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Bush : Dernière sommation avant le déluge de feu
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 19 - 03 - 2003

En lançant un ultimatum de façade lundi soir au régime irakien, le président américain a jeté son pays et ses alliés sur le chemin d'une guerre aux conséquences inestimables. L'imminence de ce conflit désapprouvé par la quasi-totalité de la planète a mis fin à la légalité internationale incarnée par l'ONU. Elle a en plus provoqué de graves crises politiques en Espagne, au Royaume-Uni et bouleversé l'échiquier international. Le désastre ne fait que commencer.
La deuxième guerre du Golfe aura lieu. George W. Bush en a décidé ainsi. Soutenu jusqu'au bout par le Premier ministre britannique Tony Blair et son homologue espagnol José Maria Aznar, le président des Etats-Unis, passant outre l'aval de l'ONU, part en croisade contre l'Irak et son peuple. La messe a été dite après que les ambassadeurs américain, britannique et espagnol à l'ONU, ont annoncé, lundi 17 mars, que Washington, Londres et Madrid avaient retiré leur projet de deuxième résolution visant à autoriser le recours à la force contre l'Irak. Le camp de la guerre a décrété ainsi la fin de la diplomatie dans le règlement de la crise irakienne en même temps que celle de l'ONU. Le camp de la paix, emmené par la France de Jacques Chirac, aura bataillé sans relâche pour faire entendre raison aux va-t-en-guerre, en vain.
Lors de son discours à la nation américaine, le même jour dans la soirée, le président américain s'est évertué sur un ton serein mais déterminé, à justifier l'injustifiable, le déclenchement des hostilités contre le régime irakien qu'il a diabolisé à l'excès. “ Nous agissons maintenant car les risques de l'inaction, a expliqué M. Bush, seraient bien plus importants. Dans un an ou cinq ans, le pouvoir de l'Irak à infliger des dommages à des nations libres serait plusieurs fois multiplié“. Tout à son entreprise laborieuse de persuasion massive, il a souligné que “ le Conseil de sécurité des Nations unies a failli à ses responsabilités et nous allons donc nous saisir des nôtres“. L'ONU défiée et bafouée, reléguée à un “machin“ sans intérêt tant qu'elle ne sert pas les intérêts de la puissance américaine. Sûr de son fait, l'orateur a ajouté que “ les Etats-Unis ont l'autorité souveraine d'utiliser la force pour assurer leur propre sécurité nationale”. L'agresseur qui se pose en victime potentielle d'un imaginaire “ conflit mortel” que “ Saddam Husseïn et ses alliés terroristes pourraient choisir de mener au moment où ils seraient plus forts”. C'est ce qui justifie aux yeux de l'administration américaine ce qu'elle a baptisé une “guerre préventive” pour sauver le monde de la barbarie.
“Saddam Husseïn et ses fils doivent quitter l'Irak dans les 48 heures. Leur refus de le faire aboutirait à un conflit militaire qui débutera au moment que nous choisirons”. Le président américain a lancé cet ultimatum sachant que Saddam, têtu qu'il est, ne cède pas à ce genre de chantage. Le même scénario de la Première Guerre du Golfe lorsque le président irakien ayant envahi le Koweït s'est vu prier au terme d'un ballet diplomatique incessant de retirer ses troupes de ce pays. Saddam opposera un “niet” catégorique à ses interlocuteurs. Ce qui a conduit à l'intervention américaine.
L'affaire donc est entendue. Les Irakiens sont en train de vivre leurs derniers moments de paix avant de subir la puissance de feu d'une Amérique de plus en plus arrogante. Même si George Bush a décidé unanimement et résolument de massacrer le peuple irakien, il n'en reste pas moins à ses yeux un peuple qui “mérite et est capable de liberté humaine et que, lorsque le dictateur sera parti, il pourra donner l'exemple à tout le Moyen-Orient d'une nation importante, pacifique et démocratique“. Sans sourciller et plus cynique que jamais, le locataire de la Maison blanche continue de brosser à une population déjà meurtrie par plus d'une décennie d'embargo un avenir aux couleurs de l'espoir : “Le tyran sera bientôt parti. Le jour de votre libération est proche”. Promesse de Bush junior le sauveur : sous les bombes, la prospérité et le bonheur. Des lendemains qui chantent et qui changent… Les Palestiniens, eux, n'ont pas eu cette chance inespérée avec l'artillerie lourde israélienne qu'ils subissent dans leur chair et leur âme depuis plus de 50 ans avec la bénédiction américaine.
L'Irak n'est pas la Palestine. George Bush se permet de lancer cet avertissement aux soldats irakiens et aux personnels civils : ne détruisez pas les puits de pétrole, une source de richesse qui appartient au peuple irakien. L'or noir ! Voilà qui intéresse Bush et son administration composée en grande partie du lobby du pétrole. “ N'obéissez pas aux ordres d'utiliser des armes de destruction massive contre quiconque, y compris le peuple irakien. Les crimes de guerre seront poursuivis”. Et les GI's, ils seront coupables de quoi en attaquant l'Irak et sa population ? Certainement de recours aux armes de construction (démocratique) massive ! George Bush promet un monde meilleur là où il ne va semer que douleur et désolation. Dans l'esprit cow-boy de Bush, cela a un nom : la guerre pacifique !


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