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Le sortir de l'ornière
Publié dans Albayane le 01 - 02 - 2011

La pièce de théâtre intitulée «Il / Houwa» tissue par Driss Ksikes et mise en scène par Jaouad Essounani suscite moult réflexions et autant de questionnements. Les mots de Driss Ksikes et le parti pris d'eux par Jaouad Essounani sont l'extrapolation des questionnements d'hier comme aujourd'hui. Le pourquoi et le comment s'étalent dans toute la pièce cherchant refuge sous le règne du personnage « IL ». Nous assistons à des réflexions sociologiques simples mais qui ne sont pas aussi simplistes qu'elles paraissent et qu'il faut explorer minutieusement. Présence d'exploitation et absence d'exploitant. « IL » est toujours absent. « IL » est devant des Hommes d'action et de sensation : les Utérriens.
En explorant le réseau des mots de la pièce où la langue de Molière juxtaposée avec la langue éprouvée (La darija ; langue du future et du développement), ainsi que leurs tissus, nous sentons une quête vers la voie «Ilane». Les utérriens sont sur le qui-vive et vivent dans un désarroi, néanmoins, ils ne cherchent qu'à devenir terriens. Le soubassement de vulnérabilité éthique les auréole d'une aura impalpable qui par sa pression ne laisse point la pièce se jouer comme elle se doit.
C'est ainsi contre lui-même que le personnage, l'Utérrien, doit lutter pour atteindre un espace, une scène de jeu qui ne lui est jamais permise pour s'exprimer mais qu'il doit toujours en quelque sorte étaler et construire sans soumission. Le mur est dans la ligne de mire des utérriens. L'opacité. Un composite éparpillé dans un agrégat de réflexions vers une virtualité intangible dont les utérriens n'ont guère la mainmise. Mais c'est qui d'abord ‘Il' ? ‘IL' n'est pas défini…serait-ce immortel ?
‘IL' est une force omniprésente, comment l'atteindre ? et pourquoi donc ? Les utérriens cherchent à immobiliser son snobisme et son éclaboussement sans peur ni crainte.
A l'unanimité, les personnages ont plié l'échine sous le même règne du violon espérant tâter l'hautain insaisissable sous un regard en quête de détachement. Le sortir de l'ornière. Et l'exagération du processus circulaire entraine un rétrécissement de l'intelligence.
D'ors et déjà, Ils se sont tenus Debout en restant inclinés dans un manquement d'aire de respiration et de soulagement accaparé par d'insolites statues.
Recroquevillés dans le repliement entre des statues solidement campés à la six-quatre-deux, les utérriens attendent ‘‘Il''. Accroupis sur le même statut, ils communiquent en dessous. Au fil du temps, ils sont blasés, néanmoins, justement l'ajustement des rênes est entamé afin de briser le clapet de non retour et de dévier le regard dirigé vers le summum. De qui ? De quoi ? Serait-ce le summum du néant ? L'échec réussi ? La force, le pouvoir ou la mainmise ?
L'archet, meneur de la musique, frotte l'instrument tenu entre l'épaule et le menton et insiste sur l'inclinaison de la tête. Utérriens dociles, qui, les yeux en bas, guettent l'usurpation du charisme d''Il' en tant que tel. Tant de questionnements assaisonnent les actes des utérriens qui sous le vocable de «Il», recherchent le fil conducteur… et essayent d'ébranler le ‘Fatalisme'.
Des scènes pathétiques, c'est à la fois une quête de la connaissance emphatique et une perception éloignée vers l'adret. Or, de l'Ubac à l'adret, les utérriens n'ont pas cessé de déblatérer sur une aire où le bas baisse afin de se métamorphoser et devenir des terriens. Serait-ce leur ultime souhait ?
Une mise en scène démesurée qui, par extrapolation, montre que les couleurs sont faites pour occire la monotonie. En fait, qui vise la sommité, n'attend point l'ascenseur. In fine, avec acharnement, les Utérriens exercent l'emprise sur leur environnement. Mais, comment en serait-il autrement ? «Servius fedelis perpetus asinus».


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