiri : Arrestation d'un multirécidiviste apparu sur les réseaux sociaux en possession d'armes blanches    Label'Vie récompense les bacheliers    RFI : C'est un véritable défi que le Maroc a relevé    Actifs immobiliers. Baisse des prix d'environ 1% au 2e trimestre    Barid Al-Maghrib participe au concours du plus beau timbre-poste lancé par PUMED    Classe moyenne : Une reconnaissance royale    Cristina López Barrio: Tanger la «captivante»    Budget des régions. Le dispositif projeté pour 2020    Marquage fiscal : En cas de victoire, De La Rue peu soucieux d'honorer son contrat ?    La mode veut agir pour l'environnement, mais sans contraintes    Souss-Massa : Plus de 2 MMDH pour 83 projets au 1er semestre 2019    Edito : Rentrée    Le patron de la Fed joue gros avec son discours vendredi    Tensions et dissensions attendues au sommet du G7 qui s'ouvre samedi en France    Ocean Viking: Les réserves de nourriture s'épuisent (MSF)    Italie: le Premier ministre Giuseppe Conte démissionne…    «Les Forces Armées Royales, la Marche de la fidélité et l'esprit du renouveau» : Un livre qui traite de l'action royale permanente en faveur de la modernisation des FAR    Parlement. Vacances prolongées ?    Initiative «Cinéma sur la Muraille» : Le 7ème art à l'honneur à Essaouira    M'barek Boussoufa rejoint le club d'Al-Sailiya    Le régime syrien va permettre aux civils de sortir de la région d'Idleb    News    Le partenariat Afrique-Indonésie doit reposer sur une logique gagnant-gagnant    Vers le renforcement de la coopération entre le Parlement marocain et l'UIP    Mise en service à Rabat des nouveaux autobus    Féminicide à Sidi Slimane    Divers    Faire souvent la sieste, un signe précoce d'Alzheimer ?    Le Maroc et les Iles Fidji veulent booster leurs relations    Le Soudan se dote d'un nouveau pouvoir    L'ultime défi de l'Imperatore Franck Ribéry à la Fiorentina    Coupe arabe Mohammed VI des clubs champions : L'IRT gagne mais sa qualification reste compromise    Abdelhamid Azzubair, un artiste éclectique qui exalte la calligraphie arabe    Dwayne Johnson récupère sa place d'acteur le mieux payé au monde    Le Festival international de Volubilis de musique mondiale traditionnelle de retour à Meknès    L'orchestre philharmonique Symphonyat attendu à l'hippodrome de Casablanca    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Portrait : Lotfi Bouchnak : L'authentique troubadour de la chanson arabe
Publié dans Albayane le 11 - 08 - 2010

Lotfi Bouchnak est né le 18 janvier 1952 à Tunis, d'une famille d'origine vraisemblablement bosniaque, est un chanteur, oudiste et compositeur tunisien élève de La Rachidia. Il est également ambassadeur de la paix auprès de l'ONU depuis le 12 juillet 2004 et ambassadeur honorifique du Festival de la chanson orientale à Sarajevo depuis mars 2004.
Dans les quartiers de la médina de Tunis, notamment de celui d'Halfaouine qui a produit nombre d'artistes et où se mêlait charmeurs de serpents, conteurs, musiciens de rue, et cafés chantants, Lotfi Bouchnak grandit dans un environnement qui associe l'enracinement aux principes de la famille arabo-musulmane, le rythme effervescent de son quartier et l'amour pour la musique traditionnelle tunisienne et orientale. Cette association a forgé sa forte personnalité, un sens de la perfection, une grande sensibilité et déterminé ultérieurement son parcours artistique.
Dès son jeune âge, il s'intéresse à la musique et reprend les chansons de la diva Oum Kalthoum et des maîtres de la chanson égyptienne. Il intègre ensuite la Jeunesse musicale tunisienne puis La Rachidia comme premier soliste. Il peut y pratiquer le chant, dont il améliore la technique avec le maître de la musique orientale et virtuose de l'oud, Ali Sriti. Cet apprentissage lui permet d'accéder très tôt à une maîtrise de la musique classique égyptienne et surtout d'élargir sa maîtrise des techniques vocales et instrumentales syro-andalouses et turques : muwashshahs, qasids, dawrs et maqâms irakien, chant mystique et même opéra. Ceci lui permet d'exceller dans l'interprétation du malouf et de développer un style d'interprétation particulier, avec une nette propension à l'improvisation (irtijel) - un genre de chant délaissé car difficile- sur des strophes classiques ou des poèmes en arabe dialectal ; ces derniers mettent en valeur ses qualités vocales.
Chanteur hors pair, ses possibilités vocales et sa technique lui permettent de toucher à la perfection avec ses envolées, ses variations, ses ornementations et ses pics inégalables selon Slaheddine Grichi ; il fait preuve selon lui d'intelligence et d'une extrême rigueur, ne craignant pas de bousculer l'ordre établi, d'innover et de varier son produit autant sur le fond que sur la forme.
Il a travaillé par ailleurs avec des artistes connus comme l'Egyptien Sayed Mekawi, l'Irakien Fathallah Ahmed et l'autre talent de la musique tunisienne, Anouar Brahem. En plus de ses talents d'interprète et d'oudiste, Lotfi Bouchnak commence vers le milieu des années 1980 une carrière de compositeur. Il écrit une chanson pour Cheb Khaled et des titres pour le groupe de rap marseillais IAM. Afin de veiller à la bonne exécution de ses arrangements musicaux, il a même mis en place son propre studio d'enregistrement : Midophone.
Par sa richesse et sa variété, Bouchnak a créé un répertoire unique en son genre dans la musique arabe, ce qui lui permet d'affirmer « qu'il ne cherche plus à trouver une place dans le monde artistique mais à laisser une empreinte dans l'histoire ». En effet, dans une complicité avec ses deux compagnons de route de longue date, le parolier de la majorité de ses chansons (Adem Fethi) et son arrangeur et ingénieur de son (Mohsen Matri), Bouchnak a interprété et composé tous les genres musicaux — malouf tunisien, andalou, égyptien, khaliji dont Leïla composée par le cheïkh Mohammad ben Rached Al-Maktoum symphonique, etc. - et une grande variété de thèmes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.