CAF/CAN 2025 : l'ambassade du Maroc à Dakar appelle à la retenue    Le PAM critique l'aide exceptionnelle aux transporteurs : « Chaque décision doit profiter au citoyen »    Jeunes : le Maroc organise le Forum sur l'impact des réseaux sociaux    Reconstruction d'Al Haouz : les derniers chiffres    Hausse des prix des carburants : Le PJD pointe une «défaillance» du gouvernement    Jeunes marocains et Parlement : un sondage révèle un fossé avec les partis politiques    Enfant enlevé et torturé à Tindouf: des ONG saisissent le Conseil des droits de l'homme    Bourse de Casablanca : ouverture dans le vert    Crédit bancaire : un encours de 5,3% en janvier 2026    Crise au Moyen-Orient : le Maroc, arche de résilience dans un Moyen-Orient en flammes    Présence bancaire marocaine en Europe : Jouahri confiant après l'accord avec la France    Guerre en Iran : Le Wali de Bank Al-Maghrib confiant quant à la résilience de l'économie marocaine    Industrie automobile : comment le Maroc mène la bataille face à la règle du "Made in Europe"    Marsa Maroc: Le RNPG bondit de 25% à 1,59 MMDH    Hausse de 6,1 % de la consommation d'électricité en Chine au début de 2026    Alboran Sea: A 4.9 magnitude earthquake felt in Morocco    L'armée espagnole renforce sa présence à Ceuta pour se préparer aux «menaces» marocaines    CAN 2025 : Après le retrait du titre, le Sénégal accuse la CAF de corruption    Guerre contre l'Iran : Israël décapite l'appareil sécuritaire, l'Otan refuse de suivre Washington    Denis Sassou Nguesso réélu président du Congo-Brazzaville pour un nouveau quinquennat    Guerre au MO : l'OTAN déploie un nouveau bouclier antiaérien Patriot en Turquie    CAN 2025 : le Sénégal porte l'affaire devant le TAS après la victoire du Maroc sur tapis vert    Le Marocain Rami Lougmani signe son premier contrat professionnel avec Anderlecht    Secrétaire général de la FSF : «La Coupe de la CAN 2025 ne quittera pas le pays»    Finale de la CAN 2025: Une célébration d'une justice enfin rendue    CAN 2025 : Le sacre historique du Maroc salué par la presse mondiale    Alerte météo : averses orageuses et fortes rafales de vent mercredi et jeudi    After AFCON title ruling, Senegalese government calls for corruption probe into CAF    Secretario general de la FSF: «La Copa de la CAN 2025 no saldrá del país»    Spain steps up military presence in Ceuta for potential «threats» from Morocco    G100 : la directrice du CNRST nommée Morocco Country Chair pour le pôle Universités et Thought Leadership    Les températures attendues ce mercredi 18 mars 2026    Le temps qu'il fera ce mercredi 18 mars 2026    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    Le Chef du gouvernement préside la réunion de la Commission interministérielle chargée du déploiement du programme de reconstruction et d'aménagement des zones sinistrées par le séisme d'Al Haouz    De la Panenka ratée au titre : le destin irréel de Brahim Diaz avec le Maroc    Les défenses saoudiennes détruisent des drones iraniens    Sénat américain. Le Polisario organisation terroriste à la solde des mollahs d'Iran    Youssef Hajji nommé deuxième entraîneur adjoint de Mohamed Ouahbi    Neil El Aynaoui victime d'un violent home-jacking en pleine nuit    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    Crescendo N'The Kasbah Groove Machine célèbre la musique marocaine en famille    "Bnat Lalla Mennana 3" remet la Hadra chefchaounia sous les projecteurs    Alerte météo. Averses orageuses et chutes de neige mardi et mercredi    KESSA dévoile ses 30 lauréats pour sa première édition    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    DS automobiles lance le « DS Café culturel » à Casablanca    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Une révolution de velours ?
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 11 - 2003

Géorgie. L'opposition est en passe de réussir une révolution de velours contre le président chancelant Edouard Chevardnadzé, qui dénonce un « coup d'Etat » après avoir été chassé du parlement par une foule en délire.
Pour le leader de l'opposition, Mikhaïl Saakachvili, il est cependant « trop tôt pour fêter la victoire. Il faut encore, par voie pacifique, faire démissionner le pouvoir ».
« Nous occuperons les bâtiments administratifs, le Parlement et la Présidence, et nous les protègerons », a-t-il ajouté, en appelant ses partisans dans les régions à faire de même avec les bâtiments administratifs locaux.
Il a aussi demandé aux ministres de venir s'entretenir avec Nino Bourdjanadze, présidente du Parlement sortant que l'opposition a désignée pour assurer l'intérim de la présidence d'ici de prochaines élections législative et présidentielle. « Tant que la situation n'est pas éclaircie, j'assure, conformément à la constitution, la direction du pays », a-t-elle confirmé.
Edouard Chevardnadze , chassé du parlement par la foule alors que venait de s'ouvrir la première session de l'assemblée nationale sortie des élections législatives contestées du 2 novembre, a assuré qu'il ne démissionnerait pas et a décrété l ‘état d'urgence.
« Nous punirons tous les criminels, nous arrêterons ceux qui ont violé la loi. Je décrète maintenant l'état d'urgence, nous devons remettre de l'ordre dans le pays », a-t-il déclaré, s'exprimant dans une résidence, située à trois kilomètres de la capitale, alors que le centre-ville est aux mains des manifestants : «Un coup d'Etat a été commis en Géorgie», a affirmé la Présidence dans un communiqué, semblant reconnaître que le pouvoir a changé de main.
La Géorgie est désormais plongée dans une crise profonde, personne ne pouvant encore anticiper l'évolution de la situation. Le ministre russe des Affaires étrangères est sur place pour tenter de dénouer la crise sans effusions de sang.
La position de Chevardnadze, devenue de plus en plus chancelante au fur et à mesure des protestations de l'opposition et manifestations quotidiennes, contre les résultats des élections législatives, avait été encore fragilisée le week-end par le lâchage de son allié américain dénonçant les fraudes massives qui ont marqué le scrutin.
Le grand frères russe a assuré que ses troupes, basées dans l'ex-république soviétique, n'interviendront pas dans la crise. Outre, la question de savoir à quel point Chevardnadze conserve le contrôle de la police et de l'armée, une inconnue demeure : l'attitude du puissant leader régional de l'Adjarie, un territoire autonome de l'Ouest de Géorgie, Aslan Abachidzé, qui a fait alliance avec Chevardnadze et qui dispose de ses propres forces armées. Mais pour d'autres, la solution est toute trouvée, ils demandent à Chevardnadze de choisir : « partir comme de Gaulle ou comme Milosevic ». Mais le président Géorgien ne semble pas prêt à céder et compte finir à tout prix son mandat qui court jusqu'en 2005. Surtout que, tous les ténors de l'opposition viennent de « la même famille politique » que Chevardnadze lui-même.
Il semble compter beaucoup sur Alsan Abachidze, le chef pro-russe de l'Adjarie, qui dirige depuis le début des années 90 sa république d'une main de fer et qui a multiplié les contacts à l'étranger, en Azerbaïdjan, en Arménie puis à Moscou. Abachidze, ancien rival de Chevardnadze devenu son allié par la suite, focalise toutes les réserves des opposants.
Les craintes du clan du président chancelant ne s'arrêtent pas en si bon chemin. Ses partisans accusent en effet l'ambassadeur américain, Richard Miles, un diplomate chevronné, d'être venu en Géorgie pour organiser la chute de Chevardnadze. L'ambassadeur, également impliqué dans les affaires politique et énergétique lors de ses postes précédents en Azerbaïdjan, en ex-Yougoslavie et en Bulgarie, est qualifié de «spécialiste de l'imprévisible». Richard Miles applique en Géorgie la méthode qui était déjà la sienne en Yougoslavie : financer les étudiants et les médias. «À l'instar du précédent yougoslave, les brigades étudiantes de la Kmara et la chaîne de télévision indépendante Roustavi-2, fondée par l'argent de George Soros, forment la principale force de frappe de l'opposition», relèvent des analystes. Ils vont jusqu'à soutenir que l'origine de la crise géorgienne remonte à la signature d'un accord de coopération entre Tbilissi et Gazprom, particulièrement désavantageux pour le projet américain de gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.