Bourse : le MASI entame mars sur une baisse marquée    Le dirham quasi-stable face à l'euro du 26 février au 4 mars    Libéralisation du capital des officines : le ministère de la Santé calme la colère des pharmaciens    Mondial 2030 : la droite espagnole tente de provoquer le Maroc    Le Maroc condamne les frappes de drones iraniennes contre l'Azerbaïdjan    Appel à une enquête internationale après la mort de Marocains par l'armée algérienne    La fascinante historia de los dátiles Mejhoul de Marruecos hacia la dominación mundial    Botola : Résultats et suite du programme de la 15e journée    Coopération territoriale : Karima Benyaich s'entretient avec le maire de Malaga    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    L'Ethiopie inaugure le premier commissariat de police « intelligent » d'Afrique    L'ambassadrice de Chine participe à une campagne solidaire au profit des habitants de Merchouch, dans la province de Khémisset    Carburants. Appelle à la vigilance face à la flambée mondiale    Le Maroc réaffirme son soutien à la sécurité du Golfe et condamne les attaques iraniennes... Un entretien entre Bourita et le secrétaire général du CCG illustre la solidité du partenariat stratégique    Cinco jóvenes internacionales nacidos en los Países Bajos eligen vestir la camiseta de Marruecos.    Un imam tué lors de la prière de l'aube à Driouch par une personne souffrant de troubles mentaux    Emirats arabes unis: 9 missiles balistiques et 109 drones interceptés et détruits    Bourse de Casablanca : la croissance s'installe, l'investissement repart    João Sacramento, un disciple de Mourinho au service des Lions de l'Atlas    Entretien téléphonique entre Nasser Bourita et Serguei Lavrov    Maroc-Espagne : Suspension des liaisons maritimes entre Tarifa et Tanger en raison des intempéries    La guerre au MO déclarée "crise humanitaire majeure" par le HCR    Trump exclut tout accord avec l'Iran sans « capitulation inconditionnelle »    Alerte "Coachs dormants" !    Maryame El Moutamid : L'astrophysicienne marocaine qui veut mener une mission spatiale autour de Saturne    Inondations : 15.000 familles bénéficient des aides financières directes    Football : Mohamed Ouahbi prend les rênes des Lions de l'Atlas    CAN féminine 2026 : nouvelles dates annoncées par la CAF    Le Grand Prix Hassan II célèbre ses 40 ans à Marrakech et mise sur la nouvelle génération marocaine    Burundi : Un plan pour rapatrier 100.000 réfugiés    Le réseau de coffee shops Dahab passe sous le contrôle de One Retail    Mazagan Beach & Golf Resort enchaîne les distinctions internationales    Mohamed Ouahbi à la tête des Lions de l'Atlas avec João Sacramento comme adjoint    Andrés Iniesta proche de rejoindre la direction technique des Lions de l'Atlas    Mohamed Ouahbi, de l'épopée mondiale U20 au banc des Lions de l'Atlas    Alerte météo : vague de froid, pluies et chutes de neige, de jeudi à dimanche    Pékin accueille l'ouverture de la quatrième session de l'organe législatif suprême de la Chine    Enlèvement d'enfants : L'Intérieur dément les fausses informations relayées sur Internet    « Rass Jbel » : quand la légende de « Al Hayba » prend racine au Maroc    Comediablanca revient à Casablanca après une tournée internationale remarquée    Sahara : L'heure de vérité pour une MINURSO en sursis    L'armée US prévoit une domination « totale et absolue » du ciel iranien    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    « On Marche » 2026 : à Marrakech, la danse contemporaine au souffle du Ramadan    Loubna Jaouhari signe son premier stand-up le 8 mars 2026 au théâtre Diwan de Casablanca    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Laabi : La formation est nécessaire
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 02 - 2005

«De l'art féminin au féminin dans l'œuvre» est le titre de la conférence qui sera animée par l'artiste-peintre Rim Laabi, ce soir jeudi 10 février, à l'espace Actua d'Attijariwafa bank. Entretien.
Aujourd'hui Le Maroc : En tant qu'artiste- peintre femme, croyez vous qu'il y a une différence entre l'art féminin et l'art masculin ?
Rim Laabi : Vous savez, ce thème de la création plastique et les femmes m'avait intriguée au départ. Mais il m'aurait encore plus intriguée s'il s'agissait de la création plastique contemporaine des femmes. Moi, je ne pense pas qu'il existe une différence entre l'art féminin et l'art masculin. Je ne crois pas que le sexe de l'artiste prédétermine son art. Par ailleurs, ce thème est très pertinent, puisque ça nous pousse à nous pencher sur les différentes acceptions du terme féminin.
Moi, je préfère prendre en considération le travail des femmes dans toute sa richesse et non pas comme différence. C'est pour cette raison que mon intervention va s'attarder sur le féminin à l'œuvre. Cette notion de féminin n'est pas propre à la femme, on peut la retrouver chez l'artiste homme aussi, puisque nous vivons dans un univers fait d'hommes et de femmes. Dans mon intervention, j'aborderais le thème de la création plastique contemporaine des femmes pour dire qu'elle n'existe pas. Il y a plutôt un féminin dans l'œuvre. Ce féminin dans l'œuvre n'est pas uniquement l'apanage des femmes uniquement.
Il ne faut guère omettre le fait que l'homme possède une part de féminité en lui. Le thème aurait posé problème si on avait par exemple dans l'intitulé : «L'art contemporain des femmes». Mais là il s'agit de la création plastique et les femmes. La conjonction «et» est très importante.
Mais ne pensez-vous pas, comme certains, que nous vivons dans une société qui marginalise les femmes et que cela se répercute même sur l'art ?
Oui certainement, nous vivons dans une société patriarcale et il y a certainement une certaine attitude qui est fausse. Certaines attitudes machistes peuvent pousser à créer un climat de discrimination. Tout ce climat donne lieu à des attitudes qui sont fausses et à une vision complètement erronée. On réduit souvent l'art féminin au décoratif, comme si la femme ne pouvait réaliser que des œuvres qui sont juste manuels et qui ne nécessitent pas un effort intellectuel. Souvent, il y a des préjugés de ce genre.
Mais à votre avis, à quoi cela est-il dû ?
Je pense qu'il y a un manque de visibilité, rien n'est clair. Nous vivons dans un pays en voie de développement et il y a forcément le poids d'une société machiste et répressive qui perçoit la femme comme un être faible. Pour ce qui est de la création de l'artiste femme, c'est elle qui doit d'entrecroiser avec la création contemporaine et non le contraire. Mais par ailleurs, on trouve des femmes qui vont revendiquer l'art des femmes. C'est comme si c'était un droit qu'elle se disputait et qui doit leur revenir. C'est une attitude féministe. Mais il y a d'autres paramètres qui interviennent dans cette question concernant la création et les femmes. Mis à part la mentalité, il y a également la question de l'ignorance et de la nécessité de la formation.
Justement, quel est selon vous le rôle de la formation pour un artiste ?
La formation est très importante pour un artiste qu'il soit homme ou femme. En ce qui me concerne, j'ai fais des études en France et j'ai obtenu un doctorat en arts plastiques et sciences de l'art. Ce sont mes études qui m'ont permis d'avancer dans mes recherches et de réfléchir à ma création. Je ne peux pas faire de création si elle n'est pas accompagnée de réflexions.
Mais il existent certains peintres qui ne débattent pas leurs œuvres. Croyez-vous que l'artiste peut ne pas réfléchir sur son œuvre ?
Je pense que pour qu'un artiste puisse avancer dans son œuvre, il faudrait qu'il la discute et qu'il la remette en question. Mais il y a des artistes qui préfèrent que leurs œuvres soient discutées par d'autres, des critiques d'art par exemple. Les études permettent d'avoir cette attitude là, de démontrer et de réfléchir. Ce qui m'intéresse en gros, c'est de faire, défaire et refaire.
Ces études m'ont appris à continuer à apprendre. Cependant, l'essentiel, ce n'est pas de faire des études à l'étranger, on n'est pas obligé. Mais
ceci dit, on peut s'auto-former soi-même. La formation nourrit la création artistique et la nourrit.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.