Les récentes flambées de violence consécutives à l'assassinat présumé d'un haut responsable du cartel ont ravivé les inquiétudes quant à la capacité du Mexique à garantir le bon déroulement de la Coupe du monde 2026, qu'il coorganisera avec les États-Unis et le Canada. Quatre rencontres du championnat national ont été reportées ce week-end en raison des troubles sécuritaires qui ont secoué plusieurs régions du pays. Si le calme semble progressivement revenir, cet épisode met en lumière la fragilité du contexte sécuritaire à un peu plus d'un an du Mondial, élargi à 48 équipes. Parmi les villes hôtes figure Guadalajara, qui doit accueillir quatre matchs au stade Estadio Akron en juin 2026, dont deux impliquant la Corée du Sud. Mexico et Monterrey figurent également au programme. Autant de sites désormais confrontés à des interrogations croissantes sur la sécurité des supporters, des délégations et des infrastructures. Le climat d'instabilité est d'autant plus préoccupant que le cartel de Jalisco Nueva Generación, dont le chef aurait été tué lors d'une opération des forces de sécurité, est considéré comme l'une des organisations criminelles les plus puissantes du pays. Washington l'a classé comme organisation terroriste étrangère, ce qui souligne la gravité du contexte. Pour l'heure, la FIFA n'a annoncé aucune modification concernant la répartition des matchs, et les autorités mexicaines affirment que les préparatifs se poursuivent normalement. Néanmoins, les événements du week-end jettent une ombre sur l'organisation du tournoi et alimentent les doutes quant à la capacité du Mexique à assurer des conditions optimales de sécurité. Alors que la Coupe du monde représente l'un des plus grands événements sportifs planétaires, ces tensions sécuritaires pourraient, si elles persistent, compromettre l'image du pays et menacer le bon déroulement de la compétition en 2026.