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Assurance maladie obligatoire : Le casse tête de la solidarité
Publié dans Albayane le 23 - 02 - 2011

Rien n'est trop cher dès qu'il est question de préserver la santé ou la vie, pour faire face aux dépenses inhérentes à la maladie et se prémunir surtout quand les aléas de l'âge finissent par vous rattraper, car c'est quand on est vieux qu'apparaissent bien des maladies.
En mettant en place l'AMO, on a fait le choix de permettre au plus grand nombre d'avoir accès à des soins de santé. Aujourd'hui, on nous dit que les Marocains retraités se soignent au dessus de leurs moyens.
Le préambule de la loi souligne que l'amélioration du niveau de santé de la population constitue une des composantes essentielles de la politique de développement social et que l'une des priorités de l'Etat en matière de santé est d'assurer à toute la population l'égalité et l'équité dans l'accès aux soins.
Les principes suivants sont clairement exprimés (article 1) :
Le fondement du financement de la santé sur les principes de solidarité et d'équité. La prise en charge collective et solidaire des dépenses de santé.
La généralisation à terme de la couverture médicale de base.
L'accès universel aux soins à terme.
L'interdiction de toute discrimination due à l'âge, au sexe, à la nature de l'activité, au niveau et à la nature du revenu ou aux antécédents pathologiques.
Les vieux : De grands consommateurs de soins
Une étude a été réalisée par la direction de l'Assurance maladie obligatoire de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), et a été présentée au Conseil d'administration de la CNSS, tenu le 2 février. Cette étude a porté sur l'évolution des prestations remboursées ainsi que la population couverte durant les cinq premières années de fonctionnement du régime.
Les résultats de cette analyse ont montré que le nombre des ayants droit a atteint 2,73 millions de personnes en décembre 2010 contre 1,84 million en 2006. Cependant, il est important de noter que tous ces ayants droit n'ont pas bénéficié des prestations d'assurance maladie. Sur les cinq premières années d'application, le nombre de personnes ayant recouru aux prestations dans le cadre de l'Amo est passé de 54 879 en 2006, à près de 333 000 en 2010. En tout, un cumul de 735 200.
La répartition des prestations par type d'assuré révèle que globalement la consommation moyenne annuelle d'un bénéficiaire pensionné se situe à 3 782 DH contre une consommation de 1 644 DH pour un assuré actif. La fréquence annuelle chez l'assuré pensionné est de 3,07 dossiers contre 2 chez le bénéficiaire actif.
Toujours selon les résultats de cette étude, 58,3% des patients sont des femmes et 41,7% des hommes. Le montant moyen du dossier de l'homme est légèrement supérieur à celui de la femme.
Sur la même période, l'étude révèle que le nombre annuel de bénéficiaires a, en moyenne, progressé de 57% par an. La hausse a été plus prononcé e en 2010, soit 121% par rapport à 2009, le nombre de bénéficiaires étant passé de 150 425 à 333 122. Cette évolution est due à l'extension de l'Amo aux soins ambulatoires, opérée en février 2010. En revanche, le montant moyen remboursé par dossier a chuté, passant de 1570 DH en 2009 à 970 DH en 2010.
Enfin, en 2010, première année de l'extension à l'ambulatoire, la CNSS a reçu 463628 dossiers de remboursement pour cette seule catégorie. Le montant des prestations remboursées s'est élevé à 142,80 MDH, soit 19% du montant des prestations servies en 2010.
N'importe quel Marocain moyen qui cotise à l'AMO sait qu'il lui est impossible d'assumer seul les dépenses de santé, pour lui – même ou pour un membre de sa famille dont il a la charge (ayant droit), quand la moindre journée d'hospitalisation dans une clinique est facturée à plus de 800, voire 1.000 DH, quand le prix d'une césarienne atteint 9.000 ou 12.000 DH, une séance de dialyse 800 DH . Voilà qui n'est pas à la portée de toutes les bourses .Seule l'AMO permet de faire face à ces dépenses souvent vitales. Toute remise en cause de ce droit serait invraisemblable.
C'est vrai que l'AMO est une machine à sous généreuse, redistribuant, au coup par coup les centaines de millions de DH de cotisations prélevés sur les salaires.
Cela a permis durant ces 05 dernières années à une frange importante de notre population de se porter un peu mieux.
Mais parait – il que l'AMO vit au-dessus de ses moyens. Une étude effectuée par les services de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (Cnops), et présentée au Conseil d'administration de la caisse qui s'était réuni le 28 décembre 2010, avait révélé que l'équilibre financier de cette caisse est menacé dans un délai plus proche que prévu.
Les premiers déséquilibres apparaitront d'ici un an avec un déficit global de 137 MDH au titre de l'année 2012. Dés 2016, la viabilité du régime sera remise en cause, avec un déficit cumulé de 4 milliards de DH et qui atteindra 11 milliards de DH en 2020. La CNOPS ne pourra plus alors honorer ses engagements.
Vous avez dit solidarité
Pour sauvegarder l'AMO, la CNOPS suggère entre autres solutions la révision des taux de cotisation avec ou sans déplafonnement du montant global de la cotisation. Nous estimons que cette suggestion mérite d'être plus travaillée dans le sens où il n'est pas juste, ni équitable que des hauts fonctionnaires par exemple qui touchent des millions par mois se voient prélever le même montant qu'un fonctionnaire moyen qui lui a un salaire de 6.000 ou 7.000 DH. Il est temps que les cotisations soient calculées sur la totalité des salaires.
Les retraités doivent pouvoir vivre en paix le temps qui leur reste à vivre et tant mieux s'ils se soignent plus que les actifs qui sont jeunes.
Après tout, c'est ça la solidarité.


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