La ville de Dakhla a abrité du 1er au 3 juillet la première édition de la Rencontre de la culture et littérature hassanies en présence d'une pléiade de chercheurs et académiciens. Au programme de cette rencontre initiée par l'Alliance de la poésie hassanie, des activités aussi riches que diversifiées puisées dans le riche patrimoine culturel et artistique hassani spécifique aux habitants des provinces du sud du Royaume. Cette édition a rendu hommage à Sayd Ouled Boussif, l'une des figures emblématiques des provinces du Sud qui jouit d'une considération particulière aux niveaux national et international. Selon les initiateurs de cet événement, ce dernier aspire à préserver la littérature, la poésie et l'art hassanis et à les rapprocher du public, à ceux qui s'y intéressent et aux chercheurs, ainsi qu'à promouvoir la poésie et le chant et à contribuer au développement de leur production. Cette manifestation ambitionne de devenir un rendez-vous annuel pour contribuer à la promotion et à la dynamisation du paysage culturel, à travers son ouverture sur des genres littéraires différents et le développement de diverses activités culturelles. Le programme comprenait également des soirées poétiques et artistiques, une exposition de livres et d'art plastique, des ateliers de formation et une table ronde sur la diversité de la culture marocaine. Lors de cette rencontre, les participants ont mis en avant la richesse du patrimoine culturel hassani et la diversité linguistique et artistique de ses modes d'expression, influencés entre autres par le mode de vie tribal, l'environnement sahraoui, les pratiques religieuses et la culture arabe. Ces derniers ont mis l'accent sur le rôle important de la musique, de la poésie hassanie dite «Laghna», de l'artisanat dans la perpétuation de cet héritage. Selon eux, il faut procéder à la mise en place d'un cadre pédagogique qui prend en considération la transmission du patrimoine culturel hassani entre les générations, et son intégration dans le processus de l'éducation, tant à l'école qu'au sein de la famille. Les intervenants lors de cette rencontre ont par l'occasion souligné l'importance sociale et symbolique du patrimoine culturel hassani, en tant que capital immatériel, mettant en évidence sa contribution réelle aux efforts de développement dans les provinces du Sud, et appelant à la nécessité de l'implication de l'ensemble des acteurs dans la promotion de ses différentes composantes.