La Commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) a examiné les incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025 ayant opposé le Maroc au Sénégal. Réunie ce mardi à cet effet, l'instance a clos les débats après plusieurs heures d'auditions et mis le dossier en délibéré. La décision disciplinaire est attendue dans un délai maximal de 48 heures, selon des sources proches de la procédure. La procédure engagée par la CAF est ainsi entrée dans sa phase décisive. Organisées par visioconférence, les auditions se sont déroulées pendant près de cinq heures, de 17h à 22h. Elles ont porté sur l'ensemble des faits rapportés lors de la finale disputée à Rabat, à partir des rapports officiels du match, des documents sécuritaires transmis, ainsi que des éléments réglementaires versés au dossier. La partie marocaine était représentée par le secrétaire général de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Tarik Najem, assisté du représentant juridique de la Fédération. Côté sénégalais, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a comparu par l'intermédiaire de son secrétaire général, Abdoulaye Sow. Le sélectionneur Pape Bouna Thiaw, ainsi que les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye, ont également été entendus afin de présenter leurs explications. Lire aussi : CAN-Maroc 2025 : des records numériques sans précédent Au cœur du dossier figure le comportement de la sélection sénégalaise en cours de rencontre. Selon les rapports examinés par la Commission, et à la suite de décisions arbitrales contestées, plusieurs joueurs auraient refusé de reprendre le jeu et quitté la pelouse sans autorisation officielle. Ces faits, s'ils sont établis, sont considérés comme particulièrement sérieux au regard des règlements disciplinaires de la CAF, qui encadrent strictement le déroulement des compétitions continentales. À ces éléments se sont ajoutés des incidents impliquant des supporters sénégalais, notamment un envahissement de terrain ainsi que des dégradations de sièges et d'équipements au stade Moulay Abdellah, soulevant des questions liées à la sécurité et à l'organisation de l'événement. Par ailleurs, le climat autour de cette finale s'était déjà tendu en amont, après la publication par la Fédération sénégalaise d'un communiqué évoquant les conditions d'accueil de sa délégation au Maroc. Des déclarations ultérieures de certains responsables, mettant en cause l'impartialité des instances africaines, ont contribué à alourdir le contexte, selon des observateurs du football continental. La décision finale de la CAF est désormais très attendue. Elle devra à la fois clarifier les responsabilités, au regard des faits établis et des règlements en vigueur, et préserver l'intégrité ainsi que l'autorité du cadre disciplinaire du football africain.