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Cancer du sein : Bien informer pour mieux dépister
Publié dans Albayane le 06 - 03 - 2011

Chaque année, un million de cancers du sein sont découverts dans le monde et 400.000 femmes en meurent. On estime ainsi qu'une femme sur neuf développera un cancer du sein au cours de sa vie. De ce fait, le cancer du sein est un problème majeur de santé publique. Dans ce cadre, l'information correcte des femmes est essentielle. Le rôle du médecin traitant est capital dans la diffusion d'une information objective et validée scientifiquement.
Le cancer du sein est la maladie la plus redoutée par les femmes, de par sa fréquence mais surtout son extrême gravité, qui mène inexorablement à la mort quand le diagnostic est établi tardivement.
Selon les estimations avancées par les spécialistes chaque année, le Maroc enregistre 13.000 à 15 000 cancers du sein annuellement, dont 53% des cas en milieu urbain et 73 % en milieu rural. Il touche de plus en plus la tranche jeune de la société (entre 20 et 55 ans).
Au-delà des chiffres, ce sont les retards accusés dans l'établissement du diagnostic, qui conduisent au drame. Il est avéré que 50 % des femmes marocaines chez qui un cancer de sein est dépisté, sont déjà à un stade avancé. Il devient alors difficile de pronostiquer la guérison, malgré les différentes possibilités thérapeutiques mises en œuvre. C'est pourquoi, la femme se doit d'être vigilante à partir de 35 ans et faire un dépistage à l'âge de 40 ans.
Intérêt du dépistage précoce
Le dépistage précoce du cancer du sein permet d'augmenter le taux de guérison et il permet aussi de préserver l'intégrité anatomique du sein. En effet, lorsque la tumeur maligne est diagnostiquée au premier stade (taille de moins d'un centimètre, sans envahissement ganglionnaire), la guérison est assurée à 90%. Ce n'est donc pas le cancer qui tue, mais son diagnostic tardif ! Pour cette raison, les praticiens ne cessent de plaider pour le dépistage préventif, chez toutes les femmes, âgées de 40 ans et plus. Il est donc important de surveiller attentivement les modifications de la poitrine. Ainsi, toute grosseur nouvelle au sein ou à l'aisselle, toute modification de la forme ou de la taille de votre sein, tout écoulement par le mamelon, ou encore tout changement notoire de l'aspect de la peau du sein ou de l'aréole - crevasses, pigmentations doivent être signalées à votre médecin car ils constituent les symptômes visuels les plus répandus et qui doivent alerter. Un suivi médical régulier, au moins une fois par an, par le médecin généraliste ou par le gynécologue est donc conseillé.
Informer encore et toujours
Le cancer du sein fait régulièrement l'objet d'articles dans les journaux, revues et magazines , des d'émissions radio et télévisées lui sont consacrées depuis des années . Mais force est de constater que les femmes restent mal informées.
Cet état de fait a un impact négatif sur le dépistage de ce fléau. Malheureusement, par défaut d'information et de sensibilisation, plus de la moitié des malades (60 à 70%) arrivent en consultation à un stade avancé.
Entre analphabétisme, ignorance, fausse croyance, tabou, les femmes sous-estiment le risque d'être un jour atteinte du cancer du sein. Beaucoup de femmes pensent que le risque de faire un cancer du sein diminue avec l'âge alors que l'incidence, entre 50-54 ans est 4 x plus élevée (265/100 000 en 1998) que l'incidence entre 35 et 39 ans (65/100 000 en 1998). Elle continue à augmenter légèrement jusqu'à 79 ans.
Information sur le dépistage du cancer du sein
Le dépistage s'adresse à des femmes asymptomatiques. Il a pour objectif de réduire la mortalité liée au cancer.
La méthode la plus fiable pour réaliser le dépistage du cancer du sein est la mammographie.
Plusieurs études ont démontré que la réalisation d'une mammographie, chez les femmes à partir de 45 - 50 ans, permet de réduire la mortalité liée au cancer du sein.
Le dépistage permet de détecter la présence d'un cancer de petite taille et grâce à cela d'augmenter les chances de guérison.
Le dépistage a d'autres effets positifs: réduire la lourdeur des traitements et rassurer les femmes dont la mammographie est normale.
Toutefois, des examens complémentaires comme l'échographie, l'IRM, la biopsie peuvent être nécessaires pour préciser une anomalie décelée sur le cliché de la mammographie. La femme, pour sa part, peut procéder à une auto-palpation tous les mois, deux à trois jours après la fin de ses règles (les seins sont moins sensibles) ou à date fixe (si elle est déjà ménopausée).
Les facteurs de risque du cancer du sein
Malgré les progrès qui ont permis de mieux connaître les mécanismes de développement des cancers, les causes du cancer du sein ne sont actuellement pas connues. Néanmoins, les études ont mis en évidence certains facteurs de risque qui favorisent le cancer du sein. Il existe différents types de facteurs de risque de survenue d'un cancer du sein :
Le sexe féminin, 99% des cancers du sein apparaissant chez la femme, 1% chez l'homme.
L'absence de grossesse ou première grossesse après 35 ans.
Les premières règles précoces avant l'âge de 12 ans
Le risque s'accroît avec l'âge.
Une ménopause tardive survenant après 55 ans.
Les facteurs génétiques, la présence de certains gènes prédisposent à l'apparition d'un cancer du sein.
L'alimentation : globalement, certaines recommandations permettent de prévenir le cancer du sein : manger plus de fruits et de légumes, éviter les aliments trop salés et trop sucrés… Par ailleurs, la consommation d'un certain type de graisses comme les oméga 3 - contenus dans les poissons, fruits de mer et huile de colza - peut aussi contribuer à prévenir cette pathologie. Une alimentation saine et équilibrée doit être associée à une activité physique régulière.
Même si la présence d'un ou de plusieurs de ces facteurs favorise le développement d'un cancer du sein, il faut savoir que, mis à part les facteurs familiaux ou génétiques, ces facteurs augmentent généralement assez peu le risque: une femme qui possède une ou plusieurs de ces caractéristiques peut ne jamais développer un cancer du sein.
En revanche, il est possible qu'une femme n'ayant aucune de ces caractéristiques soit atteinte d'un cancer du sein.
Les facteurs de risque ne permettent donc pas de déterminer les causes exactes à l'origine d'un cancer du sein chez une femme.
En conclusion, on ne saurait trop insister sur l'importance de l'information dans la lutte contre le cancer du sein.
Une information pertinente qui soit a la portée de toutes les femmes Marocaines, une information compréhensible, dans toutes les langues Arabe, Amazigh, Français, Espagnol. Une information continue dans le temps et non pas celle a laquelle on nous a habitué, c'est-à-dire à l'occasion de la journée mondiale de telle ou telle maladie.
Les médias ont un rôle très important a jouer dans la prévention de ce terrible fléau, ils doivent donc s'impliquer.
Les associations qui luttent contre le cancer devraient mieux s'organiser afin que l'information soit continue et puisse couvrir toutes les régions et zones du territoire national. L'objectif de cette approche reste bien entendu celui de mettre toutes les chances du coté des femmes côté au cas où elles développeraient un cancer du sein.
Plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes. Grâce au dépistage précoce, la moitié des cancers du sein sont décelés alors qu'ils mesurent moins de 2 cm ! Ce niveau de détection permet d'atteindre de très hauts taux de guérison tout en réduisant considérablement l'agressivité des traitements appliqués. Il est donc important de vous informer sur le cancer du sein car cela peut vous sauver la vie.


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