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Le Maroc appelé à accélérer le rythme
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 02 - 03 - 2005

Intervenue moins d'une semaine après la tournée d'un haut représentant de la Banque Mondiale au Maroc, la visite du directeur général du FMI a soulevé de nombreuses spéculations.
Rodrigo Rato a écarté l'idée de tout «programme d'ajustement structurel» pour le Maroc. Le directeur général du FMI a tenu une conférence de presse, lundi 28 février, à la fin de sa visite du Royaume, première étape pour un périple qui le mènera en Algérie et en Tunisie. «Il n'est pas question d'un ajustement structurel, les défis sont autres!», a-t-il affirmé peu après une série de rencontres avec SAR le Prince Moulay Rachid, le Premier ministre, Driss Jettou, et le ministre de l'Economie et des Finances, Fathallah Oualalou.
D'autres rencontres ont eu lieu entre M. De Rato et diverses personnalités comme le gouverneur de Bank Al-Maghrib, les présidents des commissions financières au Parlement et quelques représentants de la société civile.
Très encouragé d'après ses dires sur le travail réalisé par le Maroc pour intégrer l'économie mondiale, le directeur général du FMI appelle les autorités du pays à accélérer les réformes structurelles en vue d'accroître la productivité, les investissements privés et pour tirer profit des avantages de l'intégration commerciale.
La dimension sociale des réformes engagées par le Maroc n'échappe pas au patron du FMI qui a exprimé sa satisfaction sur le nouveau Code de la famille, le Code du travail et les réformes visant à réduire les disparités sociales et régionales.
L'ouverture de l'économie du pays a été saluée aussi par M. De Rato aux yeux desquels, l'accord d'association avec l'Union Européenne et les accords de libre-échange avec les Etats-Unis constituent des opportunités d'exportation et d'investissement pour l'économie marocaine. Les souhaits du FMI vont vers la poursuite de la libéralisation des échanges avec de nouvelles réductions des tarifs multilatéraux, une simplification et une harmonisation du régime commercial, etc. De même, le directeur général du FMI pense que l'intégration du Maghreb est indispensable pour créer un grand marché capable de mieux attirer les investissements privés.
Si le ton est donné pour l'accélération des réformes et des investissements à caractère social, il n'est pas question pour autant d'abandonner la politique budgétaire prudente adoptée ces dernières années pour réduire la dette publique et le déficit budgétaire. Les avancées sont possibles, selon M. De Rato, dans l'élargissement de la base imposable, la réduction du nombre et du niveau des taux d'imposition, la réduction des exonérations et l'amélioration du fonctionnement de l'administration.
De ce point de presse tenu au terme d'une journée marathon, il ressort que les remarques du FMI envers l'économie marocaine ont évolué par rapport aux années 80. «Il faut désormais, a précisé le président du FMI, entamer des réformes pour que les politiques sociales aient plus d'efficacité». Après la maîtrise de la stabilité macro-économique, l'heure est venue de faire de telle sorte que ces réformes puissent être mieux ressenties par les populations grâce à d'avantage de travail et d'opportunités d'investissements, a déclaré M. Rato.
Des injonctions que beaucoup d'observateurs ont traduit par la mise en place d'un PAS II, sorte de «politique d'ajustement sectoriel», orientée vers des secteurs sociaux. La santé, l'éducation, l'eau et le transport figurent en effet parmi les priorités définies sur la période 2005-2009.
«Il faut faire du Maroc non seulement une macro-économie stable, mais une économie qui réduit la pauvreté», a précisé le président du FMI.
Aux yeux de l'institution monétaire internationale, la croissance économique au Maroc reste insuffisante pour réduire le chômage et la pauvreté. En 2004, ce ratio s'est établi, selon les déclarations de M. Oualalou, à 3,5%, en repli par rapport aux 5,2% enregistrés en 2003, précise l'argentier du Royaume, satisfait des résultats économiques enregistrés. Cette tendance marquée par une moyenne de croissance de 4,6% sur la période 2001-2004 s'explique par l'amélioration de la production agricole et l'évolution enregistrée dans l'industrie manufacturière, le secteur du BTP, l'énergie et les mines.


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