Presse : Réforme du CNP et nouveau modèle de soutien... le gouvernement rebat les cartes    Réorganisation du CNP : l'Exécutif approuve le projet de loi    Maroc - Algérie : Ouverture exceptionnelle du poste-frontière pour le rapatriement de 22 personnes    Espagne : Les travailleurs marocains mobiles en Europe au cœur d'un séminaire    Climat, le Maroc sonne l'alerte pour l'Afrique    Service militaire 2026 : le recensement démarre le 2 mars    RAM-FM6SS : partenariat stratégique en médecine aéronautique    Ports situés sur la Méditerranée : baisse de 30 % des débarquements de pêche en janvier    HCP : l'IPC recule de 0,8% en janvier 2026    La BERD accorde 2,1 millions d'euros à Nador West Med    Aéroports du Maroc. Une nouvelle signature pour accompagner la stratégie 2030    Emploi agricole : fin d'un avantage compétitif ?    Bourse de Casablanca : clôture dans le rouge    Allianz Trade : le Maroc, « pays le plus sûr d'Afrique pour les affaires »    Military Aerospace: Baykar's factory in Morocco begins initial hiring    Le Roi Mohammed VI soutient l'action de Trump pour la reconstruction de Gaza    Pétrole : les prix repartent à la hausse sous l'effet des tensions géopolitiques    Peu avant sa fin, Epstein a autorisé des transferts de 27,7 M$ pour un palais à Marrakech    CAN 2025. Les supporters sénégalais et l'Algérien condamnés à la prison ferme    Mondial 2026 : tous les matches joués à guichets fermés    L'UEFA soutient la Coupe du Monde des Clubs à 48 équipes, le Maroc et l'Espagne favoris pour 2029    Jeux africains 2031 : l'Ouganda entre dans la course    Ligue des champions.. Benfica ouvre une enquête sur deux supporters après des gestes racistes visant Vinícius    Mercato : Abde Ezzalzouli dans le viseur de Tottenham Hotspur    Europa League: Zakaria El Ouahdi leads Genk to victory in Zagreb    EBRD and Nador West Med sign €2.1M grant to boost sustainable development in Morocco    Parents in Rabat-Kénitra protest AEFE tuition hike with class boycott    Maroc : le Ramadan booste l'activité des services de livraison    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    Touria Chaoui mise en avant dans «Les Marocains du ciel» sur 2M    Ramadan : La TV marocaine enregistre 70,4% de PdA au premier jour, 2M en tête    « Maroc, Terre de Cultures » : Le Collectif 4.0 lance « Rythmes du Maroc »    Dialogue des cultures : les Nuits du Ramadan célèbrent l'héritage andalou    Le ministère des Habous unifie le prêche du vendredi autour du jeûne, de la piété et de l'excellence dans le travail    Ning Zhongyan offre à la Chine sa première médaille d'or olympique en patinage de vitesse    Deux matchs amicaux face au Burkina Faso pour tester l'état de préparation des Lionnes de l'Atlas    Ligue Europa : Zakaria El Ouahdi guide Genk vers la victoire à Zagreb    Le Conseil de gouvernement adopte deux projets de décrets relatifs aux terres des collectivités Soulaliyates    Décès de l'individu qui s'est défenestré à la BNPJ de Casablanca: les lésions sont compatibles avec une chute préméditée    Le temps qu'il fera ce vendredi 20 février 2026    Le Maroc miserait sur les TREVA-30 tchèques pour moderniser son soutien blindé    Reconstruction de Gaza. SM le Roi Mohammed VI soutient l'action du Président américain Donald Trump    Affaire Leveugle: Mat9ich Weldi lance un appel à témoin    Manifestations GenZ Maroc : La justice inflige plus de 106 ans de prison à 48 accusés    Livre : Marrakech accueille la quatrième édition du FLAM    Institut du monde arabe : une diplomate française devient la première femme à présider l'institution    Casablanca : décès de l'individu ayant tenté de se suicider au siège de la BNPJ    LIFA 2026. Abidjan, capitale de la création féminine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tous contre la corruption
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 04 - 05 - 2002

Le mal est profond et gangrène les rouages administratifs, judiciaires et les mécanismes économiques. La société civile et les médias ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre la corruption. Une œuvre de salubrité publique qui nécessite l'engagement de tout le monde.
Les spots télévisés, radiophoniques, les affiches et les annonces presse pour la moralisation de la vie publique ont atterri depuis quelques semaines dans le quotidien des marocains. Une première du genre à l'initiative de la commission nationale de moralisation de la vie publique. L'objectif est la sensibilisation des citoyens sur les conséquences que peuvent avoir des pratiques devenues une constante de la vie quotidienne. Manque de civisme, absence de transparence, manque de respect d'autrui, inégalité devant le droit, fraudes en tous genres, sont dépouillés au fil des spots de ce voile de banalité qui, à force de répétition, a fini par les recouvrir, pour révéler des tragédies humaines. Nées d'une négligence, d'une fraude, de libertés prises avec l'éthique. Des tragédies dont personne n'est à l'abri.
La démarche aura innové en cela. Raconter dans un style « journalistique » des malheurs qui auraient pu être évités, si le civisme et l'intégrité n'avaient un moment été mis en veilleuse. Les thèmes sont directement tirés de la vie quotidienne des citoyens. La langue est facile, accessible. La relation est simple, avec juste assez d'émotion pour placer chacun dans la situation. C'est ce que les concepteurs de la campagne ont qualifié de phase de « sensibilisation », destinée à porter « un choc positif » à l'audience. A faire prendre conscience de la gangrène de la corruption, sous toutes ses facettes, et de ses incalculables conséquences sur la destinée de pans entiers de la société.
Une fois ce « choc positif » réalisé, la campagne s'emploiera durant le reste des 10 semaines qu'elle durera, au cours d'une phase dite de « preuves », à capitaliser cette « prise de conscience » à travers une synthèse des dispositions du droit qui protègent les citoyens contre les abus. Parallèlement, tables rondes et journées portes-ouvertes viendront concrétiser l'implication des différentes administrations, du secteur privé et de la société civile dans la campagne.
Sur le plan technique donc la démarche semble avoir réuni tous les ingrédients du succès. Des spots mettant en scène des citoyens et s'adressant aux citoyens, en relation directe avec leur vie quotidienne.
Un style digeste, facilement assimilable par les masses. Des phases soigneusement dispensées pour avoir le plus grand impact possible.
Sur le plan « administratif », la campagne aura également su éviter bien des impasses. Ahmed Lahlimi aura réussi à impliquer toutes les parties concernées. Tordant le cou par la même occasion à l'idée que la lutte contre la corruption est de l'exclusif ressort du gouvernement, qui récolterait les fruits de sa réussite, comme les épines de son échec.
Désormais l'échec comme la réussite de cette campagne impliquent également les organismes publics, les entreprises du secteur privé, les organisations de la société civile, les supports de presse et toutes les parties qui de près ou de loin ont pris part à son élaboration.
Les assises qui avaient associé plusieurs départements ministériels, des ONG, des associations professionnelles, en prélude à l'élaboration de la campagne, visaient justement cet objectif.
La rencontre de concertation organisée par Ahmed Lahlimi avec les représentants de la presse nationale, s'inscrivait également dans ce cadre, ces derniers ayant été invités à ouvrir gracieusement leurs pages aux insertions de la campagne.
Les premiers spots sont donc tombés et avec eux, peut-etre, quelques briques du mur psychique qui s'etait dressé entre le citoyen et toute possibilité de dénoncer et combattre les abus. Certes, les reproches ne manquent pas. La corruption étalée sur la place publique à la faveur de grands scandales comme ceux de la CNCA, du CIH, de la CNSS et bien d'autres dossiers chauds ne sont pas directement pointés du doigt. Des têtes, à valeur d'exemple, ne sont toujours pas tombées. Pour bien des citoyens, cela est autrement plus important que les cas, « relativement limités », relatés dans les spots.
La campagne aurait pu en faire de ces grandes affaires son cheval de bataille, dit-on. Les concepteurs, eux, ne l'entendent pas de cette oreille. Ils s'agit, répètent-ils, non de faire des procès à n'en pas finir, ce qui est du ressort de la justice, mais de promouvoir une culture citoyenne. Car, c'est à ce prix que sera combattue à sa base, la gangrène de la corruption. L'avenir montrera le bien fondé de cette théorie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.