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Les téléfilms, fleurons de 2M
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 09 - 2003

De nombreux téléspectateurs ont dû remarquer la diffusion régulière sur 2M de téléfilms marocains. Avec deux fictions produites par mois, la deuxième chaîne a dynamisé l'industrie d'un genre inconnu jusque-là. Et ce ne sont pas les comédiens qui s'en plaignent.
Deux téléfilms marocains par mois. Tel est le pari réussi par 2M. Pari, parce que la production de téléfilms était une industrie inconnue des chaînes marocaines. «C'est une première!», précise Najib Refaïf, directeur responsable de l'unité fiction à 2M. Il ajoute que Nourredine Saïl, directeur général de la chaîne, est à la fois l'initiateur et le concepteur des axes de la production de téléfilms. « Partie de rien », comme l'explique Najib Refaïf, l'équipe chargée de la fiction peut s'enorgueillir aujourd'hui de l'une des plus belles réussites de la deuxième chaîne. Près de 40 téléfilms, et surtout du travail régulièrement fourni aux comédiens, aux techniciens et aux réalisateurs. L'acteur Mohamed Khayie ne tarit pas d'éloges sur les téléfilms produits par 2M : « Auparavant, nous attendions longtemps avant qu'une personne ne nous soumette un scénario. Aujourd'hui, les téléfilms de 2M nous permettent non seulement de travailler, mais ont créé de l'émulation parmi nous». Il ajoute que sans une production soutenue, l'industrie des films ne peut pas se développer dans notre pays.
Avant d'en arriver au chiffre de deux téléfilms par mois, l'équipe chargée de l'unité fiction a dû surmonter plusieurs difficultés. L'écriture du scénario de téléfilms était inconnue au Maroc. Il y avait seulement des scénaristes pour le cinéma, et il fallait qu'ils modifient leur écriture de façon à ce qu'elle soit fédératrice d'un très large public.
La chose n'a pas été aisée. Car, ce n'est pas à une communauté de cinéphiles que s'adresse un téléfilm, mais à un très large public. Et si des efforts ont été fournis depuis 2001, date à laquelle le premier téléfilm marocain a été diffusé sur 2M, le scénario demeure le talon d'Achille des fictions marocaines. Un genre noble comme la comédie n'a pas encore été interrogé par les scénaristes. La majorité des films diffusés sont en effet des drames sociaux et des polars.
En plus, le scénario est d'autant important qu'il constitue le seul critère d'évaluation des projets soumis à 2M. Un comité de lecture, constitué de cinq personnes, sélectionne les téléfilms après la lecture des scénarios. Ce comité ne rejette pas sans possibilité de rémission les scénarios défectueux. « On peut dire : oui, mais… », précise Najib Refaïf. Le “mais” a trait à la réécriture du scénario. Il arrive que des scénarios soient réécrits trois fois avant d'être acceptés par le comité de lecture.
Une fois approuvé par ce comité, le projet est soumis à la direction de production à la tête de laquelle se trouve le réalisateur Mohamed Abderrahmane Tazi. Ce dernier contrôle la forme des téléfilms, à savoir les aspects techniques et le langage strictement visuel, tandis que le directeur aomplice », précise Najib Refaïf à propos de sa collaboration avec Mohamed Abderrahmane Tazi. La direction de production s'occupe de surcroît de l'évaluation du financement des films.
Les budgets des téléfilms de 2M varient entre 550 000 DH et 800.000 DH. Ils constituent à peu près la moitié du financement d'un film cinématographique moyen. Les cinéastes marocains ne s'y sont pas trompés. Ils ont été les premiers à répondre à l'appel de la deuxième chaîne. Parmi ces réalisateurs, on trouve Farida Belyazid, Ahmed Bennani, Hakim Noury, Daoud Oulad Sayed et Ahmed Boulane. Mais il existe aussi des jeunes qui ont réalisé leur premier téléfilm grâce à cette aide à la production. Aziz Salmi et Mohamed Chrif Tribak entre autres. Ils dotent les jeudis de 2M de fictions auxquelles se sont habitués de nombreux téléspectateurs marocains. Ils encouragent aussi l'utilisation d'une langue qui ne déréalise pas les Marocains de leur vécu quotidien.
L'usage de la darija est peut-être la plus grande conquête des téléfilms de 2M. Il manquait cruellement aux fictions, diffusées à la télévision marocaine, l'usage de la langue de ses consommateurs.


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