Le ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a indiqué qu'au cours des cinq dernières années, près de 27.500 têtes de bovins ont été diagnostiquées positives à la tuberculose bovine grâce à un test de dépistage appelé « tuberculine ». Les bovins infectés ont été abattus et leurs éleveurs indemnisés conformément aux dispositions légales en vigueur, a-t-il indiqué. Dans une réponse détaillée à une question écrite de la conseillère parlementaire de l'Union nationale du travail au Maroc, Loubna Alaoui, le ministre a précisé que la tuberculose bovine figure parmi les maladies contagieuses présentes au Maroc, soumises à déclaration obligatoire et à des mesures de police sanitaire vétérinaire en vertu du dahir n° 1.75.292 du 19 septembre 1977 et de l'arrêté du ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime n° 837.13 du 8 mars 2013 relatif aux mesures complémentaires et spécifiques de lutte contre la tuberculose bovine. Le ministre a souligné que cette maladie est présente dans de nombreuses régions du monde depuis plusieurs décennies et que sa lutte nécessite la mise en œuvre d'un programme préventif s'étalant sur plusieurs décennies ainsi que d'importantes ressources financières. Il a ajouté que l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) adopte une stratégie visant à réduire le taux d'infection dans les exploitations touchées afin d'éradiquer progressivement la maladie à long terme. Il a précisé que cette stratégie repose sur la conclusion de conventions de partenariat avec les éleveurs pour combattre et éliminer la maladie, à travers le dépistage, le respect des conditions de biosécurité et d'hygiène dans les exploitations, l'abattage des bovins infectés dans les délais impartis au sein des abattoirs, ainsi que l'indemnisation des éleveurs après l'abattage, conformément aux dispositions de l'arrêté ministériel précité. Par ailleurs, le ministre a indiqué que l'ONSSA met en œuvre chaque année un plan de contrôle et de surveillance des résidus dans le lait et ses dérivés (antibiotiques, substances interdites, pesticides et contaminants environnementaux). Des échantillons sont ainsi prélevés pour effectuer les analyses et examens de laboratoire nécessaires afin de vérifier la conformité de ces produits aux normes de sécurité et de qualité en vigueur. Il a ajouté que, dans le cadre du programme d'action des commissions locales mixtes placées sous la supervision des autorités locales, l'Office contrôle également les points de vente de produits alimentaires, y compris le lait et ses dérivés, dans toutes les provinces du Royaume, afin de s'assurer de leur origine, de leur qualité et des conditions de leur mise en vente. Le membre du gouvernement a précisé que ces interventions sont menées conformément à la loi n° 28.07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires et à la loi n° 13.83 relative à la répression des fraudes sur les marchandises. Ahmed El Bouari a enfin insisté sur la nécessité de s'approvisionner en lait et produits laitiers issus d'unités agréées mentionnant leur numéro d'autorisation sanitaire sur l'étiquetage, et commercialisés dans des conditions appropriées, notamment dans le respect de la chaîne du froid.