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Il ne faut pas tirer sur Les enseignants
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 09 - 10 - 2003

Le docteur Khalid El Alj, neuropsychiatre à Casablanca, analyse les conditions des enseignants marocains. Il estime que nous ne devons pas prendre ces derniers comme boucs émissaires. Les valeurs de notre civilisation arabo-musulmane sont les seuls moyens de nous en sortir.
ALM : Que pensez-vous du stress que vivent les enseignants dans nos établissements scolaires ?
Dr. Khalid El Alj : Les enseignants font partie de la société, il est donc tout à fait normal qu'au sein de cette catégorie de la population il y ait de temps en temps des cas de souffrances. Toutefois, une chose est sûre : tous les enseignants ne sont pas violents avec leurs élèves. A ce titre, il faut rappeler qu'en Occident, l'enfant est considéré comme un ange et tout ce qu'il fait est tolérable. Cette manière de voir les choses est actuellement sévèrement critiquée dans les pays occidentaux. Mais malheureusement, nous sentons qu'au Maroc, certains parents ont tendance à encourager cette permissivité.
Voulez-vous dire que les parents sont responsables des souffrances des enseignants ?
Les facteurs à l'origine de ces souffrances sont multiples. Elles viennent tout d'abord du fait que nous voulons à n'importe quel prix calquer le modèle sociétal occidental. Pourtant, nous avons notre propre civilisation et nos propres spécificités sociales, même si elles sont en dépression actuellement.
Les parents ne jouent pas leur rôle convenablement. Quand le père n'est plus un modèle pour son fils, l'enseignant ne pourra jamais réussir à se faire respecter dans la classe. Ce manque de références, chez l'adolescent, le pousse à braver tous les interdits et à sombrer dans la drogue pour prouver sa virilité.
L'enfant doit se sentir contenu. L'autorité des parents et des enseignants est primordiale. Ils doivent être conscients du fait que l'enfant ne peut pas tout se permettre. Il faut lui imposer des limites sans que cette autorité ne soit synonyme de violence et de rigidité à l'égard des enfants, bien évidemment.
Qu'en est-il des conditions de travail des enseignants ?
Effectivement, c'est un élément important dans la donne. Dans une classe de 40 élèves, un enseignant ne peut pas s'enquérir de tous les problèmes des enfants. Son champ demeure très limité. De plus, le manque de communication entre les parents et les enseignants ne facilite pas la tâche à ces derniers. Il faut que l'enseignant soit au courant du moindre problème familial chez son élève.
Autre problème : les programmes scolaires qui changent chaque année. C'est aussi une raison de frustration chez certains enseignants qui angoissent à vouloir transmettre un bon enseignement à leurs élèves.
A qui incombe la responsabilité de ces problèmes ?
Nous sommes tous responsables du laxisme actuel. Il ne faut pas jeter l'opprobre sur une partie plutôt qu'une autre. L'enseignant est autant responsable que les parents ou l'administration. Une réflexion profonde devrait être engagée par nous tous. Certes, l'enseignant à ses propres problèmes, mais ils ne doivent jamais apparaître lors de l'exercice de sa mission.
Que pensez-vous de l'enseignante qui a jeté dernièrement deux de ses élèves du premier étage ?
A mon avis, il faut considérer cela comme un accident, un cas isolé. Le fait que nous soyons perdus, sans références, ne devrait pas nous pousser à prendre les enseignants comme des boucs émissaires. Il faut donc dédramatiser. L'enseignant est lui-même un produit de la société.
Cet accident ne devrait pas être un prétexte pour les parents pour tirer à boulets rouges sur le corps enseignant. Une telle démarche aura des conséquences néfastes sur les enseignants, les enfants et la société tout entière.
De quel genre de conséquences parlez-vous ?
L'école et la maison sont les deux principaux piliers de l'éducation des enfants. La relation entre l'enseignant et l'élève ressemble à celle du père avec son fils. Il ne faut pas porter atteinte à ces relations. Il faut plutôt inculquer à nos enfants un certain modèle relationnel qui puisse avoir une empreinte sur le code social. Cela permettra aux enfants de se respecter d'abord et respecter leur entourage. Tout cela, nous pouvons le trouver dans notre culture et notre civilisation qui regorgent de valeurs nobles.


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