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M. Abderrazak en clair-obscur
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 09 - 12 - 2004

Mohamed Abderrazak est peut-être l'homme qui a cumulé le plus grand nombre de responsabilités syndicales : numéro 2 de l'UMT, président du COS-ONE, vice-président du conseil d'administration de la CNSS…
Mohamed Abderrazak est né à Settat. Assez jeune, il intégra la Régie de distribution d'eau et d'électricité de la capitale de la Chaouia. Avec feu Mohamed Laâlej, l'ancien gouverneur de Tanger, Mohamed Abderrazak a fondé Annahda Statita, l'équipe de football de la ville.
Le destin des deux hommes se croisera, encore une fois, à la CNSS, puisque qu'en 1992, à sa nomination au poste de DG de la CNSS, Mohamed Laâlej rencontrera son ami d'enfance Mohamed Abderrazak qui occupait depuis la création de la Caisse, le poste de vice-président du Conseil d'administration. La collaboration entre les deux hommes a été exemplaire.
Son amour pour le sport, et le football plus exactement, ne l'ont jamais quitté. "Abderrazak a toujours aidé financièrement les équipes du Raja, du Wydad et Annahda Statia", dira un de ses amis.
Très jeune, Abderrazak a commencé à s'intéresser à la politique de manière générale et au Mouvement de libération nationale plus particulièrement.
La petite ville de Settat ne lui suffisait pas. Il lui fallait une métropole à la hauteur de ses ambitions. C'est ainsi qu'il se dirigea à Casablanca. Tout cela, bien avant l'Indépendance.
Abderrazak se trouvait sur tous les fronts.
Son dynamisme et son charisme aidant, il s'imposa rapidement auprès de la classe ouvrière, jusqu'à devenir, avec Mahjoub Benseddik, patron de l'UMT, l'interlocuteur premier en matière syndicale. C'est ainsi que au début des années 50, Abderrazak occupait déjà la scène ouvrière. Et sans surprise, lors du premier congrès de l'UMT, il a été élu secrétaire général adjoint de la première centrale syndicale du Maroc. Depuis cette date et jusqu'en mars 2004, les deux hommes sont restés inséparables. Le duo de choc fonctionnait à merveille ou presque. Tous ceux qui ont côtoyé Abderrazak et qui connaissent la réalité de l'UMT affirment que le numéro 2 de la centrale jouait tantôt le rôle de catalyseur à la lenteur et l'hésitation de l'action de l'UMT et tantôt celui de stabilisateur de l'empressement de Benseddik. Les deux hommes étaient complémentaires. Leur action commune pendant un demi-siècle a donné naissance à la plus importante centrale du pays.
"Souvent, les forces de gauches, l'USFP pour ne pas la citer, a tenté de phagocyter l'UMT pour utiliser sa force ouvrière dans sa lutte politique, mais Abderrazak a toujours fait pression pour que l'indépendance de la centrale soit intacte".
La politique? Abderrazak y a baigné dès le début de l'Indépendance. Il a participé aux premières élections communales organisées au Maroc, en 1963. En tant que vice-président du Conseil communal de Casablanca (présidé à l'époque par feu Maâti Bouabid), Abderrazak a laissé d'énormes traces dans sa ville d'adoption. Ses priorités étaient toujours d'ordre social. Il a participé à l'implantation de Centres de Formations, d'unités de soins et de logements sociaux. Il a même réfléchi à un projet de métro pour la métropole. "Ce projet est excellent car il aurait permis à Casablanca d'avoir un métro au moindre coût", aimait-il répéter.
Au COS-ONE, Abderrazak a régné en maître absolu pendant la création du Comité. Et c'est justement là où il tirait toute sa puissance. Chaque année, l'Office versait entre 0,5 et 1% de son chiffre d'affaires au COS. Une somme colossale qui a permis au président Abderrazak de s'imposer auprès de tous: gouvernement, partis politiques, secteur privé.
Abderrazak était capable avec un simple coup de filet de paralyser un secteur entier ou de mettre fin à une émeute ouvrière de grande envergure. Tout le monde le craignait, peut-être beaucoup plus que Mahjoub Benseddik. Les Régies d'eau et électricité ainsi que les gestionnaires délégués comme Lydec et Redal accordaient à Abderrazak une place de choix dans leurs priorités protocolaires.
A la CNSS, l'idée des polycliniques, c'est Abderrazak qui en est derrière. Treize polycliniques que la Commission d'enquête de la Chambre des conseillers a considérées comme illégales.
On dit qu'aujourd'hui Abderrazak aurait attrapé la maladie d'alzheimer. "Faux!", crie un de ses anciens compagnons. Abderrazak est bien portant et ne souffre d'aucun mal.
Comme tout homme fort, Abderrazak est souvent sévèrement critiqué. Certains l'accusent, par exemple, d'avoir mené en faillite la CNSS et dilapidé les deniers du COS-ONE. "Si tel est le cas, la justice est là pour dire son mot", conclut le compagnon de route d'Abderrazak.


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