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L'université, terreau de la violence
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 11 - 12 - 2002

La violence des intégristes a commencé là où il ne fallait pas qu'elle tisse sa toile d'araignée venimeuse : l'université. L'UNEM dissoute, les fondamentalistes en ont profité pour établir leurs structures et instaurer leurs lois. La violence sort du campus et se répand dans la société.
D'aucuns ont été étonnés par le vote massif des islamistes lors des dernières élections. Le score du PJD a surpris plus d'un ; même si sur le terrain cette vague était palpable et aurait pu être plus vaste encore, si ce parti s'est présenté dans toutes les circonscriptions. Il est vrai que le PJD, qui se réclame d'un islamisme modéré, n'aurait pu réaliser ce score s'il n'avait pas été soutenu par d'autres mouvements islamistes plus radicaux. C'est une évidence que les fondamentalistes les plus extrémistes ont voté pour le PJD qu'ils considèrent comme le moindre mal par rapport aux partis politiques traditionnels qu'ils qualifient de forces du mal. Autrement dit, la montée des islamistes dans la société marocaine est beaucoup plus importante que le laissent croire les officiels. Elle ne date , en tous les cas ,pas d'aujourd'hui car la marée des barbus à commencé à s'infiltrer dans toutes les composantes de la société marocaine depuis le début des années quatre-vingts. À cette époque, l'attention, des pouvoirs publics était totalement concentrée sur les actions de la gauche considérée alors comme un mouvement subversif.
Après les événements de 1981, l'Union nationale des Etudiants du Maroc (UNEM) a été dissoute de facto. Les vigils ont squatté l'université et les branches qui véhiculent les idées et les idéologies telle la philosophie, la psychologie et la sociologie ont été supprimées pour être remplacées par les études théologiques (La chariaâ). La porte de l'université a été ouverte à tous les extrêmes pour qu'elle ne soit pas occupée littéralement par les islamistes radicaux. Ils ont profité de l'aubaine d'une gauche laminée par le pouvoir pour imposer leur dictat au fil des ans jusqu'à cerner toute l'université. Celle-ci fut totalement conquise par les étudiants verts au début des années quatre-vingt-dix quand les ultra radicaux, dits islamistes, ont forcé la loi pour imposer la leur. Forts de leur nombre de plus en plus croissant, ils n'ont pas hésité à assassiner deux étudiants à Fes et à Oujda après leur avoir intenté un simulacre de procès.
L'islamisme radical est devenu un Etat dans l'Etat de la plupart des universités du Royaume. La violence a pris le dessus sur les idées pour que l'université devienne un champ de bataille. 'L'utilisation des armes blanches a fait beaucoup de blessés aussi bien au sein des étudiants, des professeurs que des vigils à Oujda, fès, Mohammedia, Casablanca et partout ailleurs. L'Etat a démissionné de l'université, le pouvoir est pris par l'obscurantisme qui fait semer la terreur.
Les étudiants et les étudiantes paniquent et angoissent face à la passivité, voire la peur des dirigeants de l'université de ces barbus qui ne reculent devant rien surtout qu'ils se sont emparés de toutes les structures de ce qui reste de l'UNEM. Les étudiants les plus branchés sont acculés à porter la barbe malgré eux pour ne pas subir un procès et risquer leur vie devant les tribunaux des fous. Les étudiantes n'ont qu'une seule alternative soit porter le voile, soit subir la foudre des extrémistes, soit abandonner leurs études. Beaucoup d'entre elles ont choisi le voile par une conviction...forcée et par peur en attendant des jours meilleurs. Il a fallu longtemps pour que la loi de l'Etat reprenne ses droits à l'université afin que les auteurs de ces violences soient déférés devant la justice. Mais les étudiants persécutés par l'intégrisme des couteaux et des gourdins ne se sont pas sortis pour autant de l'auberge de la violence. D'autant plus que les procès intentés à des gens coupables d'agressions physiques aggravées ont connu des sentences très clémentes avec des peines qui ont été réduites par la suite.
Décidément la loi ne s'applique pas de la même façon chez nous pour chacun des citoyens surtout lorsque, devant le tribunal, la foule des barbus fait impression. Depuis, le campus est devenu trop exigu pour la prêche de la violence chez les fanatiques d'une religion pourtant tolérante, pacifiste et évolutive.
Les barbus, encouragés par la passivité qui croit que cela n'arrive qu'aux autres, sont sortis dans la rue pour guetter leurs appâts. Comme ils aiment bien les femmes... ils ont commencé à s'acharner sur elles pour les obliger à porter le voile. La manière : une rue et une arme. Les cas sont multiples, mais personne n'a été arrêté puisque les coupables disparaissent dans la nature de la passivité inhumaine des citoyens. Leur passif ne sera encore que plus lourd si les pouvoirs publics ne mettent pas un terme à la violence contre les femmes non voilées.


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