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Le PPS en campagne pour le référendum : Lors d'un meeting politique historique présidé par le Secrétaire Général : Le PPS et les Imazighens du Moyen Atlas fêtent la constitution à Dayt Aoua
Publié dans Albayane le 28 - 06 - 2011

Un remarquable élan de mobilisation a caractérisé le meeting populaire présidé par le secrétaire général du PPS et organisé dimanche dernier à la commune rurale de Dayt Aoua (province d'Ifrane), transformé en une journée de fête dédiée à l'officialisation de la langue Amazigh.
En effet, les alentours du beau lac de Dayt Aoua ont servi d'écrin naturel frappé aux couleurs nationales pour la tenue de ce meeting politique qualifié d'historique qui s'inscrira sans nul doute dans les annales de la région. De nombreuses tribus du Moyen Atlas, de Ait Seghrouchen, d'Irklaouen, de Ait Segougou, de Zayanes, …ont tenu à participer à cette rencontre initiée par le PPS dans le cadre de son programme de mobilisation pour le «Oui»en faveur de la nouvelle constitution. Des processions humaines se sont convergés, qui à pieds qui à dos de mulets ou en voitures, vers le lac Aoua dont la fraîcheur a nourri l'enthousiasme de ces « pèlerins du changement» qui ont bravé la chaleur étouffante et les difficultés du transport.
Au pays des Imazighens, le son de cloche était différent ce dimanche 26 juin. C'est la tonalité de la victoire qui a retenti tout au long de ce meeting. «C'est notre jour de fête» déclama Mohamed Outaled député PPS et président de la Commune Rurale de Dayt Aoua, qui dans son allocution de bienvenue, a insisté sur les atouts de ce nouveau projet constitutionnel qui marque, dit-il, «un tournant historique dans l'évolution démocratique de notre pays», que, «chacun, ajoute-t-il, doit se mobiliser pour aboutir à sa mise en œuvre». Pour sa part, Nabil Benabdellah, très ému devant l'accueil chaleureux qui lui a été réservé, ne manquera pas dans son discours prononcé à cette occasion de revenir et de rappeler « la longue bataille menée par le PPS depuis sa création et dont la réforme constitutionnelle a été son cheval de bataille sur tous les fronts.» Et le secrétaire général du PPS qui a été accompagné par une forte délégation constituée des membres du Bureau politique et du Comité Central, d'égrener un chapelet de mesures et de dispositions proposées par le PPS et qui ont pris en compte dans la nouvelle constitution. S'agissant de l'officialisation de la langue Amazigh et selon des observateurs du mouvement Amazigh, le PPS reste le parti marocain le plus crédible dans son combat contre les discriminations linguistiques et socio-économiques dont est victime cette population qui vit avec l'impression d'être considérée comme une « société des marges». M. Nabil Benabdellah, indiquera à ce sujet que le PPS n'a pas emprunté des voies détournées comme le font d'autres partis dans son combat pour la reconnaissance de l'Amazighité et dans la défense des causes légitimes de cette «composante essentielle de l'identité marocaine». Mais il est resté debout sans sourciller devant les pressions et «les arrangements d'occultations de la question». «Aujourd'hui, c'est l'aboutissement d'un long processus qui va permettre sans nul doute aux marocains «la réconciliation tant espérée et la réappropriation d'un patrimoine identitaire tant réclamé et garant de la cohésion nationale et sociale», explique le S.G du PPS. L'idéal progressiste chevillé au corps, M. Benabdellah, profitera de la brèche pour appeler «à la vigilance car la lutte doit continuer», pour «faire aboutir la mise en œuvre de cette constitution et «barrer la route aux opportunistes qui s'excitent aujourd'hui devant les larges prérogatives dont bénéficieront les représentants de la nation». Et d'ajouter que le citoyen doit assumer ses responsabilités car les textes ne suffisent pas».
C'est un changement de braquet où le citoyen doit jouer son rôle, note un militant Amazigh de la région. Comme l'a bien expliqué M. Nabil Benabdellah, «Aujourd'hui nous sommes entrés dans une nouvelle ère et une véritable démocratie rendue possible grâce à la volonté exemplaire d'un roi réformiste en parfaite symbiose avec l'évolution de son peuple». Gageons donc, chacun de son côté, de mener ce train révolutionnaire à destination. Avec ce premier forçage constitutionnel, un espoir est né. A Dayt Aoua, au rythme de Ahidouss, le son de la victoire a retenti.
Mohamed Ezzine
Rachid Roukbane à Biougra
Une constitution participative fondée pour un Maroc fort
n pleine tournée dans le sud, Rachid Roukbane, membre du bureau politique du PPS, a atterri, dimanche dernier, à Biougra, chef-lieu de la province de Chtouka Ait Baha, dans le cadre de la campagne que mène le parti en faveur du projet de la Constitution. Devant une assistance composée essentiellement de femmes, le dirigeant national a passé en revue les différents axes du document soumis au vote, vendredi prochain. Dans un langage simpliste, il aborda, de prime abord, le volet relatif à l'institution royale soulignant les principales attributions assignées à la monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale. Les prérogatives de l'exécutif se taillent une part considérable dans l'optique de la séparation, l'équilibre et la synergie des autorités. C'est ainsi que le chef de gouvernement jouirait de larges pouvoirs, notamment la responsabilité directe sur les politiques publiques. Dans le même contexte, le législatif est doté d'un réel dispositif en termes de mécanismes de législation, de contrôle et de suivi. Quant à la magistrature, poursuit l'intervenant, il est question d'un renforcement notoire de l'autonomie effective, sans pression ni immixtion. Par la suite, Roukbane s'est focalisé sur certains points du projet qui retiennent l'attention, notamment l'abolition du phénomène de la transhumance politique, la concentration de l'immunité parlementaire au strict droit de la liberté d'opinion, la reconnaissance de l'équité et de l'égalité de l'homme et de la femme, l'officialisation de l'amazighité, au côté de la langue arabe, ainsi que d'autres expressions marocaines, en particulier le Hassani tout en s'ouvrant sur les langues et les cultures universelles… Le conférencier a, par la suite, consacré un long chapitre aux libertés et droits contenus dans le nouveau projet, considérant que la constitution a intégré toutes les instances qui consolident la bonne gouvernance, la compétitivité saine, la moralisation de la vie publique, la lutte contre la dépravation et la corruption, la fortification des valeurs de la transparence, la responsabilité et l'interpellation. Enfin, l'intervenant a estimé que la révision constitutionnelle permettra le renforcement de l'Etat démocratique et moderne, inaugure une nouvelle ère dans le sillage du combat pour un Maroc libre et digne.
Biougra-Saoudi El Amalki
Meeting populaire du PPS à Mrirt
Karim Naitlho : «Nous votons Oui car nos revendications ont été satisfaites»
Le programme de mobilisation en faveur du «OUI» pour la nouvelle constitution initié par le PPS s'est poursuivi samedi dernier à Mrirt par l'organisation d'un important meeting populaire fort révélateur.
Fidèle à ses engagements et à ses initiatives pionnières dans la région, le PPS à travers l'Instance Provinciale de Mrirt, a été en effet le premier parti politique à ouvrir le portail de la maison de la culture d'Ait Sgougou pour rencontrer, débattre et expliquer aux citoyens de cette ville militante le « OUI » du PPS en faveur de la nouvelle constitution. Animée par Karim Naitlho, membre du Bureau Politique et Bouziane OuAli, membre du Comité Central, la rencontre qui s'est déroulée dans une ambiance empreinte de sérénité et devant une assistance hétéroclite, de tous les âges et de toutes les obédiences politiques et dont un grand nombre ont parcouru des kilomètres depuis leurs pénates englués dans les zones montagneuses de Khenifra pour y assister, a été une belle occasion de forcer le trait sur cette «exception marocaine» qui s'illustre aujourd'hui par la révolution tranquille que connaît notre pays à différents niveaux qui rend jaloux beaucoup d'autres pays . Comme l'a bien expliqué Maître Karim Naitlho, dans son exposé au cours de ce meeting, «la nouvelle constitution permettra sans nul doute, à ceux qui baillent à entendre nouveau règne convaincus d'avance que rien ne se produira, de se ressaisir et de voir que les marocains sont capables de bâtir une charpente constitutionnelle en parfaite harmonie avec les attentes des citoyens». En juriste avisé, Karim Naitlho s'attardera ensuite sur les nouvelles dispositions du projet constitutionnel qui, dit-il, est venu annoncer une véritable rupture avec les constitutions précédentes qui ont été comme de véritables cailloux dans la chaussure du processus démocratique marocain.
M. Naitlho rappellera à ce sujet le dur combat mené par le PPS, qui durant plus de soixante ans, a toujours été «un fervent défenseur de la réforme constitutionnelle» et qui «ne s'est jamais couché devant les pressions et a dit non quand il a fallu dire non», ce qui a valu à un grand nombre de militants du PPS, emprisonnements, tortures et privations. La position du PPS au référendum du 23 mai 1983 est dans tous les esprits, rappelle non sans amertume M. Naitlho qui se réjouit aujourd'hui de voir que le «nouveau projet constitutionnel a repris en grande partie les fondamentaux pour lesquels le PPS a toujours lutté».
L'amazighité, la suprématie de la constitution, la démocratie participative, la séparation des pouvoirs, l'égalité, les libertés et la primauté du droit…sont autant de dispositions contenues dans ce projet « très avancé » et qui nous ont convaincu, explique M. Naitlho, de voter et d'appeler à voter Oui pour cette nouvelle constitution. Pour sa part, M. Bouziane Ou Ali, qui ne cache pas sa fierté de voir l'officialisation de la langue Amazigh inscrite noir sur blanc dans la nouvelle constitution, a axé son intervention, exprimée en amazigh devant un public conquis, sur le rôle joué par les militants du PPS dans les mouvements réformistes Amazighs indiquant que la question Amazigh a toujours été au «fronton des doléances des dirigeants du PPS» notamment de feu Ali Yata dont la demande de la reconnaissance de la langue Amazigh au début des années 70 a suscité «des grincements de la part de quelques partis politiques qui se réveillent aujourd'hui et se précipitent devant la scène médiatique pour revendiquer son officialisation» regrette-t-il. La rencontre de Mrirt a été aussi l'occasion à de nombreux citoyens de cette ville meurtrie par le laisser-faire, la misère, la dépravation et une gestion mafieuse de prendre la parole pour exprimer leurs peurs légitimes et de s'interroger sur l'après vendredi 1èr juillet. Comme dira un intervenant, «ce n'est pas la constitution qui nous fait peur mais c'est le doute sur la capacité des partis politiques à concrétiser sa mise en œuvre».
M.E.Z


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