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Des sacres et des déceptions
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 30 - 08 - 2004

Hicham El Guerrouj a réussi l'extraordinaire exploit de remporter deux médailles d'or olympique, sur le 1.500 m et le 5.000 m. Un exploit, ajouté à celui de Hasna Benhassi sur le 800m, qui ne peut en aucun cas cacher la misère du sport national, qui a pris l'habitude d'être à la peine à chaque rendez-vous olympique.
A une journée de la clôture des Jeux Olympiques d'Athènes, le Maroc se trouve à la 35ème position au tableau des médailles avec deux médailles d'or, remportées par Hicham El Guerrouj sur le 1.500 m et le 5.000m et une autre en argent, glanée par Hasna Benhassi sur le 800m. Il est vrai qu'on est loin de la 58ème place que le Maroc a occupé dans le même classement des Jeux de Sydney. Il est vrai également que c'est la plus grande moisson de médailles jamais récoltées dans l'histoire de la participation marocaine aux Olympiades, avec deux médailles d'or et une en argent, (l'épreuve du marathon devait se dérouler dimanche soir). Mais il ne faut pas se voiler la face. Ces trois médailles ont été remportées en une seule discipline, l'athlétisme.
Rien n'a donc changé par rapport aux éditions précédentes. Dans la catégorie des sports collectifs, il n'y a que le football qui a fait une présence, très timide par ailleurs, aux J.O. Trop mous, les Lionceaux de l'Atlas se sont crus sauvés in extrémis par une victoire costaricaine contre le Portugal.
Mais les Latino-américains, plus volontaires et déterminés à aller jusqu'au bout de leur rêve olympique, ont pu avoir le dernier mot. Résultat, sortie des footballeurs nationaux dès le premier tour. Oublions le basket-ball, le hand-ball ou encore le volley-ball, qui ont échoué à passer même les éliminatoires africaines. La boxe, sur laquelle des espoirs de médailles étaient fondés, en raison des trois médailles de bronzes remportées par les pugilistes nationaux en 1988, 1992 et 2000, n'a pas réussi à briller sous le ciel athénien.
Pour ce qui est des six autres sports dans lesquels des Marocains se sont engagés, le tableau des finalistes, discipline par discipline, est éloquent. Pas de judokas, pas de nageurs, pas d'haltérophiles, pas d'escrimeurs, pas de tennismen nationaux parmi l'élite olympique. Aucun d'entre eux n'a réussi à dépasser le stade du premier tour.
A ces résultats pour le moins catastrophiques s'ajoute une série de scandales qui a pimenté la vie marocaine à Athènes. Parmi ces problèmes, il y a celui des tenues. Aussi, nos athlètes ont dû, dès le jour de l'inauguration, lors du défilement des délégations des pays participants, défiler sans leur tenue officielle.
Selon des sources informées, les athlètes marocains auraient découvert, au moment où ils devaient enfiler leurs nouvelles tenues, que celles-ci étaient d'une très mauvaise qualité. Ils ont donc décidé d'éviter d'être la risée des jeux d'Athènes et ont défilé en tenue sportive.
Par ailleurs, entre le contrôle antidopage positif et la fuite des sportifs, grisés, non par une consécration olympique, mais parce qu'ils ont atteint leur but à eux, celui pour lequel ils se sont entraînés pendant de longues journées, celui d'atteindre l'Eldorado européen, les officiels marocains ne savaient pas où donner de la tête. Les héros de ces deux scandales sont des haltérophiles. Wafaa Ammouri a en effet été obligée de rentrer au Maroc en catastrophe sans prendre part au départ de sa catégorie, après que le test effectué par la Fédération internationale d'haltérophilie a été positif, alors que son compatriote, Yassine Zouaki, s'est évaporé dans la nature le jour même de son élimination au premier tour de la catégorie des 62 kg.
L'haltérophile avait pris ses affaires, son passeport en plus de sa carte d'accréditation aux Jeux Olympiques 2004, délivrée par le Comité olympique international, avant de rejoindre des membres de sa famille en Italie. Quelques 24 heures plus tôt, l'haltérophilie nationale a brillé au berceau du mouvement olympique par le manque d'équipements sportifs, Zouaki ayant été obligé d'emprunter le maillot d'un athlète turc, de même couleur (rouge).
Ceux qui disent donc que le sport national a fait à Athènes mieux qu'à Sydney se trompent. A Sidney, la déception a été grande pour les deux athlètes Hicham EL Guerrouj et Hasna Benhassi. Le miler, dont la mainmise a été totale sur le demi-fond mondial depuis sa malheureuse chute quatre années auparavant à Atlanta, a dû se contenter d'une médaille d'argent sur le 1.500m, sa distance de prédilection. Quant à l'autre athlète, âgée alors de 22 ans, elle s'est effondrée en finale du 800m.
On dirait que notre pays était engagé en Championnats du monde d'athlétisme et non aux Jeux Olympiques, grand événement sportif de la planète, qui réunit une quarantaine de disciplines sportives, dont les meilleurs pratiquants se disputent les trois marches du podium olympique. Non, vraiment, les exploits en athlétisme ne doivent pas occulter les énormes carences du sport marocain, un secteur qui a plus que jamais besoin de mise à niveau.
• DNES à Athènes
Fadoua Ghannam


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