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Pour la danse
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 27 - 09 - 2002

La 4ème édition du festival international de danse aura lieu du 9 au 12 octobre 2002 au Complexe culturel Moulay Rachid à Casablanca. Lors d'une conférence de presse, tenue mercredi dernier, les organisateurs ont insisté sur le pari incertain que constitue cette manifestation.
La danse contemporaine dans le monde, l'une des expressions artistiques les plus vivantes aujourd'hui. La danse contemporaine au Maroc, une discipline balbutiante souffrant de mille maux et qui se limite encore à des écoles tenues par de supposés chorégraphes. Lorsqu'un festival de danse contemporaine se tient à Casablanca et que ce festival est à sa quatrième édition, cela relève du miracle ! Les organisateurs insistent pourtant sur le fait que l'avenir de cette manifestation est des plus incertains.
Le danseur et chorégraphe Lahcen Zinoun, également directeur artistique du festival, ne cache pas son amertume. «Nous avons honte de frapper aux portes pour demander du soutien à ce festival. On nous traite comme des mendiants», dit-il. Et excepté un petit soutien du ministère de la Culture et de la Fondation de la Banque populaire, les partenaires ne se bousculent pas pour aider au développement de cette expression artistique au Maroc. Zinoun impute ce désintérêt au problème qu'ont les Marocains avec leur corps. «Il faut accepter la beauté du corps. Il est temps que le corps ait sa place dans ce pays !» s'exclame-t-il. Mais bien plus grave, la danse contemporaine n'a pas de public. Il ne faut donc pas s'attendre à ce que cette manifestation attire des centaines de personnes. En revanche, il faut espérer qu'elle initie le public à une forme vivante de l'art aujourd'hui. D'autant plus que les organisateurs ont misé sur la qualité et le professionnalisme des trois compagnies qui vont se produire. A tout seigneur, tout honneur. D'abord «La table verte», une série de tableaux créés en 1932 et reposant sur le thème de la danse macabre. Cette pièce, créée par le chorégraphe allemand Kurt Joos, fait partie du répertoire de toutes les grandes compagnies de danse dans le monde. Elle dénonce, sans trop de littéralité, la folie des hommes pendant la guerre. Jugée prémonitoire de la seconde grande guerre, elle n'a pas pris une seule ride aujourd'hui.
Elle sera interprétée par les danseurs du ballet d'Essen où joue un Marocain, Adil Laraki. Il n'est d'ailleurs pas le seul à avoir pris le chemin pour exercer son art. Lahcen Zinoun nous a confié que ses deux enfants, qu'il a formés lui-même, n'avaient d'autres choix que d'intégrer des troupes à l'étranger. «C'est malheureux ! Je le déplore tous les jours. Mais ici, il n'existe pas de structures pour permettre à de jeunes danseurs d'exercer leur art en professionnels». Ce manque de professionnalisme explique peut-être l'absence de danseurs marocains dans ce festival.
Les autres compagnies invitées ne démériteront pas non plus aux yeux du public. L'ensemble néerlandais Introdans plaira particulièrement aux jeunes. Sa création intitulée «Sportivo» souligne l'interaction de la danse avec le sport. La troisième et dernière compagnie vient de la Suisse. Elle va se produire avec une chorégraphie récente (2001). Le public qui résiste à la danse contemporaine pourra comprendre que le temps où les chorégraphes dansaient en tutu est révolu. Il pourra comprendre que l'expression corporelle permet de dire parfois plus intensément les choses qu'une pièce de théâtre. Elle repose sur une histoire intelligible sans communication verbale. Les danseurs sont habillés conformément à la mode d'aujourd'hui. Interrogé sur le choix de ces trois compagnies, le directeur artistique du festival a répondu : «Il m'est très difficile de choisir. Cela fait deux ans que j'insiste pour que le ballet d'Essen vienne se produire ici, et n'était le soutien du Goethe Institut, cela n'aurait pu être possible cette année encore». Mohamed El Amine Mounine, qui est à la fois membre du comité d'organisation et directeur du complexe culturel Moulay Rachid, a précisé, quant à lui, que cette édition est dédiée à la Palestine. Une façon de rappeler que l'art ne saurait se soustraire à son devoir de dénoncer les situations inadmissibles.


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