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Réactions
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 06 - 2011

Nabil Benabdellah, SG du PPS : «Les médias doivent aider les partis politiques»
«Il n'y a pas un argument précis qui pourrait convaincre les gens à aller voter. Par contre, il y a une approche globale à adopter, de nouveaux visages à présenter au peuple et une autre manière de faire de la politique. Nous avons dans le cadre du PPS entamé une série de 50 meetings sur 10 jours avec des sorties quotidiennes dans les rues du Maroc pour aller à la rencontre des gens», a souligné Nabil Benabdellah, SG du PPS. Et de poursuivre: «Par contre les médias doivent nous aider dans cette démarche. C'est une période cruciale où les médias doivent véhiculer une image positive des partis politiques».
Abdelouahed Radi SG de l'USFP : «Un nouvel état d'esprit pour le meilleur»
Selon M. Radi, «il y a d'innombrables raisons pour participer au référendum. Ce chantier impose un nouvel état d'esprit pour que la société, les citoyens et les partis politiques tendent pour le meilleur. Nous avons une nouvelle Constitution qui mérite un large programme pour qu'elle soit expliquée et commentée, ce qui convie tout le monde à participer activement à la vie publique. Ce texte enrichit les fondements de l'identité marocaine et garantit tous les droits individuels du citoyen selon un référentiel universel: liberté, dignité, droit au logement, à la santé, à l'éducation.... Il consacre une nouvelle distribution des pouvoirs plus clairs et définis...».
Mohand Laenser, SG du MP : «Il y a l'officialisation de l'amazigh»
Mohand Laenser, SG du MP, a expliqué que «pour son parti, il s'agit de montrer les apports réels et avant-gardistes du projet de la Constitution qui est avancée à tous les niveaux. Cela se traduit dès le premier article où il est question de monarchie constitutionnelle, parlementaire, démocratique et sociale. Le Roi n'a gardé que des prérogatives de chef d'Etat, le pouvoir du gouvernement a été renforcé, celui du Parlement aussi, la justice est plus indépendante. Il y a aussi l'officialisation de l'amazigh». Et de conclure : «A une Constitution de ce poids, il faut une participation massive. Nous avons un Roi citoyen, il faut un vote citoyen».
M'hamed Khalifa, membre du PI : «Une réponse adéquate aux attentes des citoyens»
«Il est utile de noter que la nouvelle Constitution compte parmi les dix premières Constitution au monde à avoir adopté la monarchie parlementaire comme régime politique du pays», souligne M'hamed Khalifa, membre du comité exécutif du parti de l'Istiqlal. Et de poursuivre que «cette nouvelle définition de la Constitution marque une étape importante de l'histoire du Maroc». À cet effet, M. Khalifa estime que «chaque citoyen, conscient des enjeux de l'avenir, trouvera en cette Constitution une réponse adéquate à ses attentes». «Donc pas besoin de les inciter au vote , car il voteront «oui»», conclut M. Khalifa.
Abdelilah Benkirane, SG du PJD : «Il n'y a pas eu de recul en matière d'identité»
«Nous dirons «Oui» pour consacrer les réformes et conserver la stabilité du pays dans le cadre de la monarchie. Nous allons dire «Oui» parce que le projet de la nouvelle Constitution est très en avance par rapport à la Constitution de 1996. Ce projet contient plusieurs points positifs. Il clarifie les prérogatives de l'Institution royale par rapport à celles du chef de gouvernement. Le projet de la Constitution renforce également l'indépendance de la justice et élargit les prérogatives du Parlement. Nous allons voter «Oui» parce qu'il n'y a pas eu de recul par rapport à la question de l'identité dans le nouveau texte», souligne M. Benkirane.
Milouda Hazib, membre du PAM : «Ce texte n'a pas besoin d'être défendu»
«Le projet de la Constitution n'a pas besoin d'être défendu. Il se défend lui-même. Nous n'avons pas besoin d'appeler les citoyens à voter. Notre mission aujourd'hui se rapporte à expliquer aux citoyens les dispositions de ce projet. Du point de vue de la méthodologie, ce qui fait la spécificité de ce texte c'est qu'il a été élaboré rien que par des Marocains. Pour ce qui est du contenu, le nouveau texte couronne le processus de réformes politiques et institutionnelles dans lequel s'est inscrit le Maroc depuis plus de 10 ans. Les citoyens vont voter «Oui» parce que le projet de la Constitution correspond parfaitement à leurs aspirations», souligne Mme Hazib.
Salaheddine Mezouar, président du RNI : «Un équilibre intelligent des pouvoirs»
«C'est un projet qui consolide les fondements de la Nation, son identité plurielle, son choix irréversible des principes démocratiques des libertés individuelles et collectives d'égalité homme-femme en admettant la parité», a indiqué M. Mezouar. «Il assure un équilibre intelligent des pouvoirs et intègre la responsabilité et la reddition des comptes. C'est un projet qui va asseoir les fondements de la pratique démocratique de la citoyenneté pour être en phase avec l'évolution politique, économique, sociale et culturelle du Maroc», a-t-il ajouté. «Cela va accélérer l'adéquation du Maroc avec les réalités du monde actuel», a-t-il conclu.
Abdelkrim Benatiq : «Un réel changement des structures»
«On n'est pas devant une simple réforme constitutionnelle, mais plutôt devant une révolution sur tous les niveaux», déclare Abdelkrim Benatiq, secrétaire général du Parti travailliste. «C'est pour la première fois au Maroc que la démarche est participative depuis la Constitution de 1962 en passant par 1972, 1992 et 1996. Jamais une démocratie n'a impliqué tous les acteurs politiques et la société civile dans un débat du fond comme nous le vivons aujourd'hui», a ajouté Abdelkrim Benatiq. «On est devant un réel changement de structures institutionnelles de l'Etat marocain», a conclu Abdelkrim Benatiq.


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