Les « droits de douane trumpiens » reviennent sur le devant de la scène du débat mondial, relançant les interrogations sur leurs répercussions pour les pays en développement, dont le Maroc. Cette semaine, la Cour suprême des États-Unis a annulé la plupart des droits de douane précédemment imposés par Donald Trump, estimant que son recours à la loi sur l'urgence économique était illégal, une décision qui a suscité de larges réactions sur les marchés et dans la sphère politique américaine. En réponse, Trump a annoncé le relèvement temporaire du taux des droits de douane mondiaux sur les importations de 10 % à 15 %, en s'appuyant sur une autre loi lui permettant d'agir à titre provisoire, dans une tentative de maintenir sa politique commerciale stricte malgré l'objection de la Cour. Abdelkhaleq Thami, analyste économique, a déclaré que ces nouvelles mesures conduiront à la suspension des droits et taxes précédemment appliqués, constituant ainsi un tournant qualitatif dans la politique fiscale. Dans une déclaration, il a expliqué que cette décision remplacera l'ancien système fondé sur des droits élevés par un nouveau régime fiscal plus structuré. Il a indiqué que de nombreux pays bénéficieront directement de ce changement, notamment avec la réduction des droits à environ 10 %, soulignant que cette baisse fait suite à la décision de la Cour suprême ayant jugé les anciens droits illégaux, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle phase économique. Il a insisté sur le fait que l'annulation des droits jugés illégaux placera les pays concernés dans une situation économique plus favorable, les libérant de charges financières pesantes, ajoutant que cette orientation vise à corriger les déséquilibres juridiques et financiers de la période précédente qui avaient pénalisé certains partenaires. Concernant la compétitivité, Thami a précisé que lorsque les droits sont appliqués de manière uniforme à tous les pays, l'impact direct sur les rapports de force reste limité, l'objectif principal de cette uniformisation étant d'assurer un flux régulier et supplémentaire de liquidités vers le Trésor américain. Driss Effina, expert économique, a pour sa part indiqué que les mesures fiscales adoptées par le président Trump visent essentiellement à influencer l'économie américaine et à réduire les importations, ajoutant que cette orientation cherche à rapatrier les capitaux américains investis à l'étranger afin de renforcer l'économie nationale aux États-Unis. S'agissant des taux appliqués, il a précisé que les prévisions suggèrent leur stabilisation autour de 10 %, dans l'attente des détails définitifs de ces décisions et de l'évaluation du positionnement du Maroc et des autres pays face à ces nouveaux taux et de leur impact sur les échanges commerciaux. L'expert a affirmé que cette politique a déjà produit des effets tangibles l'an dernier, avec une baisse notable de certains échanges économiques et le début d'un retour effectif des capitaux américains vers le territoire national, reflétant ainsi le succès de la stratégie adoptée par l'administration actuelle. Il a souligné que l'objectif stratégique de ces droits est de mettre fin à l'érosion de l'économie américaine et de réduire la dépendance excessive aux produits importés. La réduction des importations offrirait davantage d'opportunités aux producteurs locaux et aux entreprises américaines pour retrouver leur dynamisme et leur compétitivité sur le marché intérieur et à l'international. En conclusion, Driss Effina a indiqué qu'un suivi attentif des détails de ces décisions permettra de mesurer l'ampleur des changements économiques mondiaux attendus dans la période à venir.