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Hind Sabri : «Je travaille au feeling»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 14 - 11 - 2005

ALM : Que représente pour vous le fait d'être le plus jeune membre du Jury ?
Hind Sabri : C'est très bien, c'est sympathique, puisqu'on peut se permettre de venir en retard (rires). Je suis contente d'être sélectionnée par Nourredine Sail, le vice-président de la Fondation du festival et actuellement directeur du Centre cinématographique marocain. Dès qu'il m'a appelée, j'ai accepté tout de suite de faire partie de ce Jury. Un jury éclectique, composé de grands cinéastes et producteurs. Nous avons avec nous une incroyable productrice indienne, Eleonor Silveira qui a toujours travaillé avec Manuel de Olivera et Stephania Rocca.
On n'oubliera pas le grand Jean Jacques Annaud qui est un amour du président, il est très compréhensif, démocrate et paternel avec nous, il nous protège. Je suis également enchantée car je sens que j'apprends beaucoup de choses aux côtés de ces illustres personnalités. C'est une véritable aubaine pour moi.
Que pensez-vous de la sélection des films ?
Pour ce qui est des films sélectionnés, ils valent ce festival. Le festival mérite ce genre de films. C'est un bon cru, on a confiance en Bruno Bard, le directeur artistique du festival qui nous avait dit qu'il avait sélectionné des films de haut niveau.
Pourquoi vous avez choisi de faire carrière en Egypte plutôt qu'en Tunisie ?
J'aimerais préciser que j'ai travaillé avec près de 70% de réalisateurs tunisiens. Je cite entre autres Moufida Tlatli, Nouri Bouzid et Rajel Ameri. Mais si je vis au Caire c'est parce-qu'il y a de moins en moins de films qui sont produits en Tunisie.
Mais d'où est venue la décision de vous installer définitivement en Egypte ?
C'était par hasard au début, j'ai été contactée par Inés Dghidi, une réalisatrice égyptienne pour aller tourner en Egypte. Mais je n'ai fait l'acte conscient de choisir d'habiter au Caire qu'il y a un an et demi.
Aussi, le cinéma égyptien est beaucoup plus effervescent. C'est vrai que l'état du cinéma égyptien d'il y a quelques temps était catastrophique. Mais depuis 5 ou 6 ans, il y a des jeunes qui commencent à se rendre compte de la grandeur de l'histoire du cinéma égyptien, des vestiges du passé car les bons films datent quand même des années 50-60. Ils commencent un peu à revenir vers cette tradition en essayant de faire de bons films et en essayant de faire le bon compromis. Mais ce n'est pas facile en Egypte. C'est encore moins facile qu'ici. Quand un film ne rapporte pas d'argent, personne ne te produit parce qu'il n'y a pas de subventions, il n'y a pas de ministère derrière. C'est tout un autre mécanisme.
Que reprochez-vous au cinéma égyptien alors ?
Le cinéma égyptien est paradoxal. C'est un cinéma, qu'on le veuille ou non, qui a une histoire. Il a une avance sur d'autres pays africains ou nord africains de trente à quarante bonnes années. Techniquement, c'est vrai qu'ils sont rapides, c'est pour cela qu'ils font plus de films que nous, ils ont des producteurs privés parce que justement c'est une industrie. C'est un art qui rapporte beaucoup d'argent en Egypte.
C'est le troisième ou le quatrième revenu national après le tourisme. Je trouve personnellement que c'est injuste de comparer le cinéma égyptien au cinéma marocain ou tunisien car ce ne sont pas les mêmes critères. Nous n'avons pas la même vision du cinéma. Nous, les pays nord-africains, nous avons une vision artistique très artisanale du cinéma, on le voit toujours comme un art gratuit alors que là-bas c'est d'abord un art qui rapporte de l'argent. Donc on fait beaucoup de compromis en Egypte pour ramener les gens, les spectateurs dans les salles et ces compromis ne sont pas toujours en faveur de la qualité des films.
Il y avait eu des rumeurs concernant votre probable port du voile. Qu'en est-il exactement ?
C'étaient des rumeurs dues au fait qu'à un certain moment j'ai décidé de prendre des vacances. C'est ainsi que j'ai arrêté de travailler pendant 6 à 7 mois puisque je devais terminer mon DEA. J'avais plus envie de travailler, j'étais dans une période difficile. Pour une certaine presse en Egypte, quand on arrête de faire du cinéma, c'est une rédemption.
Comment avez-vous réagi à ces rumeurs ?
Moi, j'ai toujours pensé que le cinéma était très noble. En Tunisie, on a toujours eu un rapport sain avec le cinéma, on a toujours dissocié les rôles de fiction de ce qui se passe dans la vie. Et en Egypte d'ailleurs jusqu'aux années 80, Fatine Hamama, Hind Roustoum, toutes les grandes stars et même Yousra ont toujours été libres et respectées.
Moi, je trouve qu'on n'a pas à me juger personnellement sur mes personnages, sur mes rôles, mais c'est vrai que maintenant je réfléchirais un peu plus deux fois avant d'accepter des rôles osés. Mes parents m'ont certes éduquée dans le respect de cet art. J'ai toujours admiré les gens qui y travaillent, j'ai trouvé que c'était des gens très nobles. Maintenant je ne veux pas être la seule à me défendre alors que les autres comédiennes se fâchent et c'est moi qui essuie toutes les critiques après.
Quel est le film sur lequel vous travaillez en ce moment ?
Je viens de terminer le tournage du film dont je suis fière et qui est intitulé «l'Immeuble de Yacobian» avec Adel Imam, Nour Chérif, Yousra, et beaucoup d'autres stars. Ce long-métrage est réalisé par un tout jeune réalisateur, Marouan Hamed. Ce film est adapté d'un livre qui porte le même titre.


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