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L'effet de la diplomatie des catastrophes
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 17 - 12 - 2002

Des gestes de solidarité envers le Maroc, suite aux inondations et à l'incendie de la Samir, aux rumeurs de médiation française entre les deux pays maghrébins, les pronostics sur la possibilité d'un dégel dans les relations maroco-algériennes vont bon train. Des impératifs d'intégration régionale et de mise à niveau de la sous-région rendent indispensable de dynamiser l'axe Rabat-Alger.
La solidarité dans le malheur peut-elle réussir là où la diplomatie a montré parfois ses limites ? En termes clairs, les actes de solidarité sont-ils susceptibles de rapprocher des pays entretenant jusqu'ici des relations conflictuelles ou froides ? L'initiative royale au profit des pêcheurs de la Galice en Espagne (voir ALM 281) est à cet effet un exemple significatif. Sans nier le travail inlassable des politiques pour normaliser les relations entre les deux parties, force est de constater que le geste du souverain, par son caractère altruiste et symbolique, a permis tout d'un coup d'opérer une grande éclaircie dans le ciel nuageux des rapports maroco-espagnols.
Deux pays voisins, le Maroc et l'Algérie, ont appris depuis quelque temps à se solidariser dans les catastrophes naturelles qui frappent leurs populations respectives. Après avoir bénéficié de l'aide du Royaume, par le biais de la fondation Mohammed V, lors des inondations qui ont touché Alger il y a une année environ, les autorités algériennes n'ont pas mégoté leur assistance aux Marocains suite à l'incendie de la Samir du 25 novembre par l'envoi de plusieurs milliers de bouteilles de gaz butane…
Décidément, les épreuves rapprochent les deux pays.
Par ailleurs, S.M. le roi Mohammed VI a eu, vendredi dernier, un entretien téléphonique avec le président Abdelaziz Bouteflika au sujet des inondations qui ont frappé récemment le Maroc. Le même jour, le Premier ministre algérien Ali Benflis a reçu l'ambassadeur du Maroc à Alger pour aborder ensemble la question de la solidarité entre les deux pays.
Peut-être que ces gestes désintéressés, qui privilégient la fraternité entre les peuples, finiront par vaincre les malentendus politiques et transcender les conflits. En tout cas, en s'adossant sur le concret et en se nourrissant d'humanité, une telle démarche, que l'on pourrait qualifier de diplomatie solidaire, vaut mille discours…
Il faut que cette main tendue occasionnelle, qui vient rappeler que le Maroc et l'Algérie ont tout pour travailler ensemble au lieu de se tourner le dos, puisse se transformer en coopération permanente. Et ce n'est pas les domaines de partenariat économique qui manquent où les deux parties ont la possibilité d'être complémentaires.
Si la coopération entre Alger et Rabat est effective dans la lutte contre le terrorisme dans la mesure où les responsables marocains ont interdit dans le milieu des années 90 aux dirigeants du FIS dissous de s'implanter au Maroc, la crise politique qui empoisonne depuis plusieurs années les relations bilatérales a empêché jusqu'ici toutes les tentatives de rapprochement économique. Au centre de la tension maroco-algérienne, le problème du Sahara marocain qu'Alger entretient par son soutien au Polisario. Cette situation a débouché sur la fermeture en 1994 des frontières terrestres et retardé la construction de l'Union du Maghreb arabe (UMA) où les deux pays ont vocation à former un couple à l'image du duo franco-allemand au sein de l'Union européenne. À y regarder de plus près, tout se passe comme si l'attachement des responsables algériens aux thèses de la bande à Abdelaziz contre l'intégrité territoriale du Maroc était plus important à leurs yeux que la normalisation des relations de leurs pays avec leur voisin et l'édification d'un espace de coopération régional.
Certains officiels algériens soutiennent que l'affaire du Sahara est soluble dans le partenariat économique. Autrement dit, lier le destin commun des deux parties par la communauté des affaires, indépendamment du dossier de l'intégrité territoriale du Royaume. Mais peut-on objectivement être un partenaire fiable en matière économique et commercial tout en étant en même temps un adversaire politique qui a des visées sur le territoire de son associé ?
Au mieux, une telle assertion relève de l'ambivalence, au pis de la schizophrénie… Cela nous renseigne, en tout cas, sur la politique algéro-algérienne : qui dispose du vrai pouvoir en Algérie ? Le gouvernement et le président Bouteflika ou l'armée des généraux ?
Cette assertion pourrait être en fait l'expression d'un partage des rôles relevant du non-dit : les responsables civils ont toute latitude de pousser vers la normalisation économique. Quant à l'affaire du Sahara, pas touche. C'est un domaine réservé de l'armée.
Une chose est sûre : Pour aplanir les problèmes et clarifier les positions de manière claire et franche, les deux parties ont besoin de se réunir autour d'une table de négociation sous forme d'un sommet officiel entre les protagonistes. Ce serait la rencontre de la vérité…


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