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Débats : L'UMP et ses Alliés : Une Nouvelle Coalition
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 26 - 03 - 2004

Réagissant à deux interviews de Abdelkader Baina et Khalid Naciri, parues dans ALM respectivement aux numéros 572 et 587, Mohamed Meziane, membre du Bureau Politique et Président de la Commission des Cadres du Mouvement national populaire (MNP), a tenu à nous adresser la réaction suivante :
Geste inopportun, inapproprié, incohérent, incompatible, anormal, inutile, nuisible , absurde, mal venu, perturbateur… Voilà une avalanche d'adjectifs dont la combinaison des significations et des nuances procède d'un narcissisme aigu et d'une subornation intolérante. Bien plus, l'interaction terrible des sens de tous ces mots ne semblent pas assez forte aux yeux de leur auteur pour condamner une éventuelle dynamique de rapprochement entre le pôle Haraki et certaines organisations politiques partageant les mêmes idéaux et s'inspirant des mêmes courants de pensée.
Cette réaction capricieuse et même menaçante («…nous attendons d'être dûment informés sur ce qui s'est réellement passé…avant de réagir…») est d'autant plus curieuse qu'elle émane d'un éminent professeur de la place, homme politique de surcroît, directeur d'une institution de formation à Rabat, consultant en tout et politologue à l'occasion.
Ce sont en effet trois petites questions de nature tout à fait anodine du journaliste Omar Dahbi (ALM n° 587 du 29 février 2004) qui ont piqué au vif la sensibilité de notre camarade au point de perdre toute retenue :
Voici ses réponses et jugez-en sur pièces :
- « Je ne vois pas sur quoi ces partis pourraient-ils se mettre d'accord?.... C'est incohérent et incompatible... inapproprié ».
- « Il n'y a pas d'alternative à la coalition gouvernementale actuelle…»
- « Toute hypothèse d'une nouvelle coalition autre que celle actuellement au pouvoir est mal venue….inutile.. »
- « Que peut-on espérer d'une coalition formée avec des partis qui n'ont aucun projet de société et incapables de présenter et de mettre en application un projet réformateur?» etc.
On ne peut que sourire de ce type d'élucubrations sur des positions qui pourraient faire l'objet d'accords entre de grandes formations politiques de ce pays disposant de la majorité au niveau des deux chambres et qui ont à leur actif la quasi totalité des présidences aux niveaux régional, provincial, préfectoral et des chambres professionnelles tout en présidant aux destinées des plus grandes villes du Royaume !
Et quand on sait qu'une toute petite formation dont le nombre d'adhérents dépasse à peine celui des membres de son polit bureau et obligée de partager le lit des autres pour former un groupe parlementaire, on ne peut, effectivement que crier à l'absurdité et l'inapropriation.
Notre spécialiste du droit cherchant la cohérence et la compatibilité devrait revisiter la coalition actuellement au pouvoir où coexistent sur la base d'un mariage contre nature des tendances que rien ne rapproche et que tout sépare : (conservateurs, centristes, gauchistes, droitistes, marxistes, léninistes et j'en passe).
Quant au projet de société « qui fait défaut » aux partis visés, il n'est autre que le projet sociétal démocratique et moderniste porté à l'unanimité par les citoyens et piloté par le nouveau règne. Le pays n'a besoin que de celui-là un et unique et ceux qui en avancent d'autres travaillent à la dispersion de l'échiquier politique national.
Au sujet de l'application des projets de réformes et des capacités à le faire par les organisations politiques taxées d'incapables et insultées dans cette interview, elles ne seraient, dans tous les cas, pas plus désastreuses que ce que tout le monde a enregistré en matière de recherche scientifique dont les responsables ont coupé tout signal radio depuis 1998, (ce cas nécessite certainement le lancement d'un avis de recherche). Même constat en ce qui concerne les performances dans le domaine de la communication dont la politique a permis d'éclairer magistralement les citoyens sur leur présent et leur avenir et de concourir à l'apaisement moral des souffrances de tout un peuple suite à la catastrophe naturelle qui vient de frapper le Maroc.
Une autre élite du même bord (voir les propos recueillis par Aziz Khamliche ALM n° 572 du vendredi 6 février 2004) ayant troqué du jour au lendemain, et sans prévenir, les idées révolutionnaires et gauchisantes qui étaient les leurs, contre une politique de «laâm zine» et cela après 40 ans de perturbations, dit clairement « que faire appel à la mouvance populaire pour la conduite du gouvernement constitue un pas en arrière… » et avance que « la mouvance n'existe pas sur le terrain » alors même qu'ils ont applaudi aux résultats des élections législatives qui ont porté haut l'étendard de cette même mouvance.
Les deux bords considèrent qu'il n'y a pas d'alternative à la coalition actuelle et préviennent qui de droit « que former une nouvelle majorité gouvernementale autre que celle actuellement au pouvoir est malvenue » … Impensable, inouï, assommant !!!
Quand on pense que le Maroc a réglé et depuis longtemps toutes les grandes questions (monarchie constitutionnelle démocratique et sociale – Islam : religion de l'Etat – libéralisme économique et qu'il ne peut y avoir de parti unique), on ne peut qu'être sidéré devant ces réactions totalitaristes d'exclusion et d'intolérance. Et devant cette arrogance et ce non respect du principe démocratique qui lui seul, par le biais des élections, dégage les majorités et ramène les petites minorités à leur juste valeur on ne peut que s'interroger sur l'avenir du processus démocratique.
C'est tout simplement déplorable et c'est dommage pour nos intellectuels !
• Par Mohamed Meziane
Membre du Bureau Politique
et Président de la Commission
des Cadres du MNP


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