José Manuel Albares plaide pour une relation « au plus haut niveau » entre l'Europe et le Maroc    ONU : M. Hilale élu par acclamation à la Présidence de la Commission de consolidation de la paix    André Azoulay reçoit l'ambassadeure du Kazakhstan pour approfondir la coopération bilatérale    Intempéries: Sur Hautes Instructions Royales, les FAR déploient des unités d'intervention appuyées de matériels, d'équipements et d'engins nécessaires au transport des populations touchées et à leur hébergement    Inondations : Le Comité de veille active l'aide d'urgence pour les sinistrés    Blocage du statut des professeurs agrégés : les syndicats annoncent une grève nationale    Maroc-France : le Forum parlementaire scelle un axe stratégique et réaffirme le soutien français à la souveraineté du Royaume    Le partenariat stratégique maroco-européen : du pragmatisme conjoncturel à un pari de long terme    Ksar El Kébir : une nuit d'angoisse et d'évacuation face à la montée des eaux    Transport aérien : un record de 36,4 millions de passagers en 2025    La Bourse de Casablanca démarre en baisse    Tesla lance la vente directe et son premier pop‐up store au Maroc    Déclarations de patrimoine : un dispositif mieux respecté, mais encore dépendant des relances    Rapport de la Cour des comptes 2024-2025 : l'AMO à un tournant critique    Des chiffres solides reflètent la résilience du secteur culturel en Chine en 2025    USA : Kevin Warsh nommé par Trump à la tête de la FED    Trump a demandé à Poutine d'arrêter les frappes sur Kiev "jusqu'au 1er février"    Boualem Sansal à l'Académie française : un message sans équivoque    Sécurité avant tout : le Danemark officialise l'expulsion des étrangers condamnés    Automobile: Toyota conserve sa couronne de premier constructeur mondial en 2025    Sous pression financière, l'OMS lutte pour maintenir ses priorités    L'Afrique du Sud prépare une candidature conjointe avec le Mozambique et le Lesotho pour accueillir la CAN 2028    Ligue des champions : le tirage des barrages dévoile des affiches explosives    Ligue 1 : Le Stade Rennais s'intéresse de près à Yassir Zabiri    Real Betis : Abde Ezzalzouli décisif dans la qualification directe en Ligue Europa    La sélection marocaine de voile défend ses couleurs au championnat arabe 2026    Inondations : le Comité national de veille salue les Hautes Instructions Royales    Sidi Kacem : Les équipes d'urgence et les autorités locales interviennent pour faire face aux inondations de l'oued Sebou    Enquête ouverte sur 24 personnes pour corruption et abus d'influence    Averses, fortes pluies et rafales de vent, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces du Royaume (Bulletin d'alerte)    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    À Casablanca, Afric'Artech 2026 inaugure l'ère de la création numérique africaine    Agadir: Lancement de la première plateforme de chirurgie robotique au CHU Mohammed VI    Finances publiques : Le déficit budgétaire ramené à 3,5% du PIB en 2025    Semaines du film européen : L'Europe s'affiche en haut de l'affiche    Film : «Valeur sentimentale», le Grand Prix du cœur et du silence    CAF sous pression : des sanctions symboliques pour masquer le malaise    Crise alimentaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel : la FAO alerte    Edito. Prendre soin, enfin ?    Santé : l'Institut Pasteur trace ses priorités pour 2026    Akhannouch reçoit les présidents du Parlement français    CAN 2025 : le verdict disciplinaire et les sanctions de la CAF au cœur de la polémique au Maroc    CAN Maroc 2025. plus de 6 milliards de vues sur les réseaux sociaux    Réhabilitation du site de Sijilmassa : Jet Contractors décroche un marché de 156 MDH    CASA WE ART 2025 : clôture en apothéose de la 2ème édition    Amazighe : un dictionnaire de 7.900 termes pour l'administration    Eclosion, ou l'art d'explorer l'indomptable    Témoin de mariage : une comédie contemporaine sur l'amitié, le couple et les non-dits    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Événement : PJD : seul contre tous
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 28 - 11 - 2002

L'opposition est dans une véritable impasse. À peine une soixantaine de députés et un discours qui ne peut être cohérent. La déclaration gouvernementale passera haut la main.
Difficile sera la mission de l'opposition face au gouvernement Jettou. Difficile sera sa réplique aux actions gouvernementales. Et dur sera le jeu parlementaire pour une opposition dont certaines de ses composantes légitimes sont au gouvernement.
Seul le Parti de la justice et du développement émerge du lot comme une véritable force de l'opposition, avec une quarantaine de députés. Mais il ne fera certainement pas le poids face à une majorité plus décidée que jamais à préserver sa cohésion. Même les partis d'appoint qui n'ont pas figuré dans la liste du gouvernement Jettou font tout pour se rapprocher de la majorité. Le cas du FFD et de l'UD est significatif à cet égard. Le groupe démocrate-constitutionnel tient à figurer comme le symbole d'une force libérale qui fera parler d'elle. Mais le nombre de députés le handicape fortement.
Pour le PJD, la déclaration gouvernementale est le résultat des dissonances dans la composition du Cabinet Jettou. Cela ne peut qu'avoir une incidence négative sur l'efficacité gouvernementale et le travail qu'il est appelé à accomplir. Mustapha Ramid, chef du groupe PJD au parlement, a relevé parmi les griefs, le fait que la déclaration gouvernementale n'ait pas clarifié avec suffisamment de force les mesures qu'elle comporte bien qu'elle mentionne l'attachement à l'authenticité et au patrimoine marocains, l'ouverture sur la science, et la fidélité aux référentiels, aux principes, options et constantes, en premier lieu l'Islam, la monarchie constitutionnelle et l'unité territoriale.
La "plus grande lacune" du programme gouvernemental consiste en l'absence d'indicateurs à l'aune desquels l'on puisse mesurer l'efficience de l'action du gouvernement et juger de ses résultats tels que le taux de croissance escompté, le taux de réduction du chômage, le taux d'investissement et le taux d'épargne nationale, a ajouté le chef du groupe PJD.
M. Ramid a fustigé le manque d'ouverture dans le domaine financier sur des formules de financement "non usurières" et sur les investissements mixtes avec des pays islamiques avec la mise à contribution des capacités financières des institutions bancaires islamiques, ajoutant que son groupe attendait du gouvernement des mesures concrètes pour réglementer la collecte de la Zakat et son utilisation. La déclaration gouvernementale, a-t-il poursuivi, ne donne aucune indication sur le secteur de l'enfance, la politique énergétique du pays et les rapports du gouvernement avec l'Union Européenne notamment dans le secteur de la pêche. Il en va de même pour la politique envisagée en matière de tourisme intérieur ainsi que les mesures à prendre pour conférer au tourisme extérieur un caractère qui respecte les valeurs du pays.
Dans un entretien téléphonique avec ALM, M. Ramid regrette surtout le fait que les partis politiques n'accordent plus aucune importance aux électeurs et changent de cap pour prétendre aux postes de responsabilité. « Il est anormal qu'on nous laisse seuls dans l'opposition », disait-il.
Au fait, le PJD n'est pas vraiment seul. A ses côtés, le groupe constitutionnel démocrate, regroupant les élus de l'Union constitutionnelle et du Parti national démocrate. D'ailleurs abdallâh Kadiri, secrétaire général du PND nous avait déclaré que son parti est en contact avec le PJD. Des actions communes ne sont donc pas à exclure.
La déclaration gouvernementale « ne précise pas les mesures et les mécanismes de son application en vue de réaliser les objectifs escomptés », a indiqué le président du groupe constitutionnel démocrate au sein de la Chambre des représentants, Abderrahmane Mtioui. « A l'instar des précédents discours gouvernementaux, nous n'avons pas décelé dans la déclaration gouvernementale de solution nouvelle et pratique à certains problèmes tels que le chômage et la mise à niveau de l'économie nationale ». La même approche a été adoptée par les députés de la gauche socialiste unifiée. Ils considèrent que la déclaration gouvernementale présentée par le Premier ministre devant la chambre des représentants "a ignoré la nécessité d'une réforme politique globale" comme passage obligé vers la transition démocratique et le règlement de la problématique du développement socio-économique au Maroc. Le porte-parole du GSU, M. Sbaï, a souligné que cette déclaration ne comporte pas de stratégie claire pour une approche à la question de l'emploi, indiquant que le règlement de la question du chômage nécessite l'abaissement des hauts salaires et la lutte contre la gabégie au niveau des dépenses publiques. Il est vrai que la promotion des investissements demeure tributaire de la lutte contre la corruption de l'administration et de la réforme de la justice, selon M. Sbai que la déclaration gouvernementale ne contient pas de mesures concrètes en la matière.
Cela dit, le discours de l'opposition reste prisonnier d'une situation pour le moins paradoxale. Comment la GSU peut-elle coordonner avec le PJD, lequel ne peut compter sur une collaboration à long terme du groupe constitutionnel démocrate qui, à son tour, ne porte pas dans son cœur la GSU. Les fils mêlés, pour tout résumer.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.